‹ L'Irlande sociale, politique et religieuseChapitre 322 sur 333 · I*AGE · texte numérisé non relu

I*AGE

(1) Wyse, Catholic association, l, 224.

2) Dans la province de Cashel, les catholiques sont vis-à-vis des pro-

294 ROTBS.

testants dans la proportion de dix-neuf contre un ; dans relie «le Tuara, vingt-<:inq contre un V. Report of the commissioners for publii- instruction in Ireland.

Paob 75.

(1) Wolf Tono's Mwnoirs, î. 171.

l'A».». HO.

(1) Il résulte des tableaux comparai ifs de la population irlandaisen 1H21 et en 18!^1, que son accroissement, qui, dans la province de Leinsler, n'a été, (tendant dix ans, que de neuf pour cent, a tV. durant le môme laps de teini>s. de vinKl-<leiix |»our cent dans la province de Gtnnaught. V. Stati^tical arcmnit oftlie Itritisli empii*e, par Mac- CuUocli. t. I, p. ^7 vi IM.— Ces tableaux de M. Il ac-Culloch reposent sur des documents ofliciels.

Pack Ht.

(1) C'est le recensement de IHTit.

(2) 11 n'y a, terme moyen, pour les journaliers irlindais. de travail que vingl-detu ^miiines par an, ou cent trente cinq jours. Y. Irish pour law inquii \ 11, part. I, p. 13. — Les lieux où il y a le plus de travail du; ux cent dix journ«^»s par an. et il en est qui Il en donnent que vingt-quatre. (Id.)

Pacb si.

(1) Les chiffres statistiques dont je me sers ici sont empiiintês i l'ouvrage de M. Mac*Culloch, Statistical account of the BhtisJi empire V. aussi second report of the Irish raiiway commissioners, p. 85.

Pam ai.

(i) On en a vu, en 1826. un terrible oiemple dans toa disirieta manufacturiers dWngleterrc : à l'époque où les machines à filer le coton ont remplacé la main-d'œuvre, des milliers d'ouvriers ont été sans emploi et jett^ dan:» toutes les horreurs de la famine. V. Emigration committiM? second report, p. 4 (1827).

L'Angleterre offre, dans un espace de moins de dix ans, un exemple bien saillant des fluctuations de population qu'occasionne l'indus* trie dans los pays où elle est établie sur une grande échelle, et des enibaiTas immenses que ces fluctuations font naître. En 1827, on voit le parlement et r.\nglelerre entière s'agiter pour trouver le moyen de laire émigrer aux colonies 05,(H)0 individus qu'on considère comme

surabondants par suite du déclin de l'industrie V. troisième émigi'ation report, p. 40 et précédentes; et, en 18r»5, l industrie étant relevée et employant plus de bras, on est inquiet de savoir où l'on trouvera 90,000 ouvriers qu'on calcule devoir être nécessaires à ces manufactures. V. 1 st. poor report, 1835, p. 508.

(2) Il n'existe un peu d'industrie manufacturière que dans la province d'Ulster, où la fabrique des tissus de lin est très-prospère . Dans le reste de l'Irlande, l'industrie manufacturière est plutôt en déclin; toutes les fabriques d'étoffes de laine, de flanelle et de coton y sont en pleine décadence. Il y a bien quelque progrès dans l'industrie commerciale proprement dite, c'est-à-dire dans celle qui achète pour revendre; mais ce genre d'industrie est borné, de sa nature, aux besoins du pays; il emploie un nombre restreint d'individus, et c'est une question de savoir s'il s'accroît en proportion des progrès de la population.

Pour aider l'industrie à se développer, le gouvernement anglais paraît être dans l'intention d'établir en Irlande un certain nombre de grandes lignes de chemins de 1er. V. second report of ihe commissioners appointed to consider and recommend a gênerai system of railways for Ireland. Dublin, 1838.

(3) .\rthur Young's tour in Ireland, t. II, sect. ix, p. 150. Édit. in-8.

Pagp 85.

(1) Notamment celles des étoffes de laine.

(2) Par les incapacités civiles qui excluaient les catholiques d'Irlande des corporations municipales.

