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mystères, desecrels et d'affreux serments. Et non-seulement elle repoussait les horribles procédés des White-Boys, mais quand elle les vit reparaître au milieu d'elle, et agir dans son propre intérêt, elle répudia leur assistance, et se refusa à toute affinité avec eux. Ceux-ci sont venus, en dépit d'elle-même, mêler leurs actes aux siens, c'està-dire résister par des crimes dans le même temps qu'elle résistait par des moyens lionnôlcs. En 1780, quelle qu'ait été la perturbation sociale causée par les NYliite-Boys insurgés, il n'y a eu, à vrai dire, que des rébellions locales ou individuelles; la rébellion de 1831 ('tait celle de tout un peuple.
Et c'est précisément parce que, en 1831, toute la classe moyenhe et la moitié de l'aristocratie étaient à la tête du mouvement que l» rébellion a été en général conduite avec ensemble, avec ordre et avec le plus grand respect pour toutes 1rs lois, hormis celle qu'on voulait détruire.
En 178G, les classes supérieures ne pouvaient concourir avec les rebelles, dont le mouvement était encore plus dirigé contre elles que contre l'Église : elles n'avaient point, d'ailleurs, à cette époque, le- même intérêt qu'en 1831 à résister au payement de la dime, dont elles étaient personnellement exemptes, et à laquelle elles ont été soumises comme le reste des citoyens par une loi de 1824. En d'autres termes, les riches d'Irlande n'ont reproché à la dime d'écraser le pauvre que le jour où ils en ont eux-mêmes senti le fardeau.
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(1) L'insurrection des Oak-Boys fut excitée, selon lord Charlemont principalement par les abus des grands jurys. «... The- gentlemen, dit-il, were in many instances, undoubtedly partial and oppressive, as by their influence in grand jurios, presentements were too frcquently made merely for the émolument and convenience of particular persons, and by no means with any view lo the advantageof the coinmunity (Hardy, 1. 1, p. 185). Vie de Charlemont.
(2) Hardy, Life of Charlemont, t. l, 1, 184. (5) Id.
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(1) Irish disturbances. G. Lewis, p. 140-224.
(2) Tel est le supplice appelé Carding. —Tels sont : le goudronnage, l'enfourchage, etc. V. id.
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(!) V. Ancient Irish historiés. Campion, p. 20.
(2) On commence à reconnaître, en Angleterre et en Irlande, que l'inaptitude au travail de l'Irlandais ne vient point de sa nature, mais de l'état social dans lequel il se trouve placé. A ce sujet , voici ce que
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médisait on i8."7 M. Dargan, ingénieur civil, qui travaillait alors à lexécution du canal destiné à joindre le lac Neag au lac Erne :
a J'ai été, me disaiC-il, chargé par le gouvernement anglais de diriger des travaux publics, tant en Angleterre qu'en Irlande, et me suis ainsi trouvé contra'nt d'employer tour à tour des ouvriers anglais et irlandais; j'avoue qu'après cette louble épreuve il me serait impossible d'assigner à l'un des deux une supériorité sur l'autre.
a On ne saurait tout d'abord juger l'ouvrier irlandais. Son premier mouvement est de se défier de celui qui l'emploie ; il croit toujours qu'on veut abuser de lui, et le faire travailler sans le payer. De là un travail mou, inégal, irrégulier, et subordonné à une perpétuelle surveillance. Mais, lorsqu'il s'aperçoit que la convention faite avec lui est loyalement exécutée; quand, recevant à la lin dç chaque semaine le fruit de ses sueurs, il a reconnu qu'on le traite loyalement, alors il prend confiance, et je ne saurais dire avec quelle ardeur infatigable, avec quelle constance et (luelle ponctualité travaille alors ce malheureux qui se croyait destiné à mourir de faim, et qui a trouvé un moyen de vivre. » — T. aussi 2" report of the Irish raihvay commissioners, p. 84, 1858. — Y. Report on the stale of the Irish poor in Great-Br;tain. G. Lewis, 1855.
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(1) M. Nichols, dans son rapport remarquable sur l'état des pauvres en Irlande, signale cette réponse des Irlandais ; mais il me semble qu'il en méconnaît le vrai sens. V. p. 6. — Y. aussi Report on thestate of the Irish poor in Great-Britain, 1855.
('2) J'ai vu en Irlande des pei^onnes qui ont entrepris sérieusement de donner à de pauvres cottiers des habitudes d'ordre, de propreté cl de soin, et qui ontcomplétement atteint ce but. La bonne tenue qu'ont les Irlandais appelés dans l'armée anglaise prouve qu'ils ne sont f)as de leur nature incapables de soin. Cette tenue n'est pas seulement un effet de la discipline; elle est surtout une cniséquence du self-respect qu'a l'Irlandais qui est devenu quelque chose.
(1) L'auteur n'a pas besoin de dire qu'il n'exprime point ici son propre sentiment, mais bien celui qu'il suppose avoir été éprouvé par les Irlandais dont on a confisqué les biens pour cause de religion.
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(1) Les violences brutales et insensées des artisans et ouvriers de Dublin, coalisés entre eux pour empêcher la diminution des salaires et pour combattre la concurrence de nouveaux travailleurs, a plus nui, dans ces derniers temps, qu'aucune autre chose, au développement de l'industrie irlandaise, sans laquelle il est si difficile d'aborder le rc-
mède aux maux du pays. M. O'Connel l'a bien senti, et au risque de compromettre sa popularité, il a attaqué avec force les coalitions et leurs auteurs.
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(1] ... Tliere liave been since Ihat time so many English colonies planted in Ireland, as tliat, if tlie people were numbered at tliis day by the poil, such as are descended of English race, would be found more in number than the ancient natives. Discovery of the causes, elc, etc., historical tracts, by sir John Davis, p. 2.
(2) V. Encyclopedia Britannica, v° Ireland, p. 422.
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(1) Great alms-givers, passing in hospitality. Ancient Irish historiés, Campion, p. 20. — H. Inglis, Ireland in 1834, p. 109, t. I. L'Irlandais pauvre soutient ses père et mère infirmes et impotents, bien plus que ne lait l'Anglais riche. Irish poor sélections inquiry, p. 132. Y. aussi Enquête de 1825, p. 500.
(2) Irish poor in Great Britain. V. B. Lewis, p. 28. Poor Irish inquiry, 1835, appendix, t. 1, p. 52-55.—^ Pendant la guerre de 1798, qui abonda en horreurs départ et d'autre, les Irlandais insurgés, dont la cruauté ne resta point inférieure à celle de leurs ennemis, se montrèrent bien supérieurs aux Anglais par leur respect constant pour les femmes. Les écrivains les moins impartiaux envers l'Irlande lui ont rendu celte justice. Gordon, t. II, p. 445.
(5) Senior's journal passim, 1862.