‹ L'Isle-Verte (St. Jean Baptiste) [microforme]Chapitre 44 sur 51 · L : sentiment de modestie qui lui faisaient fuir · texte numérisé non relu

L : sentiment de modestie qui lui faisaient fuir

| ‘les grandes assemblées. Il n'avait peut-être

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‘ Mais les auteurs français qu'il prisait avant tout étaient les écrivains du siècle de Louis XIV ; c'était pour lui les maîtres de la langue française, Bossuet, Fénélon, Pascal, Massillion, Bourdalou, Labruyère, Corneille; Racine, Molière, Lafontaine étaient des écrivains immortels.

“Je l'ai entendu aussi quelquefoisexprimer. 4 son opinion sur le mérite de nos orateurs et | ; de nos écrivains canadiens. On remarqueun | certain nombre à qui il reconnaissait de la. | valeur littéraire, il signalait surtout en poésie: - | Crémazie, Frechette et Lemay ; en éloquence” u en prose : Grarneau, Chauveau, Grértn Lajoie, À Chapleau, Casgrain et Routhier; dans le | journalisme : Cauchon, Provencher, Danse F 4 reau, Decelles et Fabre. Il trouvait qe

de taille à lutter avec les meilleurs grateurs. à

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C’est le temps maintenant de dire que l'abbé Moreau brillait autant par les qualités du cœur que par celles de l'esprit. Il avzit d’abord l'esprit de sen état. Il s’acquittait régulièrement de ses devoirs religieux, faisant sa méd..ation, célébrart sa messe, et récitant son brévière aux heures voulues.

À la piété notre ami joignait un grand fond de charité de tendresse pour les pauvres.

Il donnait en aumônes à peu près tout ce

“ qu’il recevait d'honoraires. Aussi est-il mort

pauvre. Il avait comme complément de ses hautes qualités du cœur beaucoup de gaiété dans le caractère, Aix heures de récréation pleuvaient les bons mots et les saillies brillantes. :

Il se complaisait dans la société des ecclé-

siastiques et des jeunes prêtres. Il profitait de ses conversations pour glisser un bon conseil, pour donner avec délicatesse une direction dans l’exercice-du ministère, pour inspireret raviver le goût des fortes études. En résumé, il était un excellent prêtre, un prêtre modèle pour la régularité, l'étude. et la piété.

Il vit en conséquence, quoique relativement jeune, arriver la mort ayec calme et

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confiance. Ayant appris que j'étais de retour d’un voyage en bas de Québec, où j'avais été en vain l’objet des soins les plus attentifs de la part d’un ami dévoué, fidèle, il vint me faire visite Je le trouvai bien changé. Je lui en fis

délicatement la remarque et lui demandai la cause de son mal.

—Je meurs, répondit-il, victime de l’étude. En ce même temps une larme brilla dans sa paupière. —Est-ce qu’il vous coûte de mourir ?—Non, si le bon Dieu le veut. Mais je le

prie de me purifier avant de me citer à son tribunal.

On voit bien ici sa foi vive et sa profon- 4

de humilité. Quinze jours après cette entrevue, il remettait son âme à Dieu.

L'abhé Adolphe Girard

Après M. l'abbé Joseph Moreau, dont on

vient de lire la vie admirable tracée à iongs

traits par la main d’un habile et sincère

écrivain comme l’est M. lé curé Panneton, voici un autre enfant de l’Isle- Verte, le Rév.

M. Adolphe Girard, io) Ilest le fils de M. Dominique Girard et 4

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