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part, lIsle-Verte resta sans missionnaire pen
dant un an. En 1806 M. Charles Hott, ancien curé de Kamouraska et missionnaire de Ste Annèé des Monts, vint prendre la desserte de l'Isle-Verte,
Il arriva à point pour y recevoir Mgr Plessis, d’illustre mémoire, qui venait faire la deuxième visite épiscopale al'Isle-Verte. Mgr Denaut venait à peine de mourir et Mgr Plesà 8is, son coadjuteur avait été choisi par la Cour . de Rome pour le remplaéer sur le siège de Dusheo.
1 L'Isle-Verte, avec sa chapelle toute neuveet son presbytère récent, était nullement en peine pour recevoir son évêque et, comme en 1798, on y fit royalement les choses, avec moins d2 fatigue peut être mais avee le même
- cour et le même zèle. :
M. Hott était le cinquième missionnaire + avec résidence fixe à l’Isle-Verte ; après six ans de ministère il fut remplacé par M Joseph . Lacasse en 1813,
HE est une date dans l’histoire de notre pays que nous ne voulons pas passer sous … silence. Ilen est même deux, la dernière
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n'étant mise au tableau que pour donner plus de relief à l’autre : nous voulons parler de 1810 sans pouvoir mettre de côté 1812. 1812 nous semble la corollaire de 1810, lorsqu'on sait quel cœur virilet fort bas sous la poitrine vaillante de tout canadien-français même à l'heure où il faut taire ses sympathies pour se rappeler sa parole donnée sa foi jurée et son alégéance promise comme cela avait eu lieu après la conquête. En 1810, la vieille cité de Champlain semblait alourdie sous le poids p?sant d’une tyrannie systématique et brutale.
À cette heure où l'Europe entière tremblait au moindre bruit venu du côté de la France ; à cette heure où tous les yeux étaient pour ainsi dire rivés sur un seul homme, le.
Grand Napoléon, vaste génie que le temps n’a
pas diminué, respectant sa mémoire malgré
les attaques inqualifiables qui lui sont venues en ces derniers temps de la part de M. Taine
et madame de Remusat ; à cette heure où Ia
perfide Albion luttait sans désespoir de cause
contre les ruxes toutes tailitaires de ce grand” guerrier moderne, ici sur les bords du St Laurent nos canadiens, suspectés dans leur fidé-
lité à cause de leur origine et de leurs sympathies naturelles pour la France rivale de l'Angleterre se voyaient à la merci des actes tyranniques de Craig dont l’histoire a enré.
gistré le nom ignominieux pour ne pas dire plus.
-1 1812 se leva sombre et menaçant. Il y avait la crainte écrite en toutes lettres sur le front de nos émules d'aujourd'hui. On avait « peur des Etats-Unis ; et non pas sans raison,
on redoutait une invasion menaçante. Ii - aHaiït être donné aux canadiens de montrer la
générosité de leur nature et la loyauté de leur allégeance. La milice appelée sous les armes ne se fit pas prier pour voler au combat sous le drapeau anglais. : L’Isle- Verte ne resta pas “en arrière des autres paroisses et fournit son contingent de braves qui vola sous les ordres “de Salaberry, et fit le coup de feu avec les ‘ennemis de la colonie.
À l'appel de Louis Bertrand, Ecr., ia tenant Colonel de milice, plus de six braves vinrent se ranger svus-les drapeaux et partirent résolument pour la guerre. Jls méritent . bien qu’on les nomment ici : ce sont Augustin | Côté, Enen: “has: Côté, Jean Roch Lavoie
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blessé à Châteauguay, Antoine Ouellet, l’ancien bedeau, Magloire Dubé et Jean Côté, ces trois derniers ayant reçu la médaille commémorative de 1812. Le dernier de ces soldats est mort, il n’y a que quelques années : M.
Augustin Paré, Sr.
Honneur à tous ces braves !—1ils se sont ncblement vengés de l’insulte grossière faite à leur sentiment et à leur loyauté par les valets aux petits pieds du Château St Louis.
Cette année de 1810 était aussi une date remarquable par la visite épiscopale de Mgr Bernard Claude Panet dans toutes les parois:
ses de la côte sud du fleuve. Mgr: Panet n'était alors qu'Evêque #2 partibus infidelium, et-aidait Mgr Plessis dans l’administration de son vaste diocèse. Mgr Bernard Claudé Panet; mort archevêque en 1838, était l’ancien curé de la Rivière-Ouelle. M. Lacasse resta quatre ans: à.l’Tsle-Verte, de 1818 à 1817. M. Lacasse est le sixième prêtre résidant. à l'Isle-Verte : toutefois, nous devons ajouter qu'en 1817, il desservait encore Cacouna:.: En 1818, l'Isle:
Verte, antérieure à la Rivière :du - Loup, à n'avait pas encore de-euré, et Cacounaencore :
moins, qui ne possédait alors qu'une chapelle
sans presbytère, MM. Grenier et Noël desservaient Cacouna, mais résidaient à l’Isle- Verte. En 1822, M. Pierre Bourget, le neuvième et dernier missionnaire, arrivait à l’Isle- Verte pour y remplacer M. Noël.
M. Bourget ne resta que cinq années à l'Isle-Verte.—C'était plus qu'il n’en fallait pour se faire aimer et respecter de ses paroissiens. C’est sous son ministère que le meurtre
de Dubé vint jeter l’épouvante dans la Pa-
roisse jusque là paisibie et sans rivalité. Le meurtrier Kennedy, irlandais d’origine, fut
. pris, jugé et condamné à mort. Nous croyons
‘es
qu’il n’a jamais été exécuté. Déporté aux Ber-
mudes, il ne fut plus jamais question de Jui.
M. Bourget était un homme de tact et d’activité. Voyart les progrès de sa paroisse son extension rapide st J” ’oissement de sa po-
pulation,-il fit 1- aarches préliminaires
auprès des autoi. ss religieuses demandant l'érection canonique de l'Isle-Verte.
… Le 7 mars 1825 les habitants adressèrent à Mgr Plessis une humble requête contenant -une foule de considérations dont nous allons
donmer les plus intéressantes :
“Les habitations et terres établies dans
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nées à fallait paroiseurtre la Paité. Le ne, fut Troyons x Ber-
de Jui.
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la seigneurie de l'Isle-Verte, comté de Cornwallis—comprennent une étendue de territoire de trois lieues de front sur deux lieucs de profondeur,—formant 42,636 arpents en superficie , qu'il se trouve dans cette étendue de territoire 866 terres de 8 arpents sur 42— et de plus onze emplacements bornés et divisés ; que sur 366 terres 1l y en a 252 de concédées y compris les onze emplacements, et sont habitées pour autant de familles formant en tout une population de 1050 âmes et donnant 480 éommuniants ; que ce nombre ne peut:
qu’augmenter à proportion du défrichement, tant des terres habitées que de celles qui ne le sont pas encore , que les habitants pourraient fournir au curé qu'il plairait à sa
Grandeur d'envoyer une dime de 140 minots de froment, 26 minots de seigle, 8 minots de pois, 13 minots d’'org : et 50 minots d'avoine, qu’ils ont une belle charelle ouverte au culte
depuis 1800 et ce en attendant mieux—puis ils
conclaaient demandant à Mgr l’évêque de
Québec l'érection canonique de la paroisse
sous la vocable de ‘ St Jean Baptiste de’Isle- : Verte ” cette requête était signée de 90 signataires.