‹ L'Irlande sociale, politique et religieuseChapitre 307 sur 333 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

VUES GÉNÉRALES SUR l'ÉTAT DE l'iRLANDE. — CONCLUSION. — COUP

d'œil sur l'avenir social, politique et religieux de ce pays

Maintenant, les faits sont connus. On a vu de quels maux la pauvre Irlande est travaillée; quelle a été la source première et permanente de tous ses maux; quels symptômes de résistance un mauvais gouvernement y a fait naître. On a vu quels moyens seraient propres à y ramener Tordre et la paix. On vient de reconnaître enfin que, ce qu'il faudrait faire, l'Angleterre le ferait difficilement, et que celui des partis anglais qui est le moins incapable de gouverner r Irlande, ne saurait cependant exécuter les réformes fondamentales qu'exige l'état de ce pays.

Maintenant, les bases du problème étant posées, qu'elle sera la solution? Quelles sont pour l'Irlande, quelles sont, pour l'Angleterre elle-même, les conséquences de cet état de choses? Que faut-il en conclure pour le présent? Que doit-on en augurer dans l'avenir?

250 I/IKLANDE.

Arrélons-nous un iiistanl; puis, avançons-nous tiinideiiieiit dans cette voie de prévisions et de conjeclures.

La situation qui vient d'tHre exposée est sans doute extraordinaire et singulièrement compliquée : elle est pourtant logique.

L'Irlande, convaincue que sa misère lui vient (i fi-

tutions, doit vouloir les détruire; tandis que l'Ai^ !t% qui voit en elles la cause principale de sa prospérité et de sa ^'randeur, aspire naturellement à les conserver.

La grande difficulté vient donc de ce que le môme régime politique, salutaire pour Tun des deux peuples, est funeste à l'autre; et que celui-ci se sent mourir avec un gou\ ment qui est la vie môme île celui-là. Si les lois qtn chères à l'Angleterre sont maintenues, l'Irlande demem av«»c toutes ses souffrances et tous ses périls; et si l'oi guérir les maux de celle-ci, le seul remède qu'on prendre est douloureux à l'Angleterre.

La difficulté vient, enfin, de ce (jti î quels un régime commun est fatal, « . il faudrait une loi différente, sont cependant obligés d'en recevoir une semblable; el de ce que, formant un s ! même empire, ils sont soumis à la môme autorité d" actes, vivifiants pour l'un, sont meurtriers pour l'autre.

Si l'Angleterre et llrlande ont des intérêt^ et s'il est aussi nuisible à tous les deux de n i

seul peuple, il semblerait que le seul parti qu'elles auraient à prendre serait de se séparer, el de forin V un

Ktal distinct, ayant sa nationalité propre et - -

ment particulier. Cet expédient résoudi^it sans doute tout les difficultés : mais on peut prédire li • ' ! qu'on i aura point recours. Il suffit en effet de ht la situ

tion géographique de l'Angleterre el de l'Irlande pour reconiiaitre que la première ne voudra jam i l'empire qu'elle exerce sur la seconde. L i membre vital de la Grande-Bretagne : membre gangrène,

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