‹ L'Isle-Verte (St. Jean Baptiste) [microforme]Chapitre 11 sur 51 · AN · texte numérisé non relu

AN

= 60 . Concessiôns, ainsi que le nom des

aaxquels elles ont été faites. Di O'est: ici Qu'il conviens de se rappeler que l'Isle-Vorte est séparée e . par-la Rivière-Verte qui € = Milieu du Village : c'est elle

seigueurs

quelques ärpents,

urie sous 1: nom de S'eurie de l'Iste. Verte ”

L'Y eut d’abord une aite par MM. de LaBa

2e Première concession F TT, Souverneur, eff

Intendant au Canada, le 17 avril | le “ ils accordent aux Sieurs et d Artigny une éteñdue

ès..et. bois, dé front

sur deux lienes de

depuis

Verte du

à vis les dites deux à ju: qu à la dite Isie-Verte ‘icelle même

:.» PAT eux, leurs hoirs

et ayant ( cause à toujours, en toute propriété à titre de fief et Seigneurie, de faire tenir feu et lieu sur les concessions ; de conserver les bois de chêne et de donner avis au Roi des mines où minéraux si aucun s’y trouvent.

Cette seigneurie s’étendait à l’est de la Rivière-Verte ‘“ en descendant le fleuve ”

comme dit le titre de concession et gagnant. #

les Trois-Pistoles: Elle comprend deix keges d'étendue.

Les premiers seigneurs de l'IsleVrte

\ furent do:ie Messieurs de La Cordonnière. et We

wl'Artigny, denx nobles dont nous necon- |

sissons pas l’histoire. rue F = ce el chercheur infatigable que rie é ni he rebute, serait pout-êtré

ht restait le ES a de la Rivière .

Verte qui n’était pas encore concédé. Il ré |

avait là une vaste lisière de terrain qui | s'étendait depuis la Rivière Verte jusqu’à la | ligne limite des concessions faites à M. dela |h Chesnaie, deuxième ‘seigneur de la Rivière du Loup et second possesseur de la seigneu .

| rie 13 Parce ou Du Parc. ee. :

Len deux seigneurien de la Rivière du su)

& LS J - S.à siiét és. dant où an dan “ *e Ta Te ON OU PCR 1 RE UE De PE PP > dE ds à x) ÿ Ÿ 2 LA ts M GE Un #6 opus plie à flv Ai 7 an à de NS AT DU PEN COR QE TER je fn: FERRER AE A TN RE à NN 1204 :

j ; h «in NE a 4 Me

— PNY a" Loup et Le Pare concédéss À l’origine à MM.

Dionis et Le

dans le Domaine de l'Etat et Concédé:s de

nouveau en 1675 à Aubert de là Chesnaie,

Ce dernier était done propriétaire de l'éten-

due de terrain qui s'étend depuis la Rivière

du Loup j1squ'aux dernières terres de Cacou-

| na près de l'Isle Verte 2? Ilrestait alorstout le Lterrain à partir de la limite des concessions La hésnaie à venir jusqu’à la Rivière Verte.

\ Aussi en 1689 Je 5 avril, les sieurs de

D onville Gouverneur Général et de Chanm-,

Pigny, Intendant; accordaient aux Sieurs*

d'Artigry (déjà propriétaire de deux lieugs

de terrains, à l'est de la Rivière Verte) Let Lachesnaie- -“Fétendue de terre qui peut se

. ntré leurs concessions suxtle dit

1 fleuve—avec deux liènes de * Profondeur, de

+ laquelle étendue ils jouiront par moitié —

savoir—le dit Sieur d’Artigny de celle qui joint la Rivière Verte et les îles et. battures

| ui peuvent se rencontrer Yis-à-vis, comme

aussi le dit Sieur La Chenaye de l'autre |. moitié, avec. les islets et. battures qui 8e . Peuvent se rehcontrer vis-à-vis... la dite

+ Parc en 1678, étaient rentrées |

moitié par moitié la lisière de terrains qui 8e

"de la Cordonnière et d’Artigny en

‘de. ses successeurs. Donc lé

tn, MT C'est-à-dire que le roi leur concédait

de à séparer leurs concessions respecti- ‘Le Sieur d'Artigny se trouvait done .

Sdfétioht de trois lieues de seigneurie—deux lieues à l’est de la Rivière-Verte et une lieue à l'ouest:—C'est cette étendue de terrain qui forme la Seigneurie de l’Isle-Verte.

Plus tard un brevet de Sa Majesté sigré “ Louts ” et plus bas ‘ COLBERT ” ratifiaiÿ et confirmait les concessions faites aux Sieuts.

