SCÈNE IL
ÉLIANTE, VANBR-OUSK.
VÂNBROUSK, parlant dans la coulisse.
Qu'il s'en aille ! fort bien. — Bonjouif, mademoiselle j J'apprends que Dubiange , à ses vœux infidèle,
Part; j'en suis enchanté. Je viens vous proposer
Mon neveu ; dès demain il va vous épouser
Si vous voulez 5 voyez : quand je mène une affaire
Je la mène bon train, comme un franc militaire;
Je vous brusque un contrat ainsi qu'un bastion.
Je ne peux supporter la sotte inaction
De ces gens qui pour rien temporisent sans cesse.
Oh ! je vous les harcèle , et de près je les presse !...
Mademoiselle, allons, donnez^moi votre aveu,
Je m'empare aussitôt de vous pour mon neveu.
É LIANTE
Comment , votre neyeu , monsieur ?
VÂNBROUSK.
Je vous en prie.
ÉLIANTE
Je ne le connais pas , ne l'ai vu de ma vie.
VANBROUSK.
Si ce n'est que cela , parbleu vous le verrez ; 11 arrive demain ; vous vous arrangerez.
£ LIANTE
Vous êtes trop poli.
VANBROUSK.
Pour un Flamand, j'espère....
ÉLIANTE
Mais je dois obéir aux volontés d'un père,
Qui , par son testament, m'ordonna d'épouser....
VANBROUSK.
Dubiange? de vous vous pouvez disposer,
Puisque oubliant les droits dont on l'a laissé maître,
Il part.
ELIANTE, timidement.
Eugène reste.