(3) Les droits d'entrée des produits irlandais dans les ports de l'Angleterre équivalaient à une prohibition absolue. On voit dans l'Histoire de la ville de Galway, par Hardiman, (lu'il était permis d'exporter d'Irlande toutes sortes de marchandises, excepté les étoffes de laine et de lin (lineji and woollen goods). V. p. 83.

(4) Gordon, History of Ireland, II, 49.

Page 87.

(1) V. First annual report of the poor law commissioners for England and ^Vales, p. 303. — V. aussi reportde George Lewis, spécial sur ce sujet, p. 6. — Irish in Great Britain.

(2) G. Lewis. — Irish poor in Great Britain, p. 65 et suiv. — Irish poor inquiry, third report of the commissioners, p. 4. — Il est constaté que l'ouvrier agricole d'Irlande gagne, terme moyen, 2 sh. ou 2 sh. 6 d. par semaine, c'est-à-dire le quart de ce que gagne l'ouvrier anglais dont le salaire est de 8 à 10 sh. par semaine.

Page 88.

(1) Suivantle jugement de M. Griffith, directeur général du cadas-

tre de l'Irlande. Ii pre5i(|ue totalité des 5 millions d'acres ponmiit élre utilisée; et il y en a | lus d'un million dont on pourrait tirer des céréales. V. enquête sur les dîmes de 18r»2. — Tithes, second report p. 276. Queries 2950-29i0.

PifiK 92.

(1 ) V. tous les économistes du xtui* siècle. Montesquieu dit, dans l'Rsprikdes Uis (t. II. liv. XYIII, cli. xxvi), qtic l'Europe a besoin de travailler h raccroissement de sa population.

Paci 93.

;i) On sait qu'une loi de la P.évolution récompemait lc« flOet mères li'enfants naturels.

(2) On peut voir par la correspondance du primat Boulter tous les oflorlsque lit le gouvernement anglais, en i"27 et en 1728, jwur em- IM^clier l'émigration des Irlandais en Amérique. V. Doulter*» Letters, t. 1. 220 et suiv.

Kn 1820 et 1827. une commission parlemenUire Tut instituée à l'efTei d'organi^r un plan d'émigration i-égulière d'Angleterre aux colonies anglaises; et dans les rapports de cette commission, on retrouve sans cesse l'opinion qu'un vaste système d'émigration doit surtoiit être organisai |K)ur l'Irlande. Y. Emigration commiltee, 18)6-18)7. Je me rappelle avoir, le \" juin 1837, assisté, h Londres, à une séance de la Société d'économie (tolitique. et y avoir entendu «UseatMi la question de l'émigration irlandaise, qui avait été posée en ces termes par le colonel Torrens : « To whal extenl should émigration from Inland lie t'nrried . in order lo .dispaupcrire that country, and aid tlie introduclion of poor laws? » — Sir Henry Parnell soutint que, pour atteindre le but indiqué dans cette question, il fallait faire émigrer «{Irlande 1,800.000 pauvres, et il calcula que cette émigration coûteruit à l'État environ 750 millions de (t*., ou r>0 millions de liv. .«tter. \a (|iustion fut débattue en présence et avec le concours des éconoinistcs les plus disiingués de l'Angleterre, entre autres de MM. Senior, oui l.i prt'sidail. le docteur NVhately, archevêque de Dublin. Mac-( • Joseph Hume, Spring Uice, chancelier de l'échiquier, Poulet' T'' minisire du commerce, etc.

(1) Irish poorinquiry. Appendix E, p. 133, au mot Emifrrntîon S) Ibid., p. 135 et 137

Page 9'

(1) On a déjà proposé d'exiger 10 dollars (55 fr.) comme droit d'entrée de tout émigrant.

Page 400.

(i) Poor-Law amendement acl, août 183i,

('2) An act for ll»e more effeclual relief oftlie deslilute poor in Ireland (û! juillet 1858).

Page 101.

