‹ L'Irlande sociale, politique et religieuse (volume 5)Chapitre 41 sur 83 · SECTION PREMIERE · texte numérisé non relu

SECTION PREMIERE

Ce qu'il faut faire pour abolir les privUéges politiques de raristocratie. — * Nécessité de centraliser.

Pour détruire le pouvoir politique de l'aristocratie,^ il faudrait lui ôter l'appUcation quotidienne des lois , comme on l'a privée précédemment du

ïBd DES REMÈbES iff M&t.-^iBÔLlk t'iRISTOCBATIE.

poVbrùit âë les fïtir^. Il fàudi^dif^ pài côilséqueùt, ruiner dé fdàd en ciHàhVê le kfàtëiné administratif éi jtidiëiaii^ (jtii tepoié âur TliistitUtion Sèà jiigeé dé paix et Èùt rdl-gafaiâatiôfi dëâ gfatids jtti^â; tels qa'ilè sëiii ctM^titdêâ àiijdUfd'hùi. Et d'abord, pout eiê' cÛlèF cët:ie dèstriidtibH, H fôUdf ait éëhtraUsèr lé

S'il ë^, ëd gêbêràl, diffidUèdè ËdddèVdli- toute fôdââiiod d*dii gbdVèrÀemënt fiiddireàù, ésink Ik âe^ cotif^ d'diië àdtdiiié ëéiitfàlé ^dl commence pàf àêMiié U réginie eil^iàdt ; l'assistance de '6é pbuvW mtiihàl Semble àmàdi iiidi^t^ëiîsâblë loi-sqùe, avant d'édifier une société nouvelle, il y a une iiHàto^ erâlië â têhyëééët. QUèl md^eti, èll ë^fet, d'âttëltidre cèHê iUtiltitttaé iHfiiiié dé pëtiéës pdissàùceë éparseâ ^ êf Ifi iù¥ \ê àtiïî toUte& des eiistëticëè Ibeâlt^, tddteâ 6ëg ilifidëddëi IddiViduellës prô^tëà 4 l'ariatddfat!ë,-âi ce ïi'ë^tën cotibéntràM tddte k fbh:é iriiMi(|d6 ^if m mil pôlni, dntpHA on abatte tdtiiès m^ttihdi^ âeUdkfnflêëâ et VoHtkà M suiiéribKt^ rebelles? . ,

Dans les pays où existe la meilleure aristocratie , le iffSS esfif fal qui s'étend sur elle pour k frapper

est, en général, agréable au plus grand nombre. C'est assez dire combien serait populaire en Irlande une centralisation puissante établie pour la ruiqe d'une aristocratie détestée, et contre laquelle la haine politique'se ednfonddans la haiiie religieuse. Plus on considère l'état de l'Irlande j et plus il sétHïi\ê Ijti^à wm prendre un gouyernemént centhal fyHëiHéht tâbmïMê serait ^ dti inoins poui- {{uelque tébftt) W tûéïÈSlÊt l|tlfe puiise avoir ce pajs; Une

TAOISIÈME PARTIE, CHAP. IV, SECT. I. t83

niauvaise arïstocratie existe , qu'il «st urgent dé détruire. Mais à qui remettre le pouvoir (Ju*ori Va tetirer de ses tnains ? — Atix classes moyenttë^ ? -— Elîfefe lie foiit que de naître eii Irliande. L'dVehît lëtir àjppaN tient; mails ne comproméUrdnt-ellëâ pas cet âvehii*, si la chargé de mener lia société éist coiiÔée àèk aujourd'hui à leurs maihs inhabiles et à léilrs Violëitit'és passions?

Telle est aujourd'hui feii Irlahdë la Situation dès paHis, que Ton he peut bb tenir quekfiië juétifcé tfefe jJoUVoîrs p6lili(Jues , si bti lés laissé à l'arifetocfatië ]^otéstanté, et que l'oii ne sâtlMit guère eh éS[Jérëf davantage, si an leë dotihé aùsisitÔt à h. clà^hé moyenne icatholique qui s'élève.

Ce qu'il faudrait à l'Irlande , ce sék^aît hhe adttinistratiôn forte ^ supérieure aux partis , h l'ouibre de laquelle lès classes mojreniiës ^Ussëht grandir , Se développer et ^'instruire , péhdant tjufe l'ài^istbfcràHfe croulerait et qtie ses derniers Véstigéâ dià^Jàtàîtrâiétit

U y à là Une gt^afide oeuvre à àccomplii*, 6t dbiîl là tâché s'offre au gouvernénient anglais.

Lorsque j'iiidique la ceiltralisatioii coihfiàe fnôyîéil dé réformer en Mahdë là sbëiété politique , J'ai hâte d'expliquer SUh ce point ma ^ëtisêè tbui: èntîeW.

Je suis bierl loin, àssui^éihëht , dé â5nsidêi'éi» comme salutaire en lui-tuétiië lé jirincij[)e dbsôlU àfè. toute cerïtrâHsatioh. Il est tel gdilVërhëiiieht cëhtifâl qui me paraîtrait, mille fois pire que l'aristocrklië elife-niême. Lé Vifefe JiHncipàl de cëUë^êi ëfet dé i-ëstWihdre , pai- le pàtrdhâge, lé iibi!ttb?ë Uëi èXifetëliëék ilidîvlduellëfej mais ûh JJoutdir «iëhff^l, UnîqUë, qiiî feit tout et dirige îbiil , «é éittiîhtie p^i

l84 DES REMÈDES AU MAL. AÏOLIlEl L'ABaSTOCRATIE.

seulement la vie politique des citoyens, il l'anéantit.

Ce pouvoir ne serait ni tyrannique, ni oppresseur, il se tiendrait dans la limite des lois, respectant les passions et les intérêts populaires, que je ne l'en trouverais pas moins mauvais; car il annuUerait toujours l'existence politique des individus. Or, de même que. la meilleure éducation est celle qui développe chez l'homme son intelligence et multiplie ses forces morales, de même les meilleures institutions sont celles qui lui attribuent le plus de droits civils et de facultés politiques. Plus ily aura chez un peuple de peri^onnes habiles à se conduire , à diriger leur famîlie, leur commune, la province, l'État , plus il y aura dans ce pays de vie politique, et plus la valeur de chacun sera accrue.

Alors même qu'on me prouverait que ce pouvoir central, unique, homme, assemblée, ministre ou commis, ferait ipieux que tous les individus ensemble l'affaire de leur commune j de leur province, du pays entier, je n'en serais pas moins d'avis qu'il est mauvais d'enlever à ceux-ci le soin de ces divers intérêts ; parce qu'à mes yeux il s'agit bien moins de leur faire une vie matériellement douce et commode, que d'agrandir, par les intérêts politiques 9 le domaine offert dans ce monde à leur âme et à leur intelligence. Ce n'est donc point une forme définitive de gouvernement que j'indique ici pour l'Irlande.

Autant un gouvernement tout central me parait aujourd'hui nécessaire à ce pays , autant il me semblerait malheureux pour lui de le conserver. longtemps. L'extrême centralisation est plutôt un violent

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