‹ L'irrigation, ses conditions géographiques, ses modes et son organisation dans la Péninsule Ibérique et dans l'Afrique du NordChapitre 10 sur 58 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Distribution sporadique des cultures, et cultures intensives. — C'est au point de vue économique que les steppes espagnoles doivent ici nous occuper; c?est comme théâtre géographique spécial du travail humain quelles doivent retenir notre attention.

Si nous envisageons dans son ensemble toute cette Espagne sèche, pauvre et décharnée, Espagne par excellence des « ramblas » et des « harrancos », Espagne des versants ravinés et des plateaux poussiéreux, nous y reconnaîtrons un caractère dominant : les espaces cultivés n'y sont pas continus ; ce sont des taches éparscs : ce n'est plus le type géographique des grandes surfaces fertiles, comme à l'Ouest de la ligne Tarragone- Leon-Huelva ou même comme dans une partie de la vallée du Guadalquivir ; c'est le type géographique de la culture discontinue, le type auquel appartiennent les oasis des vrais déserts. De là une distribution sporadique des centres de culture : il y a de brefs espaces cultivés à toutes les altitudes, à tous les étages, parsemant ces territoires dénudés ; il y a surtout çà et là, au milieu des steppes proprement dites, des espaces plus ou moins vastes qui, profitant de l'arrosage artificiel, sont consacrés à une culture intensive ; ce sont ces espaces dont il s'agit (1 examiner les conditions économiques de développement et de prospérité.

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Le pays des steppes arides se trouve être ainsi le pays des fertiles vegas et huer tas ; c'est après avoir traversé de tristes steppes inhospitalières et infertiles que l'on pénètre en de véritables jardins où les récoltes de légumes et de céréales se succèdent sans trêve, où poussent les orangers, les figuiers, les amandiers, quelquefois même comme à Elche les grands palmiers-dattiers ; ainsi cette opposition dans le paysage semble révéler une contradiction, mais qui n'est pas pour nous surprendre : c'est là où les précipitations annuelles sont insuffisantes que l'eau par la vertu du travail humain produit les effets les plus merveilleux.

Toute zone arrosée porte le nom de vega ; la vega est cultivée en vignes, en oliviers, etc., ou bien elle est soumise à une rotation telle que celle-ci (portant sur 6 ans) : i, fèves : 2, chanvre ; 3 et 4, froment; 5, lin ou orge ; 6, froment. Dans la vega, certaines portions de territoire peuvent disposer d'assez d'eau pour produire deux récoltes par an (exemple: 1, fèves, puis maïs ; 2, chanvre, puis scarole, haricots ou poivre ; 3 et 4, froment, puis maïs ; 5, lin ou orge, puis haricots ; 6, froment, puis maïs) ; c'est à ces portions qu'on appliquera proprement l'appellation de huer ta.

Enfin il est utile de noter une troisième expression spéciale à la région de Grenade, celle de carmen ; en principe le carmen est un petit ensemble, une propriété bâtie, entourée de quelque terre et correspondant à ce que nous pourrions appeler une (( campagne » ; pratiquement on appelle carmen les propriétés et les jardins où l'on cultive des fruits de luxe, oranges, fraises, etc. \

Les causes de la répartition des zones cultivées dans l'Espagne aride; la situation privilégiée des plaines littorales. — La répartition des vegas et des huertas, qui peut paraître au pre-

* M. Aymard, Irrigations du Midi de l'Espagne, p. 272, et Llauradô, Tratado de Aguas y riegos, II, p. 127, 128.

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mier abord quelque peu désordonnée et capricieuse, n'csl-ellc pas liée à certains faits géographiques?

L'eau est par définition la cause déterminante, l'agent impérieux qui règle et explique la distribution des terres de culture. Or a cpielles réserves d'eau l'homme a-t-il recours en cette zone de véritable sécheresse africaine pour créer des oasis ? Les pluies sont irrégulières et insuffisantes. Les sources proprement dites ne sont pas très abondantes \ Ce sont les cours d'eau qui dans la plupart des cas fournissent seuls l'eau nécessaire pour les

irrigations.

Ils ont un débit très variable et capricieux, mais n'oublions pas qu'ils roulent par moments un volume si considérable qu'ils deviennent un danger. Quel profit l'homme pourrait tirer de ces crues s'il pouvait les régler P Les cours d'eau du versant méditerranéen semblent par ailleurs bien disposés pour opérer un drainage abondant ; ilsjorennent leur source pour la plupart, nous l'avons vu, en dehors des plaines côtières, au delà des bourrelets montagneux qui terminent les plateaux du centre, et quelques-uns même comme le Jûcar et le Segura en pleine Meseta : ils peuvent ainsi recueillir les moindres effets des brusques précipitations qui se produisent sur tout le pourtour ou sur les premiers gradins du massif central : ils sont naturellement de vrais collecteurs. Enfin ils débouchent souvent dans les plaines périphériques par ces canons encaissés et étroits, qui permettent de barrer aisément le cours et procurent des sites prédestinés pour rétablissement de digues ou de réservoirs.

