ET FONDATION DE DIVERS ÉTABLISSEMENTS DANS LES VALLÉES VAUDOISES
(De 1824 à 1847.)
(Félix Neff. — L'Hôpital. — Le Collège. — La Discipline. — Les Ecoles. — Beckwith.)
Sources et autorités. — Actes des synodes de l'Eglise vaudoise, et rapports de la Table à ces assemblées. — Travaux du comité vaudois établi à Londres. — Esquisse de l'histoire et de la situation actuelle des Vaudois, par Hugues Aclaxd, Londres 1825, en anglais. — Jackson, Remarques sur les Vaudois du Piémont; même langue; Londres 1826. — Sur le gouvernement ecclésiastique des Eglises vaudoises du Piémont; en allemand; par "NVeiss, secrétaire du Synode de Zurich, 1844, de YIII et 76 p. — A Taie of the Vaudois, etc.. by S. "Webb. Londres 184*2, de 251 p. — He>derso> : The Vaudois : comprising observations... in the Summer of 1844. Londres 1845, de VIII et 262 p. — Baird : Sketches of protestanlism in Italy , Boston, 1845. (Il traite des Vaudois dans sa troisième partie. — Chap. II- VII. — Acaaxd : Sketch of the history and présent situation of the Valdenses. Londres, 1826. — Maitland : Factes and documents... sur les Vau-
dois et les Albigeois. Londres, 1832. — William Sime : Hislory of Wald. from the carliest period... Ml the présent lime. Edimburg , 1839, 3 vol. Voir le T. III. — Th. Mayerhoff : Die Waldenser in unseren Tagen... avec la statistique de leurs Eglises. Berlin 1834. — Santa-Rosa : Histoire de la révolution pie'montaise (de 1821) Paris, 1822. — Pellegrin : Expose' historique de l'étal des Vaudois dans les vallées du Piémont. Harlem, 1824. — Notice sur l'état actuel des Eglises vaudoises prolestantes des vallées du Piémont, suivie des ordonnances intolérantes rendues contre ces chrétiens réformés, de leur pétition au roi de Sardaigne , et du tableau statistique des communes vaudoises. Paris, 1822. Sans nom d'auteur. Attribue à Charles Coquerel. — Mémoire hislorico-slatislique sur les Vaudois... par Paul Appia. Manuscrit communiqué. — A proposai lo establisch schools for the éducation of the femaie Children of the Waldenses , etc.. Manuscrit communiqué. (On proposait dans ce mémoire de fonder dans les Vallées 118 écoles de filles ; savoir quinze grandes, au salaire de 250 fr., et cent trois petites au salaire de 75. Elles eussent été entretenues par des souscriptions volontaires de cinq schellings. Ce projet n'eut pas de suite; mais le mémoire est intéressant.) — / Valdesi, ossiano i christiani catholici secondo la chiesa primiliva... cenni slorici; da A. Bert. Torino, 1849. C'est l'un des ouvrages les plus importants qui aient été écrits jusqu'ici sur l'histoire moderne des Vaudois. — On trouvera aussi des détails pleins d'intérêt dans l'Echo des Vallées. (Ce journal, dirige avec talent par M. le professeur Meille, a été fondé en 1848, à La Tour. C'est la première publication périodique qui ait paru dans les vallées vaudoises.) — Les journaux étrangers, qui se sont occupés des Vaudois à cette époque, peuvent également être consultés avec avantage. — Enfin, les notes et lettres contemporaines.
Lorsqu'une société est travaillée par un besoin de régénération quelconque , il est rare que tous les éléments sociaux ne s'y retrempent pas. La vie ne peut se transformer sans réagir sur ses sources, d'où procède le sentiment religieux ; et ce dernier, à son tour, ne peut s'élever ou descendre sans que l'existence ne se modifie.
Le dix-huitième siècle avait, de son souffle corrupteur, flétri et desséché toutes les enveloppes religieuses qu'il avait pu saisir.
