‹ L'Isle-verteChapitre 12 sur 17 · VJ · texte numérisé non relu

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gemeut qu'il donne aux lettres et aux études, sérieuses, pour le zèle qu'il apporte dans l'accomplissement de sa charge de premier pasteur, pour l'afFection profonde et raisonnée dont il entoure la jeunesse laborieuse qui a à cœur de se nourrir l'âme et l'intelligence, et pour le dévouement qu'il ne cessa de montrer eu toute occasion à tout ce qui touche de loin ou de près aux progrès religieux dans son diocèse. Nous connaissons tous sa science sa tendre piété, sa j^rudence et sa fermeté au besoin Nous ne savons qui l'emporte de sou zèle pour la discipline ecclésiastique ou de son amour j^rofond pour le salut des âmes. Mgr Langevin a toujours été à la hauteur de sa position et " il sait cultiver avec soin et intelligence la part du vaste champ de l'Eglise qui lui a été assignée."

Ci que nous venons de dire de Sa G-randeur Mgr Langevin est peu. de chose, et cependant, cela nous console et nous fait nous acquitter d'une deUe d'affection et de reconnaissance, nous qui avons été l'objet de sa solitude toute paternelle , nous qui avons puisé dans ses avis et ses bonnes paroles le courage d'accomplir plus aisément le travail

de chaque jour, la tâche ardue de combattre les bons combats de la plume.

Au mois d'octobre 1870, M. Lazare Marceau quittait l'Isle - Yerte pour s'en aller mourir curé de St Arsène. C'était un homme très austère, menant une vie ascétique, et paraissant toujours d'un abord difficile. Mais une grande bonté de cœur et une vaste générosité d'âme compensaient amplement ces défauts extérieurs. Sobre de parole, il n'avait pas l'éloquence de certains de nos prêtres d'aujourd'hui, mais il avait cette sainteté reconnue qui donnait à sa parole un poids et des effets magiques. Il emportait avec lui bien des regrets et des larmes, car il était aimé de ses ouailles.

Révérend M. Auo'iidin L/idrière

1870 î cette date là ne sonne-t-elle pas dou loureusement aux oreilles des canadiens-français ? Le malheur de la France humiliée, vaincue, rampant aux pieds du Piaisôien pouvait il nous laisser indifférents, nous qui

sommes un peu ses enfants et dont toutes les alFeetions se portent, chaudes et pénétrantes, vers ce coin du vieux monde qui fut le berceau de nos ancêtres ?

On ne saura jamais l'émotion i)rofonde qui s'empara de toutes nos populations à la nouvelle que la France agonisait sous le talon des hordes barbares, et que le drapeau aux trois couleurs ne flotterait plus sur les murs de Metz et Strasbourg. Chaque revers des armées allemandes nous arrachait des cris de victoire et d'enthousiasme ; mais apprenait-on la défaite des Français qu'un sanglot convulsif nous étreignaH la gorge et nous allions, l'âme en deuil, raconter la triste nouvelle aux habitants du village qui, d'ordinaire, ne reçoivent pas les journaux.

Que de larmes sincères ont coulé, sur nos bords, au souvenir, à la pensée de tes revers, ô France aimée ! Que de cœurs généreux et vaillants ont senti descendre en eux le deuil de la mort en apprenant les humiliations que venaient l'infliger lesx>euples de la G-er manie \ Nos poètes ont chanté tes malheurs d'une voix où la douleur montrait sa note sincère et profonde. Ils nous ont dit que tu te

relèverais plus forte, plus vaillaute : puissentils avoir dit vrai !

