‹ L'isochronisme dans le vers françaisChapitre 23 sur 33 · XXX XXXI · texte numérisé non relu

XXX XXXI

Parmi nos exemples de chant, dont Le plus long contient 1 1 mesures (exemple VIII), aucun ne présente vraiment j>lus de régularité que ces sept vers avec leurs '.\:> pieds.

Exemple 32.

Mmc Moréno (L. p. 35o).

Dans chaque hémistiche du vers suivant, un puni bref se trouve inséré entre deux pieds longs :

Songe aux cris des vainqueurs, ^ lia 97 111

songe aux cr/s des mourants !

M. Landry n'indique pas de temps marqué à « cris ». Il y en a un, sans doute, mais relativement faible.

La symétrie est frappante. L'isochronisme n'est guère plus enfreint que dans le menuet de l'exemple I, moins que dans la danse chantée de l'exemple II (13) et beaucoup moins que dans la plupart des autres exemples de chant :

d. m. i. s. = i6r"8 d. m. i. u. = Smb

L'égalité des trois grands pieds et celle des deux petits renforcent encore l'impression d'isochronisme.

Ici, contrairement à ce que nous avons constaté plus haut (exemples 3o et 3i), il n'y a pas à proprement parler changement de genre. Les cinq pieds complets se divisent en trois temps, exepté le spondée irrationnel : -u iw - ,\ — u iwv i. Ce qui change dans les deux tribraques, c'est le tempo.

Exemple 33.

Mme Moréno (L. p. 3."i<>).

Dans les deux vers suivants, la scansion est compliquée par un silence de 85cs et par des changements de genre ou plutôt sans

40 I BOCHROWISME DÀWS LE VERS FRAN< LIS

doute de tempo, sinon tout simplement d'agogique. Le silence

contient un temps marqué.

I II III IV V

Ariane, ma sœur ', i de quel amour blessée],

VI Vil VI M IX

Vous mourûtes aux bon! où vous fûtes laisse] e] !

M. Landry n'indique pas de temps marqué à « amour ».

Pieds complets :

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