TROISIÈME PARTIE
lu payement en nature une dette pécuniaire ; car cette auorisation, le plus grand nombre n'en fait point usage*. Il audrait donc déclarer obligatoire cette commutation de la lîme qui aujourd'hui n'est que permise. »
En conséquence une loi nouvelle (1) est adoptée qui, au ieu d'établir une faculté, prescrit comme un devoir la ;onversion de toute dîme en une somme d'argent déterninée.
Cette réforme était un incontestable progrès ; et* nul doute (ue, si l'institution qui en était l'objet n'eût point été radialement vicieuse, le bienfait du changement eût été senti X accepté avec reconnaissance.
Cependant, cette loi destinée à étouffer les passions ne ait que les irriter; c'est en 1852 que le changement s'o- »ère : et cette même année l'Irlande est en pleine insurrecion contre la dîme.
Mms on se méprend encore : ce n'est point, dit-on, contre 'institution que le peuple s'insurge, mais contre quelque léfaut non encore aperçu, et qu'il faut découvrir. On cherhe donc encore une fois des abus dans l'Église ; on en rouve sans peine ; et l'année suivante (1853) on ne doute tas que toutes les clameurs contre l'Église ne cessent lors- [u'on abolit l'une des plus odieuses richesses de l'Église nglicane (les church rates), c'est-à-dire l'impôt levé parles irotestants sur la population catholique des paroisses pour 'entretien du culte protestant : et on va mettre un terme
toute controverse, en réduisant le nombre des évêques irotestants, en diminuant leurs revenus et en soumettant 3S propriétés ecclésiastiques à une meilleure administraion (2).
Cette loi passe pourtant inaperçue; la résistance à la dîmeontinue, et l'ÉgHse qui excite les mêmes passions est en lUtte aux mêmes attaques.
Enfln, après cinq années de confusion et d'anarchie, l'Irande va, dit-on, retrouver l'ordre et la paix : car la dîme