L'église de Tlsle- Verte se réjouissait non pas des malheurs de notre pauvre mèrepatrie, mais des solennités im|)osantes qui se déployaient au-dedans de ses murs. Fêtes sans pareill'^s dans les annales religieuses de la paroisse ! Eéjouissauces spleudides prenant les proportions d'une vaste démonstration religieuse où tout se donnait la main pour rehausser l'éclat inaccoutumé d'une solennité dont tout un peuple ne perd jamais le précieux souvenir. M. Lidrière, homme de mérite et de goût, et rempli de zèle pour notre sainte religion, aimant le faste et les richesses aux grands jours de réjouissances religieuses, voulut marquer son passage à risle-Yerte par un de ces jubilés chrétiens dont la mémoire subsiste aussi longtemps que les hommes ne cessent pas d'oublier.

Sa G-randeur Mgr Langevin, de retour de Rome, avait bien voulu honorer l'Isle- Yerte du don magnifique des reliques de Saint Zenon et de ses compagnons, et de celles du saint patron de la paroisse : vSaint Jean - Baptiste. Ce fut l'heureux prétexte

d'une solennité religieuse que M. Ladrière voulut faire grande et digne, en l'honneur de ces saintes reliques.

Un orgue fut commandé de suite et arriva juste à point pour donner un regain de vitalité, un cachet de grandeur à ces fêtes d'installation. De plus, un magnifique tableau de St Jean-Baptiste décapité dans sa prison, venait justement d'arriver de Eome, sortant des mains du peintre G-agliardi ; don qui faisait certainement honneur au vénérable citoyen de l'Isle-Yerte qui dort maintenant sous son mausolée de marbre au cimetière : le lieutenant-colonel Louis Bertrand. Ce tableau est d'un véritable artiste autant que nous pouvons en juger. St Jean-Bai)tiste est à genoux, au milieu de sa prison, les bras croisés sur la poitrine et le regard le^'é vers le ciel, d'où tombe, à travers la croisé3, une lumière blafarde, qui se joue sur les parois et le sol en pierre de la cellule.

Le bourreau au torse nu, aux membres d'Hercule, a saisi de sa m du gauche les cheveux de St Jean Baptiste, et de sa droite il brandit une épée qui va porter le coup fatal

et faire rouler la tête du martyr dans le plat maudit qu'Hérodiade, témoin de l'hoiTible scène, dans un coin de la prison, tient entre ses mains criminelles. Assis sur un pilier de pierre d'où part la chaîne meurtrissante que St Jean vient de voir tomber de ses pjeds, un esclave demi nu tient de la main eaucheune torche à la flamme mourante, qui jette sur toute ce tableau saisissant une lumière misanglante, mi-lugubre d'un effet approj^riéet empoignant.

C'est simple et c'est grand. On regarde^ on admire et Ton se sent ému comme en face d'un drame vivant où victime et bourreau sont en présence. C'est donc un tableau qui parle au cœur et à l'àme < c'est l'œuvre d'un artiste et c'est un ornement digne de l'église et de son riche donateur. Ce tableau, richement encadré, touche presqu'à la voûte de l'église au-dessus du grand autel et frappe le regard lorsqu'on a franchi le seuil du temple Tel qu'il est aujourd'hui, il a coûté plus de sept cents piastres et est certainement le plus riche morceau religieux qui orne l'église de risle-Yerte.

Ce fut donc un événement religieux que

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cette céiémonie (3 'installai ion et de bénédiction.

Toute la paroisse accourut en foule pieuse et pressée. On voulait être témoin de la grandeur et de Téjlat de cette fête unique où Ton avait convié non-seulement les curés voisins, mais les principaux personnages des diocèses éloignés. C'est ainsi que Messire Thomas Caron, Vicaire Général du diocèse des Trois-Eivières vint en personne bénir le tableau de St Jean-Baptiste et présidera l'installation des saintes reliques. La G-rande' messe fut chantée avec toutes les pomi)es accoutumées par le regretté Mgr Déziel, le vénérable et saint curé de Lévis trop vite descendu dans la tombe.

Le sermon de circonstance eût pour interprête digne en tout point d'une pareille tâche, le Evd, M. J. B. Blouin qui prit pour texte de son discours : " Corpora sanctorum in pace sepulta sunt et nomina eorum vivent in seternum."

