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notone^ que tout change^ que l'instabilité nous presse de toutes parts et que le plaisir ne doit pas être le but exclusif d'une noble vie. Une bonne action^ une vertu, des travaux, peuvent survivre quand Fexistence terrestre s'évanouit.
Stéphanie est de retour dans la chaumière de son père; elle n'y a trouvé qu'un enfant, qui jouait sur le seuil de la porte : le vieux maître d'école est absent avec sa servante. Stéphanie attend son père ; elle songe avec douleur à son avenir ; car elle n'a pas su limiter ses désirs et les mettre à sa portée ; elle a des vœux exagérés et une étroitesse stérile dans son horizon réel ; elle s'y débat et s'y heurte à chaque instajit. Elle espérait que son amour lui conserverait de l'ascendant sur Fulgence.... On dira que c'est , peut-fétre spéculer sur kti^erl^u et par conséquent ,e^4ét]1iâre le mérite.. Je répondrai . qvis je peîiis (des ré^\é^ e<i leur, piié9^p|aptljOiôow& l'idéalité ^mme modèle. ' : t • . , .
£Ue attend ; et K^nfant , assis < sur- sa malle , feuillette livre ^ la regaidant ^pai^foist; la
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beaoïtë des formes animées par des sentimens intérieurs 'frappe sôuvâit rènfance elleniiéme par un attrait qui semble inné. ^ *
' « Jttsfim ^ Ini dit Stéplmnie^ sais-^u «i moi^ père tardeia beaucoup à Tenii"?
— M. Parmientot m'a doijné une leçon à étudier^ èt m'a dit de garder la maison ; il est allé au village avec la vieille Jacqueline. Mais faites-moi donc lire ma leçon; car j'ai joué , et je ne là sais pas; je serai grondé.
— - Je ne saunâs en ce înoment ^ mon petit ami.
~ Et pourquoi ça ?
' — Jp né saurais j jè suis occupée.
— Vous! vous ne faites rien; oh! je vous en prie> ma^demokelie Stéfdianie f je serai grondé. » Et il joignit les mains d'un air suppliant ; elle essaya , mais cette occupation la tcxrturait ; elle s'arrêtait pour écouter, elle l'interrompait ; enfin elle jeta le livre à terre , et l'enfant tout étonné la regarda , en lui disant : « Ete^vras malade?
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: — - Oui 9 je ^liis nalade^ mon mii, bien malade. 9» £Ue setève^^eèiiienddespas!... C'i^ son père !...
Il jeUe de siiq^îw ^n h ¥byai^ malle déposée k terre indique qu'dle a 'qoitté la maison de M« de Jni^àj : les premiers pleurs •e4^és> éllç tm UkVseftfSk de tecjut s'càt passé awc tant de franchise et de simpHciflé qpie le YÎeiUard ne peut que gémir sfà^ eUie* Elle va donc partager sa pauvreté; .il a encore quelques jieRines éeoliens ; mats ooMl>ieii le rerenu de ses leçons est insuflisant! Eh bien^ elle reprendra ses coutures pour les filles du yiSbtgt^f dite vivra dans une indigence , héht» \ rendw plus^pémble par les souvenirs^
Elle met plus dVxdre dans la pauvreté qui ren^oure:; eHe y crée une isorte d'^égance avec des Aéurs toi des vases de terre ^ quelques ^étofifes jetées coonae iaapis sur les vieux meubles ; ^dle s'arrange une : soUtode pour y * sofûffidr avec déœnoe; elle se iocmplaità ranimer autour d'elle le passé, les scènes, les aveux par lesquels elle a vécu
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à Este^ne ; elle y rêve> et dw ktn^» liteij^ideâ coulent lentement des longs cils ^ ses pâùpièresy parfois élevées vers lecîèl ; mais 6lteii*âl:*li<}âje lucane prière : sa dcmlem^ in^inctive m ihiprimer âUdtmefoitneà s€|ssouf&âncès>^ t^tothbmit sur elleâ-ttémes^ jmoi;\emenl sté^iïtè quiiie sait k qui 8'a<Jresser, ^inôh à F)ilgence> qiii est âqtt Dieu, son avenir formulé, viVatit. Bile relit cette correspondance , qu'elle sait par >ooéur ; ellé gôûte ces sôuvenirs dans toute leur suavité^ car ils sont sans Ir^ets ; mais dile ne ^onge pas auxaccUsa-^ tions qiftî Vélèvieront contre ellè. La i^ime ricke et considérée ^ra justifiée ; la femsûe de ichambre, pauvre et honnéte> sera calomniée : Tiroi^ie n'y fera pas faute. Dans le monde tel qu'il est , il ne s'agit pas tant des réalités q^e des apparences. .
