NOMBRE
DBS JOUBS DB FLITIB
par an
Les pluies sur le versant atlantique ont la régularité, la continuité et souvent la finesse qui distinguent les pluies de toute l'Europe occidentale. Par contre, sur le versant méditerranéen, les pluies sont en rapport avec ces changements brusques de température, de pression et de direction du vent dont nous avons déjà parlé. Les phénomènes de condensation se produisent avec une brusquerie, une rapidité et une violence qui doivent en modifier complètement Teffet géographique. Il s'ensuit que les pluies sont torrentielles là même où elles sont très peu fréquentes. A Alicante où il ne pleut que 4o jours par
LE CADHE GÉOGnAPIllQUE 3i
an les pluies sont parfois terribles. Dans une journée de 1882, il tomba en certains points de la côte 200 millimètres d*eau, alors que dans tout le reste de Tannée il n'en était tombé que 124. Le II septembre 1891, on mesura à Almerîa une chute de pluie de o^^.iôSS en une heure et demie. A Gibraltar, le 25 novembre 1826, en 26 heures, il tomba o"',8382. Ces pluies produisent ces désastreuses inondations, dont les récits nous arrivent avec une navrante périodicité ; sous Tcffet de ces averses violentes, les cours d'eau se transforment en torrents, les ponts sont enlevés, les villages détruits V Pour ne parler que du seul Segura qui arrose la plaine de Murcie, rappelons les inondations terribles de i65i, de 1783, de 1826, de juin 1877, de mai i884, etc. De 1716 à i86/i on compte sur le Segura, le Jûcar et le Turia 2^ grandes inondations.
Il nous est difficile d'indiquer avec une rigoureuse précision à quel degré est irrégulier le débit de la plupart des cours d'eau espagnols : les jaugeages exécutés ne sont ni très nombreux, ni très méthodiques ; les jaugeages n'ont été faits qu'au moment de l'étiage ; et si le débit minimum de l'étiage est à coup sûr Tune des données les plus utiles au point de vue agricole, des mesures faites en une seule saison de l'année ne nous fournissent pas les documents de comparaison que nous souhaiterions. De plus, on possède très peu de séries d'observations hydrométriques coordonnées, c'est-îi-dire faites en un m<*me point pendant une période de plusieurs années. Le livre récent d'IIoracio Bentabol y Urela, Lcis A'g uns de Espana Çiç)Oo), ne nous a pas apporté les renseignements que nous espérions. Dans son ouvrage, plus ancien, Llaurado avait rassemblé avec beaucoup de patience les résultats des principaux jaugeages exécutés,
* Db Botella y de Horkos, Inundacioncs y scquias en las provincias cspanolas de Lcvanlr, Boi. Soc. geog. Madrid, X, p. 7 et sniv., p. 81 et sniv. — Horacio Bentabol y Ureta, Las Agxias de Espaîla, p. 10-ao. — Theob. Fischer, Die Iberischo Halbinscl, p. 658.
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mais il les avait disséminés, les mentionnant à roccasion de chacun des bassins fluviaux. Parmi ces données dispersées, nous avons choisi un petit nombre de chiflres qui fussent comparables, et qui pussent exprimer par quels extrêmes passent quelques-uns des cours d'eau dont nous parlerons plus loin :
Irrégularité du débit de quelques cours d'eau espagnols.