Le remède est donc à côté du mal. Dans cette Espagne sèche les irrigations sont des entreprises plus indispensables que dans tout le reste de l'Europe ; mais grâce à la disposition ingénieuse des réseaux hydrographiques les quantités d'eau pourtant mé-

{ On trouvera dans l'ouvrage récent d'TIoracio Bentàbol t Ureta, Las Affuas

de Espafia, l'indication des principales sources de l'Espagne, p. 117

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diocres qui sont dues annuellement au régime général du climat pourront suffire à alimenter quelques beaux réseaux d'irrigation. Pour les irrigations espagnoles ce sont en effet les cours d'eau qui sont presque uniquement utilisés ; ce sont les cours d'eau qui sont barrés, dérivés, canalisés.

Puisque les eaux d'irrigation, — sauf de très rares exceptions que nous aurons l'occasion de signaler, — sont ainsi fournies parles cours d'eau, il est facile de comprendre quelles sont a l'intérieur même des steppes espagnoles la situation et la disposition des principales zones irriguées ; ou bien elles s'étendent en bandes de bordure le long des rivières, ou bien elles s'étalent plus largement aux points où la topographie aura pour ainsi dire préparé à proximité des rivières une dissémination et un rayonnement plus aisés. A ce point de vue, on le devine, la configuration topographique des plaines littorales présentera de grands avantages. Non seulement les eaux seront commodément concentrées à l'issue des gorges, au point où elles débouchent dans ces plaines que les riches alluvions résultant du travail antérieur des cours d'eau ont comblées ou remblayées, et qui sont le résultat de véritables deltas x ; mais elles seront encore d'autant plus commodément distribuées que ces plaines s'inclinent en général vers la mer par des pentes modérées et bien ménagées. De plus ce sont des régions abritées. Ouvertes vers la mer, elles sont proches de cette cause modératrice des températures, et elles en subissent l'influence : les gelées hivernales ou printanières y sont très rares, alors que sur les hauteurs ou les plateaux voisins il gèle fréquemment. Toutes ces causes coopèrent à en faire des emplacements privilégiés, des emplacements qui sont comme prédestinés à une épreuve victorieuse de la culture par irrigation.

1 Th. Fischer, d'après Cavanilles et Cortazar, évalue à 2 700 kilomètres carrés la surface qui, dans la huerta de Valence, est recouverte par les formations du delta du Turia, Die Ibcrische Halbinsel, p. 6i5 ; sur d'autres deltas périphériques de l'Espagne, voir Idem., p. 553.

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Utiliser les fleuves et les rivières en vue des irrigations, tel était donc le programme général qui devait s'imposer à l'homme dans l'Espagne aride; l'utilisation de ces eaux a été entreprise avec plus de succès sur les plaines littorales, tel a été l'une des conséquences naturelles de ce programme.

Premier groupe. — Les centres d'irrigation de la bande aride littorale du cap de la Nao au Delta de l'Ebre.

Assurément, beaucoup plus loin des côtes, sur les rives du Jucar supérieur ou du Segura supérieur, sur les bords de l'Ebre et de ses affluents, dans toute la grande dépression aride, des terres plus ou moins étendues sont aussi irriguées ; mais les « oasis » espagnoles les plus caractéristiques sont les « oasis » littorales et notamment celles qui se rattachent à cette bande aride côtière qui va du cap de la Nao au Delta de l'Ebre et dont nous avons fait un département spécial. Par cette première série d'oasis, échelonnées près de la mer, il sera naturel que nous commencions notre examen1.

Nulle autre part, en Espagne, l'homme n'a plus heureusement combattu et réduit l'aridité naturelle par l'irrigation et par la culture ; si bien que de Gandia jusqu'à Valence par exemple, sur cent kilomètres de longueur, les jardins verdoyants se succèdent si nombreux et si proches qu'on est tenté d'oublier, — malgré les versants dénudés qui ferment l'horizon, — que ces oasis occupent un sol naturellement aride :

^ Nous groupons ces oasis sous le nom d' « oasis littorales », tout en faisant remarquer que les bords immédiats de la mer dans cette région basse sont occupés tantôt par des marécages, tantôt par des sables avec ou sans dunes, et sont dans les deux cas peu ou point cultivés ; il est à noter que toutes les villes importantes sont situées à plusieurs kilomètres du rivage, le plus souvent à égale distance entre la bordure montagneuse et le rivage maritime; exemples : Gandia, Sueca, Valence, Castcllôn de la Plana, etc.

