CHAPITRE TT
Les premiers seigneurs de l'Ile- Verle.—Le premier seigneur résidant (1711).
-Le rôle que les Ssigneurs étaient appelés … | à jouer sur ce 80] d'Amérique, puis cuil y avait obligation pour eux de faire défricher : par les colons l'immense étendue de terrain
La
qui leur était accordé par le roi ; leur mission providentielle pour l'avenir du Carade: cette Nouvelle-France jeté: comme une semence en terre sur les rives du St Laurent ; —leurs efforts—les uns patriotiques et désintéressés tout à fait, les autres entachés d'intérêts personnels et pécuniaires—pour promeuvoir. Ja colonisation et l’agriculture ; tout cela les identifie à l’histoire intime de chaque paroise bâtie le long du fleuve en bas comme en
aut de Québec ; tout cela les rend pour ainsi dire inséparables des principaux faits i impor#" lahts qui se rattachent au début, aux originés 1nêmes de ces Paroisses dont ils devaient être
les préraiezs pionniers, | ce!
Leur influence sur les destinées dehotre d'êt
pays devait étreset a été en effet trè8 grande | ble —trop grande même diront quelques uns. à
pos Mais en revanche, et comme une ample com- gne pensation dans la balance, combien de dé- jus Youement caché, d’abnégation sincère, de lén zèle et de désintéressement dans l' œuvre eu * générale de la part de certains de ces hommes act
de cape et d’épée—fils de bonne famille pour À “à - la plupart, de grande et haute noblesse, la D ss - fine fleur de la. chevalerie française du dix-
£ septième siècle, désertant leur beau ciel de
Ce
sion cette
France, de N ormandi 1e ou de Provence pour.
venir fonder au Canada, une Wrance plus
nr jeune, une colonié nouvelle destinée à deveeurs
s nir un des plus beaux joyaux de la couronne ne à D D.
a du royaume France ! me ae Les seigneurs étaient pour ainsi dire les we > administrateurs de la justice en ce pays. Fire Hommes de scie .ce, et lettres comme tous Fear les nobles de cette époque de raffinement re littéraire, les Seigneurs n’en étaient pas moins insi
| de valeureux officiers ayant fait. leurs pre RO ves sur maints champs de bataille.
inés | Le roi de France, ayant délégué #1 es a à être | poüvoirs au Grouverneur et à l'Intendagit a |
| ce pays—associait à ces derniers} capables à ore D d'étre tout à tous et d’admini strér convenande À biement Ja justice. dans.toute l'étendue des : ARS possessions françaises en Amérique, les sei-… PE gneurs:chargés de haute, basse et moyenne dé- justice dans leurs domaines respectifs, dans.
de leurs Séigneuries. Ils étaient donc des délévre gués du pouvoir supérieur, soumis dans leurs Res actes et leurs arrêts aux décisions du Gou- 4e our verneur devant lequel il y avait toujours à 18 moyen d'appel. Alors comme anjourd'hui he Sa on pouvait aller en Révision ou en appel,
Les Pons M. J. H. N Richard,
NS
avocat de Sherbrooke, dans sa conférence du 18 mars dernier publiée sur ‘ La Patrie ” du 3 avril 1.88—n'éta'ent en réalité que des agents de colonisation, dont le premier devoir était de peupler et de faire habiter la colonie—comme on disait alors pat autant | . de monde possible. Ils étaient bien plus PU N préoccupés à défricher et à faire défricher des domaines dont. les redevances étaient à enir jusqu'à exercer leurs droits &e hauts usticiers.” ,- ; | Sans partager en tout point l'opinigff | du savant conférencier, nous admettons due . les séigneurs étaient, en réalité, de véritables agents de cù onisation, mais quels que soient les motifs qui les guidèrent alors, leur œuvre n'en reste pas mMoitiSwgrande.et digne de ‘Jouanges aux yeux de la postérité éclairée.
Il nous faut donc admettre que les résultats admirables obtenus par ce système féodal qui n'était qu'une faible image, une imitation mitigée de celui exercé en France, doivent - l'emporter sur la considération mesquine . des motifs qu'avaient en vue les seigneurs … du pays en peuplant leurs domaines pour les faire défricher et partant s'enrichir euxmêmes.
» sauvage et des animaux indoptés et férotes,
ah Va
Une chose certaine, c’est que les colon 8 conduits par les Seigneurs, se massaient pour ainsi dire dans un domaine déterminé, défrichaïent le sol fertile et plein d'espérance, bâtissaient une demeure, se créaient un | foyer, une famille et ne tardaient pas à
élever un temple au Seigneur-Dieu, leur, ferme soutien aux heures d'accablement et 4 de désespoir, de doute et d'incertitude. C’est, ainsi qu'en peu d'années, on voyait surgif, en pleine forêt, naguère retraite assurée ; du |
un village prospère, plein d’entrain et d'acti- Ÿ vité, uu iLlige heureux, souriant à lvenir et donnant, dès le début, les plus belles espé- | rances que le temps n’a :presqu déçues;ni détruites entièrement. ” Voilà l'œuvre des Seigneurs ! 1 Il y avait bien la rente à payer, la corvée à faire il y avait aussi à se soumettre aux . . droïts de banalité que tout le monde connait | mais comme le dit Benjamin Sulte ‘“ ces mots n'avaient pas du tout la signification qu'on leur prêtait en France et les cencitaires n'eurent jamais à se plaindre des exigences à de leur SERRE "4
7e 2E PES à k NÉ EP ; AU: PESTE 2 ERREtr, PR ra PRE Lo EE ae a A RL LOC RTS ARE FREE FÉES 2 2 eg ms = Lun 2. om RE :
om RS ue
=! L'idée donc de concéder des terres sous la condition expresse d'y faire “ tenir feu et lieu ” par des colons chargés de déboiser les terrains concédés, de défricher le sol et de commencer l’œuvre gigantesque de la colonisation sur les bords du St. Laurent, est une idée immense et magnifique. Elle est digne du grand Henri IV, et bien à la hau- L teur des idé:s administratives de Richelieu, cardinal de génie dont la France peut re fière à bon droit.
