‹ L'irrésolu: comédie en un acte et en versChapitre 4 sur 42 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

YÂNBROUSK.

Ah ! VOUS craignez peut-être Que celui-ci n aime et.... rassurez-vous.

É LIANTE, à part.

Hélas!

TÂNBROUSK.

Rassurez- VOUS , vous dis-je ^ il ne vous aime pas ;

C'est évident : Eugène , en habile adversaire,

Eut pris Foccasion de supplanter son frère;

Il ne Fa point fait , donc il n'est point amoureux :

Vous voilà bien contente, çt tout est pôtir le mieux.

Moi, comme je renonce à Vétat militaire ,

Il me faut un hôtel, une femme, une terre;

Que sais-je ? Mais j ai beau jurer comme un païen,

Dans ce maudit Paris on ne termine rien.

Je m'en vais cependant épouser votre tante.

Ah , nfonsieur ! se peut-il !

VANBROUSK»

Vous paraissez conten^te, Tant mieux!

BLIANTE.

Vous avez donc déjà son s^ément.î^ '

VANBROUSK.

Pas tout-à-fait encor. J'irai dans un moment Me proposer.

ÉlilANTE.

Gomment , vous proposer !

VANBROUSK.

Sans doute.

ÉLIANTE

Je croyais tout conclu; mais hélas! je redoute Quelques difficultés.

TANBROUSk.

Ce n'est rien ; en ce cas, Je me pourvois ailleurs; On n'en finirait pas. Voilà près de huit jours que je cherche une femme; Ifaut'il tant de façons? Cependant sur mon âme, Je suis accommodant. Mais au fait, dites-moi, Voulez-vous mon neveu ?

ÉLIANTE

Npn^ monsieur.

VANBKOUSK.

Et pourquoi ?

ÉLIANTB.

jDarce qu'on doit aimer son mari, lui complaire....

VAIfBROUSK.

Bon ! n estrce que cela? voyez la belle affaire !

ÉLIAIfTB, riant.

Se lier, sans se voir, est assez hasardeux.

VANBROUSK.

Je me ravise.... eh mais, moi, m'aimeriez-vous mieux?

É LIANTE

Monsieur....

VANBROUSK.

Vous me voyez : là, sans cérémonie, Parlez-moi.

ÉLIANTE

J'ai pour vous une estime infinie.

VANBROUSK.

Suffit, je vous épouse.

ÉLIANTE

Ah , monsieur !

VANBROUSK.

Eh bien! quoi?

Pourquoi vous récrier? je vous fais peur , je croi?

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