(l) Ceux qui voudraient étudier à fond la grande question du paupérisme en Irlande, et notamment la tlicorie de la loi de charité adoptée pour ce pays par le parlement anglais, au mois de juillet 1858, doivent consulter d'abord les rapports des commissaires de l'enquête faite en 185.1 et 185C, et qui ont exprimé une opinion contraire au système (|ue la loi a élal li; 2° les rapports de M. George Nicholls, de 1836 à 1858, sur lesquels la loi de 1838 a été rédigée; 5° une brochure intitulée : Observations sur le troisième rapport des commissaires de 1855, par M. George Lewis, 1837 ; 4° uno lettre de M. Senior à lord John RusscU, 1837, sur le troisième rapport des commissaires de 1835. Ces deux ouvrages de MM. Lewis et Senior sont également dans le sens de la loi, ft renferment, sans contredit, les arguments les plus forts que l'on puisse présenter en sa faveur; 5° il a paru sous le lilre de Strictures on theproposed poor law fo)r Ireland, 1837, et sous celui de Bemarks on the Mil for tlie relief ofthe poor in Ireland bij philo-hibernicvs, deux brochures attribuées, la première à l'archevêque de Dublin, le docteur Whately, la seconde à M. Corrie, l'un'des commissaires de 1855, dans lesquelles les vices du système de la loi adoptée en 1838 sont très-bien exposés. Lord Cléments, M. ^Villiam Stanley, de Dublin, jeune publicisle distingué, et M. Bicheno ont aussi publié sur celte grave question des livres ou brochures qui méritent d'être consultés.

(I Le chiffre exact serait de 182,500,000 fr.

Page 104.

(1) Le principe facultatif de la loi se trouve dans l'art. 41. — V. Act for the more effeclual relief ofthe destitute in Ireland, art 41. '

Pacc IOC.

(1) La loi ne dil pas en termes exprès |e nombre d'établissements qui doivent être construits (V. arl. 35) : elle laisse aux aulorilés l»- «^'in de le déterminer suivant les circonslames. Mais il résulte des raj qui ont précédé la loi, et de la discussion qui l'a accompagnée, quv i; projet du gouvernement est d'édifier en Irlande quatre-vingts maisons de charité projuvs à recevoir chacune miljo indiecnf*

Pms 108.

(1) Le Poar-lMW amendement ad (août 1834).

Paib 131.

(1) G. Lewis, Irish Disturbanoes, p. 444.

Paob ItT.

(1) (ingard hiatory ofBngland. t. Yl. ch. t. en 1815.

Paci 1Î9.

(1) En 1R50 lord John Russell a proposé A 1- a» --» rr des commune*^ l'abolition do la vice-royauté d'Irlande. Le bi se à la aecondc

lecture. Cependant il en est i*c>té là. Et lu hmikiii ■■ a pas été reproduite. Séance du parlement du 18 mai 1850. —Note de l'édition de 18C2-1863.

VàQt 135.

(1) H. Léon Faucher a. en 1H56, publié une petite brochure intitulée : Éiai et tendance de la propriété en France, où sont très-bien signalées les causes du fractionnement progressif du sol, et la limite où ce morcellement doit s'arrêter, sous peine de devenir funeste. Cette brochure présente sur ce sujet beaucoup de considérations Tf>Mv.x ,.\ de faits im|>ortants.

Pasi 15^.

(1) Entre autres le célèbre Von Raumer, professeur d'histoire à l'Université de Berlin, dans son ouvrage '\i\i\in\é IJ Angleterre en 1835. Il dit en propres termes qu'il faut abolir tous les baui ft ferme existant

en Irlande, et métamorplioser les fermiers en proppiétaircs.V. lettre LU. Son livre a été traduit en français. M. de Sismondi exprime une opinion analogue dans son remarquable ouvrage intitulé Études sur l'économie politique, t. I, p. 37)1 et suiv. Il voudrait que le droit des propriétaires irlandais fût converti en un droit à une rente perpétuelle; et il établit, en principe, que le droit du législateur à régler les conditions du contrat de culture, et à apporter pour cela des limites au f'ioit de propriété, ne saurait être révoqué en doute.

Page AU.

