‹ L'Isle-Verte (St. Jean Baptiste) [microforme]Chapitre 4 sur 51 · CR EE · texte numérisé non relu

CR EE

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tle espérons que cette description suffira aux

rge 2 lecteurs pour l'intelligence des faits que nous lle allons rapporter, Cependant, ils nous per- C. mettront de leur faire remarquer spécialement est que l'Isle-Verte est séparée du ‘“ Saguenay ” iS8e dont elle est la vis-a-vis, par un fleuve de ont sept lieues de large, et qu'à neuf milles, de NE- distance de la côte sud, l’île, appelée Ile-Verte, de- M se drese comme une barrière naturelle en ale. Z pleine mer, et que ce n’est que pardessus les sd | côleaux verts et les sommets boisés de l'ile

que nous pouvons jeter un coup d'œil sur

[sle- Tadoussac, dont l’histoire se mêle intimement |} les à celle de l’Isle-Verte pirtans plus: d'un : !| arel- siècle. | iSSe- || jus- .. Nous ne parlerons pas ici de l’île rouge, | | ons À qui se rapproche plus de la côte nord. Elle | ière est située presqu’en face même de l’embou- || lont { chure du Saguenay. |!

C'est un tlot formé de iohas et de débris de la mer. Deux courants d’une force peu :

commune, mais bien connus des marins, la | contournent à toute heure et qu'il fasse calme || plat ov tempête de nord-est, l'oreille entend toujours un bruit de vagues se brisant àtoat

instant sur les roches mousseuses et les galets multiformes de ses longues battures.

La Tour, une des plus belles du fleuve Si Laurent, darde dans la nuit sa lumière rouge, fixe comme l'œil d'un cyclone, ces -‘hardis pirates regardant éternellement l’horizoôn pour y découvrir quelques vaisseaux marchands dont ils faisaient leur proie.

Nous n'avons pas besoin de faire cette distinction qu'ici, loin de travailler à la perte des navires, ce grand œil rouge du Phare les guide sûrement à travers les récifs et les écueils dont le fleuve est pour sinsi dire semé depuis le bas des battures de l'île rouge, où stationne un bâtiment criard chassant sur ses ancres dans un rayon convenu et déterminé,(Floating Light) jusque vis-à-vis Le Gros - Cacouna au sud et l’île Blanche au nord.

Voilà donc. l'Isle - Verte ët ses environs immédiats ; ces détails un peu longs, sont presque devenus nécessaires pour mieux comprendre le récit des faits que nous allons exposer. Nous aimons à être compris et c'est un peu cette détermination, bien placée, avouez-le, qui nous à rendu. dissert dans

ee

cette description de la Paroisse de l'Isle-Verte. Nous aurions craint le reproche que se faisait le poëte latin :

‘© Brevis esse laboro obscurus fio !

—J’évite d’être longet je leviens obscur.

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