“donnant le droit de haute et basse justice dans leur domaïne et les exemptant detoute | indemnité ni au Roi Louis XL à aucun | Sieurs de la

Cordotnière et d' it les premiers

tint TEA

du fief de TTsle-V rte comme nous venons | Ÿ û

de le voir d’après les titres de concession.

Le premier mai 1701, Monsieur d’Artigny vendit à Sieur Pierre Denicrt Lano- |} raié, tous les droits qu’il pouvait avoir dans là les trois lieues de la pure de Css nn.

D uiat. Moins de Québec. Mondiale ï a Lanoraie se trouve, par là même, À LêtrR. x

ne did hd de l'Te- Verte. Il ne gerda pas longtemps ses droits, car en 1711, i baï.la la seigneurie à Sr. Champigny, puis l’échangea ensuite, dans le cours de la même . : année, avec J. Baptiste Côté, pour deux terres que ce dernier avait dans l'Ile d'Orléans,

À proprement parler J, B. Côté se trouvé le troisième seigneur de lIsie-Verte. : Plus heureuse que Fraserville qui tomba entre les ains de seigneurs protestants, la seigneurie e l’isle-Verte ne désertait des mains fran-

- hatneyle sectaire. à Oui. c'est,heu. ‘x pour l'isleVerte qui ‘commençait pôur ainsi dire à essayer sesäiles, qu elle ne tombapas-entre les mäins de seigneurs protestants. Partout où les pré.

jugés de race, de secte et de religion ont * passé, l'arbitraire a poussé de profondes racines ét n'a produit que desf ruits bâtards.

” Mais la providence veïilait sur ce petit peuple qui commençait à asseoir les bases de :… l'édifice magnifique que l'avenh glorieux est ||. venu courronner dans la suite. Ælle ne permit pas que son extention et sa vitalité s'arrê-

çaises que pour tomber au pouvoir d’un des {7 à nôttes, canadien-français sans préjugé, ni

Éoni EDRE

tassent en chemin. S'ils parut à certaine heure des obstacles sérieux c'était pour fortifier les courages en ne leur laissant pas le temps de s’énerver et de s’amoindrir dans un repos fatal, Jean Côté succéda à son père qui était le premier seigneur résidant à l’Isle- Verte au manoir seigneurial bâti près de la rivière, et en 1778, Jean Côté abandonna à ses frères et sœurs, la partie ouest de la

Seigneurie de lIsie-Verte, connue sous les

nom de “ Villeraie.”’

Régis Graron au moyen de titres ma tiples de ventes, Baux ou échanges, devint, à son tour, seigneur pour cette partie seigneuriale de l’Isle-Verte et rendait “ foi et hommage au Roi ” en 1818 à Québec. * Deux ans plus tard, François Blanchet; * Docteur en médecine de la cité de Québec, faisait vendre les droits de Régis Garon par le Shérif qui était alors M. Philippe Aubert de Gaspé, dont le noniétait bien connu.—Le fief, mis aux enchères, fut acheté par Louis Gauvreau, ex-député et marchand de Québec,, pour la somme ds quartorze cent dix piastres, (#1410.)

En 1822, Louis Gauvreau mourait au faubourg St-Jean à Québec, laissant à Louis

ss “00 ‘de

à l’ouest-de la rivière, comprenant une ‘éten- -due de terre de plus d’une heue. Aujourd'hui, Louis Narcisse Gauvreau, ex-membre du conseil d'agriculture et greffier de la Cour -de Circuit de l’Isle-Verte se trouve à être seigneur‘pour la partie achetée par son pere en 1820.

| Quand aux deux lieues à l'est de la rivière ha partie la plus importante, elles devinrent

la propriété de Barthélémy Côté, succédant à

dant a manoir, Louis Bertrand, ex-député, baïMHa la seigneurie de Barthélemy Côté, et -aujourd'hui Charles Bertrand, de la société iale. Charles Bertrand & Cie ” se trouve seigheur, par succession, dé la sei- ‘gneurie propre de l'Isle: Verte; c’est-à-dire des deux lieues à l’est de la Rivière-Verte.

Voilà l’histoire, toute l’histoire passa- “blement confuse de la“tenure seigneuriale ” .. en Ja paroisse de l’Isle-Verte.

… Le rersuvellement d'hommes résumant ‘en leurs personnes toûte lautorité sur les concessions de terres et devenant, par la même, le point de départ, la cause première de

ét Olivier Grauvreau, ses deux énfauts, le fief

Jean Côté l'héritier du seigneur primitif résis.

tout progrès, de tout encouragement et de toute force, ce renouvellement d'hommes, disons-nous, n’était pas de nature à développer avec plus de vigueur le mouvement généreux qui s'était emparé des colons pour défricher le sol, et avancer l’agriculture sur les terres. Au contraire, il dut enrayer tout progrès marquant et retarder d'autant l’avancement de FORPROEEES sur les bords du fleuve.