La vie devait s'en dégager plus indépendante, plus spontanée, et dès lors plus évangélique.
L'unité de l'Eglise vaudoise se vit providentiellement maintenue par les épreuves même qu'elle eut à supporter.
Les persécutions avaient rendu la foi plus forte : L'âme de quelques martyrs était passée dans tout un peuple.
L'ordre donné, en 1698 et en 1730. à tous les habitants d'origine étrangère qui s'étaient établis dans les Vallées, d'avoir à les quitter, en déchirant bien des cœurs, maintint intacte l'intégrité de la population vaudoise: et enfin l'interdiction des mariages mixtes empêcha ce petit peuple d'être absorbé et envahi par la population plus nombreuse, qui l'environnait de toute part. Les alliances étrangères n'ontelles pas manque de perdre le peuple d Israël ?
Il n'y eut pas jusqu'aux limites étroites dans les-
qu^es les Vaudois étaient maintenus, qui ne les aient
préserves du danger d'être disséminés loin des lieux de
leur culte, et peut-être infidèles, après l'avoir oublié.
Le moment approchait où ces barrières allaient être levées. Ce ne pouvait plus être alors par des agents extérieurs que l'unité de corps serait maintenue dans l'Eglise vaudoise. Une force vive et intérieure devait les remplacer. Dieu y pourvut.
Un jeune officier d'artillerie s'était écrié dans un moment de tristesse : « 0 Dieu ! donne-moi de connaître la vérité, et daigne te manifester à mon cœur! » Puis, il recommença ses études, et se voua au ministère évangélique.
C'était Félix NefF. Conduit par la Providence an sein de ces profondes retraites, qu'avait habitées l'Eglise vaudoise dans les Alpes françaises, il se consacra tout entier, dépensa sa vie à l'évangélisation de leurs incultes habitants.
« L'aspect affreux et sublime de ce désert , écrit-il de Dormilhouse (1), qui servit de retraite à la vérité, pendant que presque tout le monde gisait dans les ténèbres ; le souvenir de tant de martyrs qui l'arrosèrent de leur sang ; les profondes cavernes où ils allaient en secret lire les saintes Ecritures, adorer l'Eternel en esprit et en vérité : tout élève Yême et inspire des sentiments difficiles à exprimer. Mais les
(!) Eo jauvier 1854.
habitants dégénérés, au moral comme au physique , rappellent au chrétien que le péché et la mort sont les seules choses vraiment héréditaires parmi les enfants d'Adam. »
« L'œuvre d'un évangéliste dans les Alpes, dit-il ailleurs (1), ressemble beaucoup à celle d'un missionnaire chez les sauvages ; car le peu de civilisation qu'on y trouve , est plutôt pour lui un obstacle qu'un secours. De toutes les vallées que je visite, celle de Freyssinières est la plus arriérée sous ce rapport. Il y faut tout créer: instruction, bâtisse, agriculture. »
Et le généreux pasteur ne se découragea pas ; à Dormilhouse les habitants n'avaient pas l'usage d'arroser leurs prairies; NefiF leur dit: « Vous faites de ces eaux comme de celles du salut ; Dieu vous envoie les unes et les autres en abondance, et vos prairies comme vos cœurs, languissent dans la sécheresse. »
Il leur apprit à féconder leurs terres; mais il s'attacha surtout à vivifier leurs âmes. « Pendant ces huit jours, écrit-il, après la semaine sainte de 1825, je n'ai pas eu trente heures de repos; on ne connaissait ni jour ni nuit; avant, après et entre les services
(I) Mari 1825.
