VI AVANT-PROPOS
de ses devoirs envers Dieu, le musulman règle toutes ses lois et coutumes d'après deux documents religieux : le Coran et la Sonna.
Sans don te j on peut dire que les prescriptions du Coran et de la Sonna sont empruntées, pour majeure fKirliï' tout au moins, à des croyances antérieures on h des usages préislamiques dont le caractère religieux n'est pas absolument démontré, 11 n'en est pas moins vrai cependant que, malgré de légères transformations, leur maintien est dû il Tau lo ri té des deux sources sacrées. Les scHismes et les hérésies ont pu faire délaisser telle ou telle partie des principes formulés par Mahomet, nïaiî^ ils ont néanmoins toujours puisé leurs enseignements dans les paroles qu'il avait prononcées an nom de l'Etre suprême.
Au point de vue politique, on ne saurait donc administrer nu peuple musulman quelconque, si Ton ne connaît pas dans ses grandes lignes sa religion qui est la base de son état social. C'est seulement quand on sera renseigné sur ce point qu'il sera permis de faire accepter son autorité sans avoir sans cesse recours à des moyens coercitifs qui ont le double inconvénient de causer de grandes perles en hommes et en argent et d'annihiler la force productive que représente partout un groupe coiTipact d'être humains.
La conquête de l'Algérie a été longue, coûteuse et pénible surtout à cause de l'ignorance où nous