SCÈNE XVI
DUBIANGB.
Mais.... je crois.... oui, du moins je suppose.
EUGÈNE
En perds-tu la raison ?
DUBIANGE.
Oh ! c'est une autre chose.
Pourtant à mon amour j'ai tout sacrifié.
EUGÈNE
Moi y je yeux tout devoir à ta seule amitié.
Pour te servir, peut-être ai-je écouté la mienne; N'ai-je donc pas aussi quelques droits à la tienne ?
DUBIANGE.
Oui sans doute , mon cher ; je prétends t'imiter.
EUGÈNE, hors de lui.
Ah! mon ami, comment pourrai-je m'acquitter .^*
Par quels remercîmens.... Mais ton cœur m'en dispense,
Car tu trouves en lui d'abord ta récompense.
DUBIANGE.
Eh quoi! veux<*tu si tôt te marier.^
EUGÈNE
Qui , moi ? /
( Se retournant. )
Demain , aujourd'hui même , à l'instant. Mais je voi Quelques retards encor dont je m'impatiente.
Frontin, va-t'en, cours, vole....* O ma chère Eliante!...
( A Dubiange. )
Combien ton procédé m'a pénétré le cœur!
Mais je lui vais moi-même apprendre mon bonheur.
* Frontin sort précipitamment.