Une foule énorme encombrait la nef où les jDaroisses voisines étaient largement représentées ; ou avait tenu à honneur, à l'Isle- Yerte, de montrer que les cérémonies reli-

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gieuses ne passaient pas indifférentes pour le peuple, et l'assistance le prouvait amplement.

Trois ans après sa première visite àl'Isle- Yerte, ^Igr Langevin revenait de nouveau en visite pastorale le 10 juillet 1872.

Monseigneur sut trouver dans son cœur d'évéque réjoui des paroles consolantes pour ceux-là qui avaient travaillés aux décorations et dont le zèle désintéressé montrait combien haut ils prisaient les bienfaits de la visite épiscopale, et quel prix ils attachaient à l'ornementation faite en l'honneur du représentant de Jésus-Christ parmi nous.

Dans le mois de février 1874, laneuvaine de St François Xavier avait lieu à Tlsle Verte.

Di.sons de suite que le Père Augier Oblat de Marie Immaculée, qui prêcha alors la neuvaine dans la paroisse possédait le don d'attirer les cœurs et de convertir les âmes. Ces apôtres ont une voix à nulle autres pareilles et leurs accents trouvent pour ainsi dire de suite, le chemin qui mène droit au cœur de chacun de nous. Toute la Paroisse suivait donc les exercices de la neuvaine avec dévotion et avc" zèle, ne voulant pas perdre une

seule (le ces paroles tombant des lèvres du Ré v'é rend Père prédicateur. Des liens multiples semblaient unir le< âmes fidèles à celle de l'apôtre dévoué venu de loin pour prêcher la parole sainte. Une communauté de sentiments sympathiques réunissait ensemble le prêtre et la foule, orateur et auditeurs.

Le 27 février, un vendredi au matin, le Rév. Père Aug'ier monta lentement les marches de la chaire de vérité. Ses traits avaient pâli et la blancheur mate du marbre jetait sur sou front un voile funèbre, signe avantcoureur d'une catastrophe sans nom II parla, comme toujours, avec grâce, avec onction, avec chaleur même et termina son sermon par un " au revoir " énergique qui plana sur la foule comme un glas funèbre. Il y avait des larmes dans l'assistance et plus d'un, frappé de l'accent étrange des dernières paroles du prédicateur, sentit que le froid de la mort allait glacer, prête pour le ciel sans doute, une âme d'apôtre, une âme de Saint. Descendu de la chaire, fatigué, le front couvert d'une sueur froide, le Père Augier alla se jeter dans son lit au presbytère, cherchant dans le sommeil un repos pour ses douleurs.

le calme pour son cœiir malade. Hélas ! oui, il devait y trouver le repos, mais celui de l'éteruitô bienheureuse après lequel il aspirait comme le cerf altéré, après la fontaine d'eau vive.

L'heure du dîner étant venu, on alla réveiller le Eévérend Père. Son corps avait déjà la rigidité du cadavre. Il devait être mort depuis une heure environ. On ne se hgure pas l'étonnement du persouel du presb^'sère et la douleur et la consternation du peuple lorsqu'aux exercices de deux heures Mons. Ladrière annonça la mort soudaine et foudroyante du Eév. Père Augier.

Ce fut comme un long et douloureux sanglot comprimé dans toute la nef. On y pleurait à chaudes larmes et sans respect humain, tant la douleur était sincère et vraie.

A l'Isle-Yerte on a toujours conserver le souvenir vivace et poignant de cette mort subite en pleine retraite dans un temps de pénitence et de mortification. Bien plus les fidèles se sont disputés les lambeaux de sou humble soutane et plus d'une famille montre avec orgueil un morceau du vêtement du saint thlat de Marie Immauulée mort au

champ d'honneur '* alors qu'il faisait îa moisson dans la vigne du Seigneur."

Cette mort eut du retentissement et fut la cause de bon nombre de conversions dans la paroisse.