-Pendant que Stéphanie parcourt , dans une rêveuse oisiveté, la série de taBleaux dont se codapose son passé, ^dont soin aveni*^ vivra ; pendant que sa tete et son regard, doucement voilé, s'incKnent sous le cHàme des impression^ qui hiî i^-
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viennent^ la porte de la chaumière s'ouvre,*.. Fulgenoe parait.
Le premier mouTëmetit de Stéphanie est d'indignation et dç colère, puis elle se laisse désarmer : leurs larmes coulent; il implore un pardon qui lui est déjà accordé à demi par sa présence seule. U lui apprend ensuite qu'il n'a pu s'empêcher d'éclater en reproches contre Salicetta, et qu'ainsi il est seulement retenu chez M. de Juviessy par des considérations de convenance; il veut ga-> rantir Stéphanie des calomnies qui planent sur elle; il s'est entouré de mystère pour venir la voir : il a quitté son cheval dans un village voisin , et n'est arrivé à la maisonnette que par de longs détours. Elle est toudiée de ses soins pleins de délicatesse. Ils s'animent; ils s'exaltent ; ils sont seuls , le maître d'école est chez le curé Destouches ; il va venir : la vieille servante est dans une pièce latérale; Stéphanie se livre au charme d'une conversation intime. Il lui proteste qu'il n'a jamais eu l'intention de la tft>mper^ qu'il l'aime , et qu'il a résolu de prendre bienr-
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tôt du service dans l'année , où il espère obtenir un grade ^ se créer une position et la lui dSrir^ ou mourir sur un champ de bataille.
Elle pâlit d'abord^ mais se remit et l'approuva ; car telle est la passion , qu'efle aimait mieux voir Fulgence au milieu des dangers de k guerre que dans le château d'Estevane. Us échangèrent de ces mots ^ de ces tendres protestations dont on est prodigue à dix-huit ans ^ mais les frayeurs] de Stéphanie veillaient toujours : elle s'alarmait presque du bonheur qu'elle avait, et regardait souvçnt à la fenêtre sous laquelle passerait son vieux père , dont elle attendait le retour. Elle rendit à son amant le portrfeuille révélateur, en lui interdisant une justification qu'elle ne voulait plus écouter. Les femmes ont souvent, dans les pardons qu'elles accordent, une déli-. catesse qui se concilie avec leur amour-propre.
Le vieux maitre d'école arrive, s'étonne et frémit dès que Stéphanie lui a présenté Fulgence : à ce nom, il a froncé le sourcil, et sa figure ridée, vulgaire, a:,pris ce caractère solennel que la pa-
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feitiîtié Ini iaifârim daîrisilcs ciroMstaneies graves et décisives f nuis il vpit Umt de franctine sur la physionomie du jeiine kx^oie que^ maitsrisé {lar Vattitude de sa fiUe chérie ^ il serré cordîalement la Ikoaip que Fulgàice lui pi^ésmt^ç oomme ttn'gage às honm foiv Cette étreinte fut silencieiisè et'imposatiiè 'i tout s'ennoblit par lecceur . Bîetitot la cpnvemtton s'établit a^c moinia d'émbfirras et de^on^rdinte; Fulgëiee esft ravi , et le bis^e voir, U acoeptë un firugal r^s , on se met à table; il y goûte utaie jbié calme /pàtiétrante,' il ^\oi^ avec délioëa une crème blaiiche et odi^rantè sm^vie par Stéphanie , des fruits cueillis i^Ds le jardm : Stéphanie lui embellissait tout, t^'etiîvremimt ïe gagne , il paHe avec candeur^ ^ym effiision de ses prdjets^ Client là permission de revenir V et seiîible prendre ainsi tout hat^t l'engagement tacite que son amour a déjà pris. . . . Réconciliation charmante , sanctionnée par la pré^nte du père; instant vif > délicieux, :él^urdissem6Bt d'une joie qui semble donner une ficyre de bonheur, comment vous retracer 0dè-