V VI VII VIII
Sait auss* des méch«/?ts arrêter les complots. '
IX X XI
Soum/s avec respect à sa volonté sainte, "
XII XIII XIV XV
Je crains Dieu, cher Abner, ' et n'ai poini d'autre crainte.
L'ISOCHRONISME DANS LE VERS français Pieds complets :
un).
C'est de la môme manière, à peu près, qu'un musicien intercale ça et la des mesures à a \ au milieu de mesures à !\jl\- Afin d'évaluer dans ces vers l'approximation de L'isochronisme, il faut prendre pour unité le pied bref et regarder le pied long comme l'équivalent de deux pieds simples. Nous trouvons de la sorte :
I2tuO.
La régularité est aussi grande, sinon davantage, que dans les exemples IV, V, VI, VII et VIII.
Plusieurs syllabes fuites sont égales: I (66e8), II (63), VI (69), IX (60), X(63), XI (59), XII (61); XIII (7o), XV (;',).
Changement de genre 01 de tempo.
Exemple 3o.
M. Abel Bonnard (L. p. 3o3).
Il v a évidemment interruption de l'isochronisme quand survient dans un morceau une mesure à la fois plus brève que les autres et de genre différent, comme c'est bien souvent le cas dans la musique de Grieg. Seids les temps peuvent rester égaux. Le même phénomène se rencontre aussi, dans la déclamation du français. H n voici un exemple :
Que tu peux jusqu'à Nice etre/ndre les marins. 122 94 120 (V)
Dans chacun des deus grands pieds, la partie faible est rigoureusement ég;de à la syllabe forte: 61 et 61, 60 et 60. Dans le petit, elle en v;iut ;i peu près la moitié: 61 et 33. 11 s'agit donc bien d une mesure ;i 3 '1 intercalée entre deux mesures à \ i, ;ivec une durée d'environ 3o' par temps: — vu - ^ -w^. Trois fortes es el deui grands pieds égaux, voilà qui sullit à donner l'impression de l'isochronisme et surtout à prouver la tendance à I isochronisme. Même en tenanl compte des trois pieds pour établir
L ISOCHRONISM1 I>\n-~ ii VEB8 lliw \i- '.\~
int^ Formules, qous trouvons des chiffres moins élevés que dans quatre de nos exemple de musique :
//. ///. i. s. = '.>V"i d. ni. i. ii. — [0
Il m- saurail toujours en être ainsi, el il faul sans doute se contenter en général de comparer entre eux les pieds de même genre. Cela nous donne ici pour les deux grands pieds:
Entre les trois pieds, l'impression d'isochronisme es1 maintenue par L'égalité des fortes el des temps : on peut regarder les tiens fortes comme absolument égales ; les temps ;m>si (il . m. i. u. = i'!,'i). bien qu'ils ae le soienl pas aussi parfaitement que Les deux grands pieds.
Exemple 3i .
M. Landry (L. p. 3i8-o).
Dans 1rs vers suivants, je relève au moins trois pieds à 3/4 parmi une trentaine de pieds à \ \ (il y a un temps marqué vers le milieu de chaque silence, qu'à l'imitation de la musique je représente par deux signes) :
1 II III IV V
Si ton cœur, gémissant du poids de notre vie , t