La mort du juste est un rayonnement.

Au mois d'octobre, l'Isle-Yerte perdait le Révd. M. Ladrière. Il allait, en qualité de missionnaire, travailler au salut des âmes chez nos frères les canadiens-français exilés aux Etats-Unis. Notre plume est impuissante à dire tout le bien que nous voudrions de ce saint prêtre, obliger de s'exiler pour des considérations dont seul il était le juge et la douce victime.

Que dire maintenant de l'orateur sacré ? Jamais ki chaire de risle*Yerte n'avait entendu de voix plus sympathique, plus touchante, plus pénétrante. Le timbre de sa voix était de crysta! ; le geste, chez lui, était noble et gracieux, arrivant à point pour donner plus de relief à la phrase et faire tableau. Le style, toujours simple, ne manquait pas pour cela de grandeur. Il puisait dans son âme aimante et dans son cœur plein de zèle des flots d'éloquence émue qui r.p

restaient pas sans effet. L'idée, nette, concise, ne se noyait pas dans une mer de paroles inutiles. Le but était entrevu, il fallait y arriver de suite et il y arrivait en véritable orateur qui oonnait son sujet et se sent aimé de la foule pieuse qui év.-oute.

M. Augustin Ladrière était un des prêtres les mieux doués du clergé canadien. Aussi son départ pour les Etats-Unis fut-il sensible à tous. Longtemps on espéra qu'il resterait à sa place aim?e, m lis il fallut se rendre à l'évidence le jour où le cœur brisé, la voie pleine de sanglots, les yeux voilés de larmes bien amères, il fit ses adieux à la paroisse. Il partait, vénéré, béni de tous, emportant les regrets inconsolabels de toute une paroisse qu'il aimait autant que chacun l'estimait et le vénérait.

La vie de missionnaire n'était pas faite pour lui aimant l'activité circonscrite à un lieu déterminé. Il succomba à la tâohe trop ardue de visiter tous les centres canadiens. Malade plus du cô:é du cœur xju'autrement, il revint au Canada, mais pour mourir trop tôt curé de Notre-Dame du Sacré-Cœur, près de Eimouski.

Une belle intelligence qui s'envolait. Une voix d'or qui se taisait.

Le Révérend M. C A. Winter, pre?nier chanoine derisle-Verte. (1875-1882)

Mons. Winter arrivait dans la paroisse précédé par une réputation d'orateur bien méritée, d'homme de progrès, rempli de zèle pour le bien des âmes et dévoué entièrement au bien-être de ses ouailles. Il sut rester à la hauteur des idées qui l'avaient devancé dans la paroisse et ne démérita pas aux yeux de ses paroissiens.

Deux mois après son arrivée dans la paroisse, il appela auprès de lui le révérend Père Charmont, des Frères Prêcheurs (Dominicains), en congé, pour cause de santé, à Rimouski et lui confia la tâche d'ériger solennellement la confrérie du Saint Eosaire.

Le révérend Père, dont l'éloquence entraînante et pleine de feu est bien connue,ne se fit pas prier pour venir et le 2 de décembre 1805, il arrivait à l'Isle-Yerte, ouvrant les cérémonies par un discours des mieux pensés et des mieux dits. Plus de la moitié de la paroisse, dorilo n 1 :

voix de son pasteur et du révéreud Père prédicateur s'enrôla sous la sainte banière du Rosaire, récompensant ainsi généreusement les efforts des zélés promoteurs de l'œuvre sainte.

Puis ce fut le tour des confréries de la Ste Famille en 1876 et de St Joseph et du Très-Saint et Immaculé cœur de Marie destinées à faire tant de bien dans les paroisses.

