‹ L'irrésolu: comédie en un acte et en versChapitre 25 sur 42 · SCÈNE XL · texte numérisé non relu

SCÈNE XL

A deux heures, rendu chez Tune ou l'autre dame. Je termine en trois mots l'histoire de ma flamme. A quatre heures y réponse : à cinq , le contrat fait; Je vous débusque à six; et je Tépouse à sept.

OUBIAN6E.

Vous, monsieur!

VANBROUSK.

Oui , monsieur. Au fond , d'abord la nièce , Quel motif vous la fait préférer ?

BUBIAUGB.

Ma tendresse.

VAXBROUSX.

Bon , la belle raison pour tant s'embarrasser !

DUBIANGB.

A la campagne^ aussi désirant me fixer , J*ai trouvé justement une fort belle terre Qu'on vend près de Berci.

VANB&OUSK.

Qu'on vend! est«elle chère P

DUBIANGE.

Mais....

VANB&OUSK.

Oui, je nie souviens ; je vois cela d'ici.

Le parc ne tient*il pas au chemin de Berci P C'est là précisément tout ce que je désire.

Mais dites-moi d'abord de grâce P...

DUBIANGB.

Qu'est-ce à dire!

Prétendez-vous encor m'enlever?...

VANBROUSK.

Un instant !

Vous allez, j'en suis sûr, marchander, faire tant,

Que je connais quelqu*un qui pendant que Ton doute , Crac^ à votre moustache emporte la redoute, Et ce quelqu'un , c'est moi.

DUBIANGE.

Vous! monsieur, nous verrons.

VANBROUSK.

£h mais que diable , après nous nous arrangerons. Moi je vous céderai , si cela peut vous plaire , Au prix coûtant , voyez , la tante avec la terre ; Comme tout m'est égal , enfin, je garderai La nièce , s'il le faut ; je m'en arrangerai.

DUBIANGE.

Allez vous promener avec votre partage.

VAN B a ou s K.

Oui , ma voiture attend; sans tarder davantage > Je vais droit à Berci voir si tout me convient , Et je n'en doute pas....

DUBIANGE, le fiuivant.

Je ne sais qui me tient !...

Monsieur!

/• VANBROUSK. , se retournant.

Mais restez donc ! point de cérémonie.

L'affaire , croyéï«m'en , sera bientôt finie , Et vous n'aurez point lieu de vous plaindre de moi.

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