M. Spe^icer, Pnnc. de socioloyic, t. I, p
LA PHYSIQUE RELIÔIEUSK KT LE ROCIOMORPHISME. 29
l'ai moi-nirmo acceptée, bien que, je m'en souviens, avec un vague sentim(!nt de niéc(jnlenlenienl. Ce méconlenlement devint un doute quand je fus mieux renseigné sur les idées des sauvages. Du doute je passai h la négation, quand j'eus rangé, sous forme de lahhiau, les faits emprunlés aux races les plus dégradéfîs. »
M. S|)cn('er entrf^priMid même de démontrer o priori la faussfité de riiy[)(»tli(!S(^ l'élicliistci. Qu'est-ce qu'un fétiche, selon lui? Un objet inanimé qu'on suppose contenir un être autre que celui que les sens nous font connaître. Comhicn une telle conception est complexe et au-dessus de la [jorlét! des es[)rits primitifs! Iji; s;uivag(; est tellement meap;il)l(! d'ahstraclioii qu'il ne [)eut ni con(;(îVoir ni (exprimer une couleur h j)art des divers objcîts colorés, une lumière à part de celle des astres ou du feu, un animal qui ne serait pas un diien, un bœuf ou un cheval, et on lui demande de se représenter un agent animé dans une cbose iii;uiimé(;, uikî puissatic(! invisibb? prés(!nte dans un objet visible, un esprit., en un mot ! (î'esthien la (;()nee|)li(in d'un esprit (pie [)ié.supp(»s('rail , suivant iM. SjxMicer, toute concejilion fétichiste; or, l'homiiKi primitif ne peut certainement pas arriver à la notion d'un esprit par la seule observation de la nature. Avant de [rrojetiM- cette idée complexe dans l(;s (;hos(;s, il faut (ju'il l'ait [)ré;ilahlem(!nt construite et [)our c(da, d'apri's M. S|)eiic(!r, il faut (pi'il se soit fait un systi'rne, sur la moil, (pi'il ail imaginé la siirvivam^e de l'ilme au cadavi-e, conçu (îidin comme possibh; lasépai-ation d'un corps (it de son princij)e moteur. C'est à ses idées sur la mort (pie l'hommr! aurait (irnjnuntôsa conception de la vie dans la nature. Tout fétiche est un es[)rit, tout esprit ne fient être;, [tour niu! irit(dligeri(^(; primitive, (]\u\ l'esjxit d'un mort. Il a donc fallu ipir; hî (-ultc; d(!S morts, le spirilist/ir, [)ién''dàl le IV-I ichisMu; ; tw dernier n'en est (ju'unu extension, un « prodiiil aberrant '. »
111. Telle est la théorie de M. Spencer. Il aurait raison si l(;s [tartisaiis du fétichisme primitif (Mitendaient coninn; lui, [)ar fétiche , un (»I)je,t maléii(d où l'adorati.'ur imagine la |iréseiic(î d'un ag(?nt mystérieux (iistincl <lc cet o()jet iti()ni(>. Mais une telle disLim^tion est-elle donc nécessaire, du moins à, l'origine du féti(;hismo, ou, comme on dit aiijoind'hiii, du " naturisme? » Voici une roche qui,