on ‘avait-il pas ce sanctuaire béni pour conso
| lation ? Ne devait-ii pas y aller retremp:r ses
comme la nature elle-même avec laquélle 11 ‘était en contact journalier. Et quand le mis-
forces et remonter son courage faiblissant ?
Le soir venu, quand les rudes travaux de la journée étaient finis, il devait être beau de voir se diriger vers l’humble temple du bord de la grève tous ces colons au teint hâlé, à l'écorce rude mais à l’âme bonne. Ils allaient prier Dieu,simplement, sans ostentations, säns hypocrisie et surtout sans luxe. C'étai talors #75 le temps où la foi ne se mourait pas dans le Je
âmes, et le respect humain était encore attar-
dé sur d’autres plages éloignées. On y priait bien : le cœurétait foncièrement bon et grand
Sionnaire arrivait au détour de l'ile, on s’empressait d’orner le sanctuaire. On y entremélait sans arrière pensé: l’éteudard de la croix et le drapeau fleurdelysé. L'érable, par sa verdure, y reposait agréablement les yeux, et l'autel, illuminé, resplendissait de tout. l'éclat des milles et un riens &ssemblées pour réhausser l’ornement du saint lieu. a Le missionnaire, joyeux de se retrouver au milieu de ses enfants, heureux de la protection du ciel qui l'avait conservé à travers | bien des écueils, rentrait so'ennellement dans :
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le temple dont les lambris humides retentis- . saient du chant du Te Deum qu'entonnaient vingt poitrines robustes comme les plus vieux ormes de la forêt. Quelle sérénité communicative sur tous les fronts ! Que de cœurs op pressés ! Que d’âmes se dilatant dans les . étreintes d’une joie mal contenue, d’une allépresse bien visible, trop visible même pour - me pas être sincère. Il uous semble les voir fr ces hommes recueillis et prosternés sur la 4 dalle du temple, à l'heure solennelle où Jésus vivant descendait de l’autel à la voix du prétre. IL nous semble éntendre ce bruissement.
doux des lèvres récitant le chapelet, mêlé au mystérieux bruit des flots se brisant sur le rivage et qui parfois venaient mourir au seuil même de la chapelle.
| C’est dans cette chapelle bâtie au bord . - de la Rivière Verte que les missionnaires de + Tadoussac vinrent faire les pieux exercices … de la mission. Mais la vétusté commençait à faire son œuvre de dilapidation , le vent la la pluie, les eaux et la glace au printemps, “ne firent plus bientôt de la première chapélle … de l’Isle-Vérte qu'un amas de débrisinformes. à den était ipossibie de demeurer sans temple.
culte même sous M. Leclaire, le premiér …
D'ailleurs, le nombre des colons augmantait d'année en année et l’on sentit le besoin de se construire une chapelle plus spacieuse et mieux située que la première.
Cette partie de l’Isle-Verte qui descend vers les Trois-Pistoles se défrichait senstblemént ; le colon gagnait du terrain chaque
jour ; la forêt se déboisait rapidement sous #4 les coups répétés des infatigables défricheurs # …
il devenait donc nécessaire de centraliser 14
mission en élévant un tempie là où le plus - :
erand avantage venait s'offrir, là où tout concourait à le rendre possible et stable! Au lieu de rebâtir près de la rivière, on construisit.le nouveau sanctuaire à quinzesou seize:
arpents de là, en descendant vers les Trois-
Pistoles. L'endroit qu’il occupait est uu sud du chemin en face du cimetière d'aujourd'hui. On ne trouve rien dans les archives au sujet de la bénédiction de cette seconde chapelle.
On ignoré même ha date de son ouverture au culte religieux. Elle servit au curé Auclair, au Père brie à M. Trutaut, au Père de LaBrosse et à M. Charles Grenest.
Elle exista jusqu'en 1789, ayant servi au. 4
missionnaire résidant à l’Isle-Verte, Ainsi donc la première chapelle à l’Isle-Verte était au bord du fleuve et la deuxième au centre mème du village actuel Toutes deux n’ont pas de date fixe, quant à leur ouverture au culte, mais nous pouvons dire que la deuxième chapelle existait en 1798, ayant servi à messieurs Leclaire, Pâquet et Urenest.