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jadis Yesparto était sans doute là comme chez lui, mais presque tout Yesparlo a dû être utilisé par l'homme et éliminé l.

Le travail de l'irrigation a été rendu possihle par le grand nombre de cours d'eau, Turia ou Guadalaviar (Valence), Jûcar, Albaida, Serpis, Juanes, etc. : mais l'homme a su en vérité profiter de toutes les eaux disponibles, ainsi que de tout le sol cultivable. Il a même su tirer parti de quelques-uns des terrains marécageux qui avoisinent la « mer » intérieure de l'Albufera en y semant et plantant le riz. Bref c'est la province naturelle de l'Espagne où l'industrie humaine a réalisé par un effort persévérant la victoire la plus considérable, et où proportionnellement à la superficie aride totale l'on a mis la plus grande surface en culture.

Sur le versant Nord du promontoire qui finit au cap de la Nao les eaux ruissellent en filets nombreux ; et tout le long de la mer, Dénia, Oliva, Gandia étalent leurs jardins où dominent tantôt et le plus souvent des orangers et des grenadiers, tantôt aussi des vignes dont les raisins fournissent de beaux raisins secs (Dénia), ou des mûriers et des oliviers (Oliva). Puis un véritable fleuve, le Jùcar, grossi de forts affluents comme le Cabriel, vient se jeter à la mer près du petit cap crétacique de Cullera : ainsi considéré de l'aval vers l'amont, à partir de son embouchure, le Rio est comme un tronc, et ses affluents comme des branches qui vont se ramifiant à mesure qu'on s'éloigne du m- âge. Les centres arrosés se répartissent en suivant ces lignes d'eau ; les jardins de Cullera et de Sueca, voisins du Rio près de la mer, sont peu étendus ; mais en se rapprochant de la montagne qui se dresse vers l'Ouest, stérile et nue, la plaine de jardins s'étale en éventail et se ramifie en

1 Voir plus haut, p. f\g. — L'esparto recule partout devant l'homme qui l'exploite sans méthode ; autrefois, dans la province d'Oran, Yesparto se rencontrait jusque près de la mer, près d'Arzew ; aujourd'hui on ne le trouve qu'à ioo kilomètres de la côte. L'alfa était par exemple très développé dans la plaine de Bel- Abbès. Voir L. Bastide, Bel-Abbès, etc., p. 44o.

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remontant le long des aiïlncnts ; c'est ainsi qu'an pied même de la montagne ce magnifique verger de grenadiers, d'orangers, de mûriers, dominés même parfois par les bouquets de quelques palmiers (Carcagente), n'a pas moins de 25 kilomètres de longueur depuis Jativa près du Kio Albaida, jusqu'à Alcudia et Carlct près du RioMagro. L'ensemble de toutes les vegas du Jiicar inférieur porte le nom de Ribera del Jdcar : l'irrigation

Fig. 4- — Disposition des rigoles d'arrosage dans les plantations d'orangers de la Ribera

del Jûcar. i : 5oo.

y est partout pratiquée avec une remarquable méthode et avec un minutieux souci du détail (fig. 4) '- c'est une des plus admirables contrées plantées en arbres fruitiers '.

Au delà de quelques terres non arrosées apparaît la nappe d'eau de cette petite mer intérieure, l'Albufera de Valencia, que bordent des broussailles et des roseaux, que borde surtout

1 Nous signalons dès à présent quelle utile source de renseignements constituent pour.lcs régions cultivées de l'Espagne les volumes de l'enquête officielle suivante : Dirccciôn gênerai de Agricultura, Industria y Gomercio, Avance estadîstico sobre el cultivo cereal y de leguminosas asociadas en Espana formado por la Junta consultiva agronômica, 1890, Madrid, 1891, 3 vol. in-4- Les données sont exposées province par province, et les provinces sont classées par ordre alphabétique ; les rapports sur les diverses provinces sont de très inégale valeur ; mais dans l'ensemble nous avons trouvé dans cette publication beaucoup de renseignements que l'on chercherait vainement ailleurs.

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maintenant une ceinture de rizières d'une largeur de 2 à 3 kilomètres. Les rizières continuent, plus ou moins dispersées, autour de Catarroja, d'Alfafar, et nous atteignons enfin à la superbe huerta de Valence1.

Ce sont les eaux du Turia ou Guadalaviar 2 qui servent à l'irrigation de cette huerta qui couvre plus de dix mille hectares3. Par le moyen de simples digues, qui sont « conçues dans les meilleures conditions pour résister aux affouillements », qui « sont plutôt des seuils invariables que des barrages »\ se détachent du fleuve huit canaux principaux (acequias) munis d'écluses (fig. 5).

