SCÈNE XI
DUBIANGE.
Non , monsieur ! et je veux le garder.
YANBEOUSE.
Ah ! j'entends.
DUBIANGE.
Espérez- vous encor ?...
VANBEOUSE.
Ne perdons point de temps.
Vous avez, m'a-t-on dit, des projets sur la tan,te?
DUB I AN G E , avec humeur.
Oui.
VANBEOUSE.
Vous n épousez point en ce cas Eliante?
DUBIANGE.
Eh bienl quoi? voulez-vous l'épouser, vous?
VANBEOUSE.
^ Parbleu!
DUBIANGE.
Plaît-il?
VANBEOUSE.
Si ce n'est moi , ce sera mon neveu , Et je vais....
DUBIANGE, rarrétant.
Attendez ! quel diable d'homme !
VANBEOUSE, se retournant.
Qu'ést-ce ?
Laquelle voulez*vous, ou la tante ou la nièce?
DUBIANGE.
Eh mais.... je veux....
VANBEOUSE.
Laquelle ? — Ah je vois vôtre goût !
Vous allez me laisser la tante.
DUBIANGB.
Pas du toat«
TAirBROUSK.. .
La nièce P
DUBIANGE) Tiv^ment.
Non , monsieur.
TANBROUSK, stupéfait.
A qui diantre ai-je affaire ?
Oh ! pour le coup, c'est trop ! Deux femmes , quel compère I Lui qui pour une hier ne se décidait pas , Voilà qu'il en prend deux, pour sortir d'embarras.
( S*en allant. )
Point daccapanement, mon cher ami !
DUBIANGE.
(Se mettant derant lui. )
Un moment !
J'enrage !
Vous voulez me fermer tout passage?
Eh bien ! capitulons; moi , je vous en prévien, Je m'arrange de tout.
DUBIANGE.
Parbleu! je le v<ns bien !
VABBROUSK.
Alors, décidez-vou«* Comment i loo^sque je laisse
A votre libre choix ou la tante ou la nièce ,
Vous n'êtes pas content, vous venez m'arréter !
Vraiment, si je voulais ici vous écouter.
Entre deux femmes , moi , qui n'en veux avoir qu'une ,
Vous verriez qu'à la fin je n'en aurais aucune.
Cela ne sera pas; il faut vous prononcer,
Sinon.... Il est midi ] je m'en vais vous laisser.