(1) V. Blakslone, liv. II, cli. vn, xx et xxi. —L'indépendance des juges anglais (judges) remonte à la révolution de 1688, quoiqu'ils ne soient devenus véritablement inamovibles que sous le règne de George III (1 G. III, ch. xxni). Du jour où ils ont été mdépendants, ils ont été tout dévoués à l'aristocratie, non par l'effet seul de leur inamovibilité, mais par l'influence de causes qui se sont combinées avec celle-ci. Le juge anglais, avec son traitement de 2 à 300 mille francs, occupe naturellement un rang et une position sociale qui l'inclinent vers l'aristocratie, dès qu'il échappe à la main du prince. Le juge anglais, qui, comme oflicier royal, remplissait de certaines fonctions, propres, de leur nature, au pouvoir exécutif, les a conservées et continue de les exercer depuis qu'il est indépendant; et allié de l'aristocratie, il tourne au prolit de celle-ci le pouvoir qu'il exerçait jadis au profit du monarque.

Page 146.

(i) On trouve dans l'enquête faite en Angleterre sur l'état de la propriété foncière en .\ngleterre (on Lavv of real property) une question ainsi posée : « Est-il possible, dans l'état présent de la législation, de s'assurer c.u'un titre de propriété est bon? » — Et tous les juris- 'consultes que l'on consulte sur ce point répondent que non. Y. second report, 29 juin 1850. — Appendix, p. 138 et suivantes.

Page 149.

(1) Voici un exemple des embarras dont, en Irlande, la propriété foncière est couverte. Soit 100 acres de terre. A est le propriétaire primitif (the owner of the fee). A afferme à B ces 100 acres, moyennant un bail perpétuel (a lease of lives renewablefor ever), B sous-loue ces terres à G et à D, 50 acres au premier et autant au second, en donnant à chacun d'eux un bail de quatre-vingt-dix-neuf ans. G sous-loue luimême sa part et la donne à E et F avec un bail de trente et un ans ; E sous-loue encore à G, H, I, avec bail de sept ans; et ces derniers sous-

louent encore d'année en nnnre à une foule de petits cullivatenrs (cotlicrs). V. second report. TU /tes in Ireiaiid 1832. House of Gommons, p. 9.

Pmb 153.

(1) V. sur l'état embarrassé de la propriété foncière en Irlande, l'en- (piète de 1832, intitulée Tiihgê in Ireland. House of Commont, p. 487. 48X. — Sur le désir qu'a l'aristocratie de vendre ses tenres, Y. id., p. i03, 501. — Sur la ntKressité de rendre le sol au commeroe, id., p. iUl. — V. aussi Enquête sur le môme sujet, HoHêe of lords, i83i, p 189, iîiQ.

Paoi 11».

(1 V. Enquête de 1832. Lords Titlics, second report, p. ,05, et susm KdinburKli Keview, vol. lAril. p. 17V. 1830. — U tliéorie de V}ùg\v>r :ui^li(-aiie eht celle-ci : « It is for tbe fieneral l'<hmI Im a country wlienilisenleisMi is so [»re\ aient, lu secure the re>! least une coun-

try geiillcuian for tliedilTusionor ci vilizatim la paiiahwherc

lie cannot diffuse religion. • V. id

Paoi 1G7.

(1) V. les enquêtes de 1839, et notamment celle des lord». — Itthes. second repiirt, p. 26; et Gommons, leooaJ report, p. 7.

Pacr 1C8.

^1) Cette loi est appelée ilie Golbourn act, du nom du ministre qui la pixhientée.

Pack \G0.

[\] Loi (lu 10 aoiU 1832. — Urd Stanley's act. Ci) Ui du li aoiU 1833, intitulée An act to aller and amcnd the laws relaling to llie temporalities of the church in Ireland.

Pack 170.

(1) C'est la loi du 15 aoOt 1848, intitulée on ùct to aliolish compo^^itions for tiilics in Ireland, and to substitule i-ent-charges in lieu thcre «f 1 et II Villoiia. c. 109.

NOTES. 30i

Page 175.

(I) George Lewis. Irbh church question. V. Irish Disturbances I. 381.

Page 175.

(1) Kn 1825, la question lut représentée au parlement; mais le bill ui avait pour objet de donner un salaire au clerjïé catholique d'Irande, fut rejeté par la chambre des lords. V. Wyse catholic associaon.