Nous le disons hautement : ces confréries, véritables régiments religieux où l'on s'enrôle à tout âge, sont un rampart contre le mal qui envahit le monde. C'est le cordon sanitaire contre l'envahissement des idées qui sont de ce siècle qu'on nomme " Le siècle du Progrès. " C'est le bouclier invulnérable qui nous défend des attaques subites et souvent répétées d'un ennemi qui veille sans cesse " et rôle autour de nous comme un lion prêt à nous dévorer. "

Le 19 juillet de cette même année 1877, Mgr Langevin faisait sa troisième visite épiscopale à Tlsle-Verte.

Cette visite de Mgr Langevin avait lieu pendant les vacances de 1877 et le ciel se mil de la partie pour aider à faire à notre Evêque une réception digue de lui et de Celui qu'il

représente ici-bas. Il y eut le soir procession des jeunes gens aux flambeaux, feux de joie tout le long de la côte qui surplombe pour ainsi dire le village. Enfin ! on multipliait les démonstrations de sympathie pour Mgr qui se sentait réjoui se royant aimé de son peuple.

Ces visites reviennent tous les quatre ans au milieu des paroisses et l'on a beau vieillir, on y trouve un charme toujours rajeunissant, un plaisir sans cesse renouvelé. Cela nous aide à remonter le cours des ans en arrière et l'on se revoit jeune et l'on se revoit joyeux : cela suffit pour mettre une goutte de joie sincère, un rayon de soleil lumineux dans notre vie.

Mons. Winter, homme de goût et artiste à ses heures, trouva moyen d'orner l'église paroissiale de manière à satisfaire les plus exigents. Il fit faire à l'intérieur du temple des réparations magnifiques qui donnèrent plus d'élégance à l'ensemble du chœur. L'Isle- Yerte possédait déjà les statues de la Sainte Vierge et de St Joseph, Mons. ^Tinter voulut y joindre Ste Anne et St Joachim. Il parla de son projet qui n'était pas cependant irréa-

lisable, et après plusieurs collectes et des dons généreux, il eut le plaisir d'annoncer en chaire que Mgr Laugevin bénirait les nouvelles statues de Ste Anne et de St Joachim. En effet le 7 août 1881, Mgr Langevin, en visite pastor^^le à TIsle-Terte. installa solennellern;-nt les deux magnifiques statues dans leurs niches élégamment faites, et de nos jours nous pouvons admirer de chaque côté des autels lattéraux les quatre statues artistiques qui sont un ornement pour l'église de risle-Yerte.

vSous le ministère de Mons, Winter trois morts vinrent jeter l'émoi parmi la population risle-Yerte.

Par un temps alfreux de bourrasque violentes, le capitaine Joseph Levesque de Tlsle- Yerte, voulut rejoindre l'équipage qu'il commandait à bord du bateau-crieur (Floating Light) trois mille en bas de l'île-Rouge. Malgré les conseils empressés de ses amis intimes, il partit pour la haute mer, seul en son vaisseau fragile. Tout alla bien jusqu'au détour de risle où le vaisseau commençi à fatiguer à la mer. Le capitaine Levesque paya

d'audace et voulut résister aux éléments conjurés.

Malheureusement, le capitaine Levesque, quoique capable et habile comire marin, se trouvait seul pour faire la manœuvre et il devait périr victime de son imprévoyance et de sa témérité. Une vague énorme, poussée par un vent de sud-ouest violent, vint engloutir la chaloupe qui disparut avec son conducteur au fond du fleuve d'où ils ne sont jamais revenus ni l'un ni l'autre.

Puis ce fut le tour de son frère, marin lui aussi, tué accidentellement par son propre fusil, un hiver qu'il était allé à la chasse sur le pont de glace entre l'Isle-Yerte et la terre ferme. Son corps ne fut trouvé qite le lendemain, un chasseur a^^ant été attiré auprès de la pauvre victime par les aboiements du chien qui n'avait pas voulu déserter le corps de son maître.

Triste trouvaille et plus poignante encocore la mission du prêtre chargé d'annoncer la terrible nouvelle l'efFrayant épreuve à la famille éprouvée.

Ce n'était pas ass.^z ! dans le mois de juin de la même anné?, un parent des deux

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