Hélas’! tous né comprirent pas lent io devoir en pareille occurence ; tous ne surent pas rester à la hauteur de leur position sociale en n’accomplissant pas ce que le.

Canada était en droit d'attendre dè leur

vaillance, de leur esprit d'initiative . et de

leur cœur.

Nous ne voulons pas croire que le découragement fut pour quélque chose dans cet oubli des premiers devoirs que leur imposait leur charte. Non:car le patriotisme seul, à ces heures de pénible oubli, aurait

été: de nature à remonter leur courage et leur

mettre plus avant, dans le cœur l'iate désir de travailler à l'accroissement, à l’ag an-. dissement de leur patrie adoption la Nouvelle- France !

Mais qui sait ? Leur âme ardente de chevaliers ne s'attachait peut-être pas à ce sol ingrat qui demandait tant de sueurs, de peines, d'énergie et de moyens, pour donrier quelque espérance d'avenir au moins dès le début.

Heureusement pour lIsle-Verte, les seigneurs de cette partic du pays ne furent pas trop oublieux des devoirs que leur im-

posait leur charge. Ils ne vinrent pas s’éta-

blir ici, eux-mêmes depuis 1684 jusqu’à 1711, Mais ils surent du moins conserver leur

domaine en faisant tenir dès l’origine, “ feu et lieu ” sur leurs concessions de terrains,

comme nous le verrons plus loin.

L'Isle-Verte et les missionnaires.—Les Pères Henri Nouvel, Ambroise Rouillard et de LubB:sse.

| Ce chapitre, d'une importance capitale, est une introduction à celui qui va suivre et où nous traiterons de l’œuvre des colons ; car on ne peut raisonnablement séparer ce qui est aussi étroitement uni dans les annalès de notre histoire : les missionnaires et Îes

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premiers habitants du sol en Canada. Il y a plus de deux siècles, l'église du Canada était encore son berceau ; mais comme il n’y avait pas sur ce sol libre d'Amérique, d’empereurs romains pour la forcer à descendre aux catacombes, elle se développa avec une force et une vitalité dont on ne peut trouver le secret que dans la divinité de son origine et de son établissement icibas.

Néanmoins que d'obstacles ne se dres+ sèrent pas de partout commes des barrières infranchissables ? Les pauvres missionnaires voyaient s'élever devant eux des difficultés énormes à soulever, des obstacles impossiblés en- apparence, à contourner. Pas de communication, si ce n’est pas la voie dangereuse du fleuve , incertitudes dans leurs recherches à travers les forêts poursuivant la conquête des âmes au risque même de leur propre vie ; mille et un dangers à courir dans ces vastes solitudes, livrés à toutes les intempéries des saisons, à la maladies, aux misères, à la famine, à la mort.

Combien de fois ne se virent-ils pas abandonnés à leurs propres forces, seuls,

cn Las

privés de tout secours, n'ayant plus qu'à mourir.

La clameur se déroulé au fond des solitædes,

Et le missiounaire écoute, soucieux !

Le grand cris de la vie épandu sous les cieux !

Mais qu 'importaient aux missionnaires ces obstacles multiples semés sur leur voie et qui devaient se fondre devant leur zèle et leur À amour pour les âmes comme ces brouillards

; Aident pas à dissiper en les absorbant. Les

âmes à satver ! Que leur importaient, après cela, les mille et un fantômes se dressant devant eux tels que le froid, les privations, les misères, l'éloignement, la solitude, les tortures et la mort même !

Les missionnaires toujours à la recherche des sauvages ont, les premiers parmi les blancs foulé le sol historique de l’Isle-Verte, les premiers, ils ont fait retentir les forêts qui s'étendaient d’abord jusqu’au bords du fleuve, des joyeux cris de reconnaissance au . Seigneur pour la plus grande gloire duquel ils se dévouaient, selon le magnifique dévise sé “ Ad mag nan Dei gloriam ” que tous nous . connaissons. en

missionnaires ne voyaient qu'une chose : des.

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MARS à Op un

Ecoutons le barde ‘anadien—dans son

hymne ‘“ Religion et Patrie ” que nous trou-

vons à la page 51 de “ Au Foyer de mon presbylère ”

A travers l'Océan son zèle ici l’entraîne:; : 4 A peine il a touché notre plage lointaine, Que son cœur paternel se revêle au colon.

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