(2) Celte déclaration a été rendue publique par la voie de la pressa ; Ile se trouve dans tous les journaux de janvier 1857. On peut la voir otamment dans le Dublin Evening post du 17 janvier de cette même nnée. On trouve à la date du 8 du môme mois de la même année, une dresse d'O'Connell aux électeurs de Limerick, dans laquelle il s'opose de toute sa force au projet d'un salaire public pour le clergé irmdais, et déclare que pour son compte il aimerait mieux mourir que e consentir à une pareille dégradation du culte catholique. — V. le léme journal du 12 janvier 1837.

(3) On peut juger de la disposition véritable du clergé catholique nvers les gouvernants et les lois, par ce que disait l'évoque Doyle, en 858, devant un comité de la chambre des lords :

« I think the law is a kind of émanation from God, through the agency r man; and I not only venerate the law as other men do, but I look pon it as clothed with a kind of holines, Than just law, tUere is noling more holy among human institutions. » — Docteur Doyle, p. 101, 852. TU fies lords, second report.

(( A mes yeux, la loi est une sorte d'émanation de Dieu, dont homme nest que l'agent. Non-seulement je professe pour la loi le îspect dont l'entoure le reste des hommes ; mais encore elle apparaît mes yeux comme un objet sacré; une loi juste me paraît la plus linte des choses parmi les choses humaines. »

Page 183.

(l) La loi du 15 août 1858, qui commue les dîmes en rentes perpéjelles, après les avoir réduites d'un quart.

Face 185.

(l) Les évêques afferment à vil prix leurs biens, soit à leurs enfants, lit à leurs frères, ou autres proches, quelquefois ouvertement, le plus Duvent au moyen de transactions frauduleuses. V. Enquête sur les îmes, 1852, Tithes in Ireland. Second report. Gommons, n°5195. Se-

Ion M. Matlionny, nvocnt distingué <le Dublin, let biOM d'église afTermes 120,000 liv.'sl. rapportent en réalité de 500 à 600,000 liv. st., soi aux occupants, soit aux familles de ceux-ci Jd.). — Quant aux revenus apparents des terres ecclésiastiques, voir Ecclesiaslical commission ,^1 835. First rci)ort, p. 43. — Sur le mode et la durée des baux don nés par l'église à ses fermiers, V. id., p. il2.

Pa6b 188.

(1) Avant le bill de réforme, sur six r- rc.

des coniinunes, il y en avait trois cent Si i , ur

ris, dont la propriété appartenait i cent cintiuanU-iiualie propii' taires.

Paob 189.

(i) En 1835. quelques publications tendantes à l'abolition du droii d'aînesse et des substitutions ont pani h Londres, et y ont obtenu na anei grand succès; Tune d'elles portait ce litre: Tkûugkli up^ Iki Ariitocracij ofEngiand, by Isaac Tomkins, 1K35. J'en ai sous les yam la sixième étlition. Une autre intitulée: Uttrr la Itaac Tomkins and Peter Jenkins on primogeniiMre, by T. Winter botUm. Une trolsièroe: A Sketch of tlie aristocracy of Kngland... L'une de ees brochure! était, ii tort ou à raison, attribuée à lord Brougham.

Paob 191.

(1) En 1837, il n'est pas tout à fait exact de dire que le bill tondait à abolir en Angleterre les chwrch rate* (ou taxes d" r 'i.. ;.., fut rcjoté; car, en réalité, il (ut adopté par la chambre d> à une majorité de cinq ou six voix; mais, dans un pays • i-

nomenl conslilulionnol est comprts, on trouva celte maj ui-

nime, que le ministère considéra le bill comme rejeté, it ..» .. j,.!»' point 6 la chambre des tords.

pAn198.