« Les cours du Turia ou Guadalaviar qui se jettent dans la mer un peu au-dessous de Valence ont été soutenus par une digue à deux lieues environ de son embouchure5: et sept coupures principales, dont trois sur une rive et quatre sur l'autre, vont distribuer dans la plaine ces eaux qui s'étendent en éventail et fertilisent toute la huerta contenue et comme embrassée entre leurs deux branches extérieures. Maintenant sur chacune de ces sept artères principales le même système est répété en petit, et une multitude innombrable de veines secondaires viennent prendre l'eau et la porter au plus humble carré de terre cachée au centre de la plaine. Ce système dont l'idée est fort simple offrait néanmoins dans l'exécution une complica-

1 II semble qu'autrefois le riz qui est encore cultivé dans la huerta du Jûcar était cultivé sur une étendue beaucoup plus considérable, d'après ce qu'il est possible d'inférer de M. Aymard, Irrigations, p. 87 et suiv., — lequel a visité l'Espagne en juillet, août et septembre 1862.

2 On trouvera de très utiles et complets renseignements sur le Turia et sur le Jûcar dans le chapitre Nuestros Rios dans Rafaël Torres Gampos, Estudios geogrâficos, Madrid, Fortanet, 1895, p. 393-897.

3 10 5oo hectares, d'après les calculs de Xavier Borull, Tratado de la distribucion de las aguas del rio Turia, i83i, lequel corrige les évaluations exagérées (19 367 hectares) qu'avait données Jaubekt dm Passa, dans son Voyage en Espagne, 1819.

1 M. Aymard, p. 19.

5 II y a huit coupures, en y comprenant le canal du Moncada, c'est-à-dire quatre sur chaque rive.

LÇS FA lis ECO NO MIQl ES

tiori dont les difficultés n'ont pu être résolues que par la prévoyance la plus ingénieuse. Une de ces difficultés se trouvait dans la nécessité d'observer partout une telle graduation de

Fig. 5, — Le canal de Moncada et les Sept canaux de la huerta de Valence (Valencia).

i : iGo ooo.

i Acequia de Moncada.

2 — Tormos.

3 — Guarte.

h — Mislata.

5 Acequia de Favara.

G — Mestalla.

7 — Rascana.

Rovella.

niveau que tous les terrains sans exception pussent jouir à leur tour des bienfaits de l'irrigation. Or, la plaine, bien qu'assez égale, ne présentait pas cependant ce nivellement parfait et géométrique. On y a suppléé par de petits canaux et des ponts-

aqueducs. Eu se promenant dans la plaine, on voit à chaque instant de petits canaux qui passent sur les grands, et je ne sais combien d'aqueducs en miniature construits les uns sur les autres pour porter à quelques perches de terre un volume d'eau trois fois gros comme la cuisse. Ailleurs, vous voyez au milieu d'un chemin tout plat le chemin s'élever tout à coup de quatre pieds, et vous obliger de suspendre pendant douze pas le trot de votre cheval. C'est un aqueduc souterrain qui passe par là. Tout ce travail est peu apparent ; la plupart du temps, il se cache sous la terre, mais il est plein de détails et de prévoyance » 1 .

Cette pittoresque description que donnait Adolphe Guéroult il y a soixante ans est exacte encore aujourd'hui ; les petits ponts ont été améliorés ; les voies de circulation agrandies et perfectionnées, puisqu'elles sont sillonnées même par les rails des tramways ; mais dans l'ensemble la physionomie de la huer ta est bien restée la même ; il s'agit là d'une répartition des eaux et d'une organisation générale qui se présentent à nous comme des phénomènes stables, bien adaptés aux conditions naturelles, et ayant acquis depuis longtemps une fixité traditionnelle2.

Les cultures de la huerta de Valence sont remarquablement variées3. On cherche à obtenir toujours deux récoltes par an,

1 Lettres sur l'Espagne par A. Guéroult, Paris, i838, citées dans J. Lavallée et À. Guéroult, Espagne, p. 17.

2 On aura une impression tout à fait semblable en se référant au bel ouvrage d'Antonio José Cabanilles, Observaciones sobre la historia natural, geograffa, agricultura, poblacion y frutos del Reino de Valencia, Madrid, Imprenta Real, 1 795- 1797, 2 vol. in-fol.

3 Dans la région de Valence, la huerta a chaque mois un aspect différent ; les plantes sont arrachées peu de temps après avoir été semées, le fruit une fois cueilli; « aquellos bancales ofrecen, con sus cabailons, sus reguers, sus soldes, y sus formiguers, graciosas tracerias constantemente renovadas ». R. Torres Gampos, Estudios geogràficos, p. 397.

sans épuiser la terre ; de là, le type suivant de rotation sur deux ans qui est généralement adopté :

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