‹ L'irrésolu: comédie en un acte et en versChapitre 36 sur 42 · SCÈNE XVIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIIL

DBBIÀNGE.

Qu'est-ce à* dire!

LA TANTE

Voici Pour répondre à vos vœux.

EITGENS, à part.

Quelle contrainte horrible!

ELIANTE} bas à Eugène.

( A Ba tante. )

Sachez vous contenir. Ma tante , est-il possible

Que pour moi vous songiez à monsieur, maintenant ?

LA TANTE

Et nous nous flattons tous de votre assentiment.

DUBIANGE^ àÉliante.

Et.... que répondez-vous ?

ELIANTE) à elle-mêin^

Que je suis malheureuse!

DUBIANGS.

Je vous suis obligé, la réponse e$t flatteuse !

BLZAlf TE.

Non, monsieur, je vous dois ici la vérité ,

Ne vous offensez pas de ma sincérité.

Soumise aux volontés d'un père^ d'une tante,

J'ai du pendant long-temps répondre à votre attente;

Sans plaisir et sans peine, il faut en convenir.

Bien résignée , à vous je fis vœu de m'unir :

Vous pouviez m'attacher par la reconnaissance ;

Mon âme alors , paisible en son indifférence ,

N'eût jamais fait l'essai d'un autre sentiment.

DUBIANGE.

Ah ! vous convenez donc de votre changement.

Ne m'en accusez pas : comment rester la même, Lorsque je vous voyais , par humeur, par système, Différer de vouloir vous assurer ma foi , Et me laisser le temps (heureusement pour moi) De lire dans mon cœur, enfin, de me connaître. Je sais que de ma main vous êtes toujours maître ; Mais ayant pu sans moi jusqu'ici vivre heureux, Monsieur , jusqu'à la fiji montrez^FOus généreux.

DUBIANGE.

C*est exiger, madame, un trop grand sacrifice; Vouloir que Ton vous cède! ah! rendez- vous justice.

( Vivement. )

J'ai beaucoup de défauts, je vous en avertis.

DUBIANGE.

Je vous en livre autant , nous serons assortis.

EUGENE

Mais sais-tu qu'il y va du malheur de la vie ?

LA TANTE, loi présentant le contrat.

N'en croyez rien , signez, elle en sera ravie; Signez donc; mais signez !

DUBIANGE.

Mais , madame, un moment ; Que diable I il faut au moins....

léjL TANTE.

Ne pas perdre un instant.

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