(1) La question de ballot ou tote au scrutin secret, quoique part culièrement adoptée par les radicaux, a pour partisans un grn nombre de whigs et d'hommes d'opinions modérées. Voici du r«- (juel a été sur celte question, depuis 1853, le mouvement des esfn dans le parlement, tel que le constate le cliiflre des voles : en IX pour le scrutin seci'et, 106 voix contre 21 1 ; en 1855, 146 pour, el ' contre; on 1836, 88 pour, et 139 contre; en 1857, 155 pour, et 'J

lire; enfin, on 18r»8, 200 pour, et 317 contre. On voit qu'il y a ene, pour repousser la mol ion, une majoriié de 117 voix. Le bill urait quelques chances de succès que si le ministère \vhig l'adopl. Du reste, il y a sur celte question de singulières variations d'opin. Beaucoup de tories tendent à croire que le vote au scrutin set ne nuirait en rien à l'influence de l'aristocratie, et aurait pour intage de détruire celle du peuple qui, aujourd'hui, a une certaine ion sur le vote public des électeurs. Parla môme raison, beaucoup radicaux qui étaient favorables à la motion hésitent dans leurs senlents. Il existe cependant, sur ce sujet, quelques convictions conntes et inébranlables, à la tète desquelles il faut placer celle de George Grote, qui a pris en main la cause du scrutm secret (bal- , et reproduit chaque année une motion qui l'a pour objet. Tous arguments que l'on peut présenter en faveur de cette réforme sont losés avec beaucoup de talent dans les deux discours prononcés à îhambre des communes, par M. Grote, les 8 mars 1837 et 15 féer 1858

Page 202.

1) On peut juger, par un seul exemple, de la répugnance qu'émvent les tories à faire aucun changement dans le gouvernement l'Irlande. On a vu précédemment [Introduction historique, p. 171) en 1795 la loi qui interdisait le mariage entre les protestants et les lioliques fut abolie. De là, sans doute, résultait la nécessité d'abro- ■ les lois qui défendaient, sous peine de mort, au prêtre catholique célébrer un mariage entre catholiques et protestants. Cependant lois, tombées, il est vrai, en désuétude, sont restées intactes jusen 1835, époque à laquelle une administration whig lésa forniellent abolies. V. loi du 29 août 1833.

Page 205.

1) Note de la septièmeydition ( 18G2-G3 ). — S'il fallait une preuve plus du zèle sincère dont les whigs sont animés pour l'Église anglile, on la trouverait dans le bill proposé en 1851 par lord JohnRus- , et qui a été adopté la même année par le parlement, sous le litre loi sur les titres ecclésiastiques. Cette loi, dont toutes les disposiis sont une violente attaque contre la cour de Rome et contre les ils du saint-siége, contient un article qui interdit à tout prélat holique le droit de prendre ostensiblement le titre d'archevêque ou que du lieu de la résidence et du siège qu'il occupe; d'après cette l'archevêque catholique de Dublin et l'évêque catliolique de Gal- V, par exemple, ne pourront se dire, il'un, archevêque de Dublin,

30i NOTES.

l'aulre, évoque do Galway, ni personne leur donner ce titre sans ei courir une pénalité. Une pareille loi, pu 1851, était un anachrouism Elle était inexécutable, et n'a pas été exécutée un seul instant. Il y des faits contre lesquels la loi ne peut rien. Forts du fait et du sei timent national, les évoques ont continué à prendre le titre qui i appartenait, et fort heureusement aucune poui^uite n'a été ex« contre eux. La moindre violence du gouvememeni eiU soulevé 1 li lande... Ce bill était cependant la chose du monde la plus logique. L promoteurs de la loi disaient : Est-ce qu'à Casbel et i Tuam, où il y des évèques protestants, il peut exister autti des éréques catlml ques, qui se disent : l'un, évéque de Casbel. Tautre, évéque de Tuan Si les uns sont les véritables évèques, les autres ne le sont p:i*i : si ceux-ci usurpent ce titre, comment tolérer cette usurpation? I gument parait sans réplique. Seulement, où o«f ruwrpalion^ I.« du prélat catholique ou du prélat anglican | !^

timomeut de Galway ou de Tuam, où les > proportion de cent contn» un protestant?