C'est lui qui, le 29 avril 1627, fondait lag “ U L ou à Cent Associés ” qui dans Vespadé
ançais et catholiques. Et dést cette SOCIt n ire qui eut, Æ pre- | | l le con-
‘à ut du Ton ou dti ns enr être . colonisés le plus tôt possible. Cette méthode a fait des merveilles en ce pays, donnant à la » CRroe une colonie sans-rivale sous tous kes
un commencement sure une “Phadoe en FR inia Lure, belle et grande fille digne de la - mère, se mirant dans l'onde des lacs, des riviè- 7 et [ae fleuve géant qui lui baigne les ei
“ Nous voyons dans les Seigneurs—dit Ë Benjamin Sulte, —des fondateurs, des travailleurs, des patriotes. |
de Tout le dix-septième siècle est employé olo- utilement par ces hommes dévoués ; iléclair-
est cirent la forêt, ils créèrent des établissements
est stables, ils exécutèrent en un motse que le in roi ne veut pas faire, et ce que lescompagnies 4 | # | privilégiés eussent dû accomplir comme elles eu
y étaient oblizées par leurs chartres.” C’est à leur conduite valeureuse en tem \ de guerre qu'ils devaient ces concessionsf n générale dont ïls se faisaient un titré de gloire et ce n’est pas d’eux assurém t que le poète a dit : |
ls sauvaient la débauche à f
8 nent dévoués à nôb%e sainte D oe comme ils étaient soumis à leur roi bien aimé.
Ils en donneront des preuves le jour où -… il leur faudra prendre les armes contre l'en memi commun, l’envahisseur du sol : les Anglais! Ils se grouperont autour du va: À leureux et héroïque chevalier de pr me | . : pour s’ensevelir avec Jui dans les plisglorieux dé drapean ER qe lisé qu'une courtisante. |
= # Le Fa ss æ à + :
nr 58 2 éhontée, qu'un prince malheureux et coupable abandonneront, sans aide et sans secours,
sur le sol du Canada.
AN Hélas ! le “ Hideux sourire de Voltaire ”’ comme disait ce pauvre Alfred de Musset,
= avait passé sur eux, détruisant ce qui restait
encore d’honnête et de bon dans leurs cœurs.
Que leur importaient à eux—plongés dans l’enivrement des grandeursénervés dans s flots de la luxure et du désœuvrement, … Que leur PABOTIAN à eux ces “ quelques arpeñts de neige”—qui empéchaient le roi dd
| 1 Honte | cria le peuple aitele.
cria l'avenir vengeur et ces tion pèseront éternellement sur leurs mémoires. sur leurs tombes.
Ces revers étaient prévus dar les secrets
de la Providence. Nous devious passer au
À creuset des épreuves où les peuples et les
|. individus retrempent Jeurs forces, leur éner-
- gie, leur courage, et montrer ensuite à la face
du monde étonné ce que peuvent l'union et
les vertus sociales aux heures de luttes décies sives.
E ST aies d à à
LE Ar
g tr, N"
cette paroisse de l’Tsle-Verte.
ayant âge de vieillard—soixante-dix ans-— - ||
seigneurie de l'Isle Verte, fait au Château Bt 4
ST
. Mais n'est-ce pas la destinée humaine?
N'est-ce pas là toujours l’éternel phénomène
Qui veut que tout s’enfante et vienne dans les pleurs? Le froment naït du sol qu'on déchire; les fleurs
Les pius doutes peut-être, éclosent su. les tombes; L'Eglise a pris racine au fond des catacombes ;
Pas une œuvre où le doigt divin s’est fait sentir
Qui n'ait ua peu germé dacs le sang d’ua martyr. (1)
Voyons maintenant dans quelle seigneurie se trouvait l’Isle-Verte et quel fut le 4 premier seigneur de cet endroit, (C’est. pour aiusi dire la base de l'édifice ; c’est le point de départ dans ce trajet à à travers les dates et les évènements qui constituent Phistois Fr
Nous avons sous la main un doëument |
quinous dispense d’avoir fecc tres et» documents. concernant da nure pen 7 riale. Ce document très utile est un acte de || “ Foi et Hommages—” au roi (George III) de | Régis Garon, seigneur pour une partie de la L:
state à Québec, en 1818. D UE | : Nous y trourons non RE des. l dates mais l'étendue de terrain des premières 1#
(Dh Fréchette. ‘ La Lits d'un peuple sh un | | volume grand in-2 822-929 pps Paris à la librairie tusties: “+ {
L' MARIA "RE “à
140,8 FF PAl AY DE Mn 1
CN D OO TN EUR DOM HART PAR EN Le TONER 7° Ki PL) bee OUT AT LE LAN" A x Al RL E
à a Put Ÿ 4 AE Po Ya ÿ # Ce jh # NA
4 de LL! M IRAN MNT 4 , ALP 4
+ mé Mes PR TUNER hs La * * The
La, LI CER TON + DOP LE TEA F nÙr