La faute commise par les whigs, on |K»rtant une loi ainti impolit que et qui s'accorde si |)eu avec tous leurs précédents, aérait in< cable si on ne savait la cause secrètr qui les a fait agir. Le bill des < ecclésiastiques a été une concession lateaut passions protesi:\ii' l'Angleterre, une réponse aux envahiv«emrnts ff«papt<me. L<M il • i dirigé, non contre Mgr Cullen. .i; ' :i. mais m

Ngr NViseman ardicvéque de Westii mr loi r<

les évéques catholiques d\iiglelerre, un ne ; l'Irlande. Du r(>ste. laloi a éir aussi vaine en \ '

Dès le premier jour elle a é'.é, ilans les deux pays, une IcUre morli

(I) Le principe fondamental des écoles irlandaises, dites uationaU est qu'on y donne l'instruction aux enfants, indé|iendamment du i til professé par ceux-ci. Il est manifeste que, dans un pays comme lli lande, l'exécution lidéle de ce principe est la cou succès pour toute école ouverte, tout à la fois, au catholiques; mais il est facile de comprendre les rencontiv dans la pratique. Il ne faut point influ* faveur de tel ou tel culte, et cependant tout en^ne saurait être Itanni de l'école. Que serait en • i la religion? — - Mais si on enti^etient les enfants de nU^Km, cojiu le faiiv sans lomlier dans lécueil qu'avant tout il faut éviter? — ' à vaincre ces deux obstacles que tendent tous les efforts du nement whig. Et d'abord, comme garantie de la sincéiité de s tiou. il a placé à la tète de la commission centrale qui dirige ce> blissements. deux hommes émin^uK chacun dans son parti, l'un |

testant, l'autre catholique, et qui iloivent, par leur caractère, offrir des gapes d'impartialité aux croyants d(> leur religion ; l'un est le docteur ^^hately, archevêque protestant de Dublin; l'autre, le docteur Murray, archevêque catholique. Le ducdeLeinster, qui esta la tête de la noblesse irlandaise, homme d'une grande sagesse et d'une grande modération, en fait aussi partie. Ensuite on a établi comme règle principale de l'institution, qu'en aucun cas il ne sera donné aux enfants que l'instruction religieuse déterminée par leurs parents ou tuteurs; et qu'à cet effet, un jour de la semaine (en outre du dimanche)., les enfants des écoles seront mis à la disposition, soit du tuteur, soit du ministre, prêtre catholique ou pasteur protestant, désigné par le tuteur de l'enfant ou par ses père et mère, afin de recevoir l'espèce d'instruction religieuse qui lui convient. Les entants ne trouvent dans l'établissement même aucime instruction religieuse, à moins qu'on ait reçu de leurs père et mère l'autorisation formelle de leur donner celle qui y est en vigueur. Au 51 mai 18ÔC, ces écoles étaient au nojpbro de treize cents, contenant plus de cent mille élèves de toutes les dénominations religieuses. Un des soins principaux du gouvernement est de fonder en ce moment des écoles normales d'enseignement ; car ce qui manque en Irlande à ces écoles, ce ne sont pas les élèves, mais les instituteurs. V. Reports of the commissioners of national éducation in Ireland for the years 1854, 1855, 1836 et 1857. — On ne saurait mieux se faire une idée de l'esprit dans lequel les écoles nationales d'Irlande sont dirigées, qu'en lisant les discours prononcés sur ce sujet à la chambre des lords, par l'archevêque de Dublin (le docteur Whately), qui est tous les ans attaqué dans cette chambre par les orateurs du parti tory, et notamment par lord Lyndurst et l'évêqne d'Exeter. V. notamment le discours prononcé par le docteur Whately, le 19 mars 1855.

Note de la septième édition (1862-65). — V. l'ouvrage de M. James Godkin ; Education en Irlande, 1862, et la Notice de la septième édition, S (».

Page 207.

(1) Note de la septième éditim (1862-65).— « Les whigs gouvernent l'Angleterre depuis sept ans. » J'écrivais ceci en 1859. Je puis ajouter que depuis cette époque, c'est-à-dire depuis vingt-cinq ans, ils n'ont presque pas quitté le pouvoir. Si l'on excepte le ministère de sir Robert Peel de 1841 à 1846, ce n'est que de loin en loin, et chaque fois pour un temps très-court, que le parti tory ou conservateur a pris les affaires en main : par exemple lord Derby et M. d'Israeli en 1852; lord Aberdeen, qui n'a fait que paraître en 1855.

(2) On veut parler de la réforme opérée dans les pouvoirs des

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