publics, ce n'étaient que prières et conversations pieuses. »
L'année d'après, il vint dans les vallées vaudoises du Piémont. « Je n'essayerai pas, dit il, de rendre l'impression que fit sur moi le magnifique tableau qui s'offrit à mes regards. La beauté de la végétation, dans ces vallées, contraste avec l'aridité des Alpes françaises. L'admiration que donnent les rocs et les glaciers qui vous entourent, ces riches vallées qui s'étendent sous vos pieds, et dans le lointain les vastes plaines de l'Italie, élèvent le cœur à l'Eternel.— Mais les Yaudois ont bien dégénéré, et plusieurs d'entre eux, sans avoir extérieurement changé de religion , se trouvent plus éloignés de la foi de leurs pères , que s'ils s'étaient faits catholiques (i). »
Ce jugement sévère n'excluait pas la plus fervente charité. Des réunions de prière se formèrent en dehors du cercle officiel de l'Eglise. La vie tendait ainsi à se dégager des formes habituelles, sous lesquelles se dissimule trop souvent l'absence de la vie.
Mais les mondains se récrièrent; ces réunions par-
(1) Ces derniers mots sont tirés d'une lettre écrite de Genève le 15 mai 1828, aux frères des vallées vaudoises du Piémont.
ticulières furent dénoncées à l'intendant de Pignerol, qui en référa au modérateur. Ce dernier répondit qu'elles étaient de droit évangélique, et détourna les poursuites commencées ; alors l'intendant engagea les membres de ces réunions à leur donner le moins d'éclat possible, vu qu'elles étaient contraires à la loi de septembre 1821 (4).
Avec la vie religieuse se réveillait le zèle pour les œuvres qu'elles produit. Les Vaudois (ceux principalement qui suivaient les réunions nouvelles), adressèrent l'offrande de leurs sympathies et de leur pauvreté, aux missionnaires qui exposaient leur vie pour la propagation de TEvangile.
Mais la faiblesse humaine trouve toujours sa part dans les événements humains.
Fiers et joyeux du changement de vie auquel la Providence les avait appelés, et sentant d'autant mieux le vide qu'abritent quelquefois les formes officielles du culte , pour ceux qui y assistent avec indifférence, plusieurs de ces frères vaudois ne craignirent pas de dire qu'ils avaient changé de religion.
Le catholicisme s'en réjouit, voyant un symptôme
(I) Magasin méthodiste pour l'année 1833, p. 24.
de dissolution et de mort là où ne s'opérait qu'un phénomène de régénération et de vie. Les Vaudois, attachés aux autels de leurs pères, s'attristèrent, par contre, de ces divisions intestines, envenimées par l'ignorance et souvent entretenues par l'orgueil.
Le pasteur spécial de ce petit troupeau, qui s'était mis à part au sein de la bergerie , écrivit un opuscule intitulé : Les Vaudois convaincus d'hérésie (1).
Des deux côtés la charité avait à revendiquer bien des droits oubliés.
Mais l'ébranlement même qui résulta de cette absence de modération , fit vibrer bien des fibres cachées, produisit une impression profonde, amena un réveil religieux plus durable et plus général.
Aujourd'hui , le clergé de l'Eglise vaudoise s'est mis lui-même à la tête de ce mouvement; et les sectaires (2), s'il en existe encore, ne se présentent plus que comme des amis et non comme des dissidents.
(1) Imprimé à Pignerol en 183G. Avec permission du grand vicaire épiscopal, brochure in-8o de 58 p. — C'est le 22 mai 1831 que l'auteur de cet écrit avait été choisi comme pasteur de l'Eglise libre, et le 15 mai, que cette corporation s'était détachée de l'ancienne Eglise vaudoise.
(2) Il y en eut ensuite qui, sans cesser de prendre part aux réunions religieuses de leurs compatriotes, et tout en reconnaissant l'intégrité de mœurs et de doctrine des pasteurs, se retiraient de la communion vaudoise pour la célébration de la sainte cène, et attendaient le passage in-
La sollicitude des âmes chrétiennes, ayant ainsi été excitée pour les intérêts spirituels des Yaudois, devint également plus attentive à leurs besoins temporels ; ils avaient le droit d'avoir des médecins de leur culte, mais la plupart des malades manquaient des moyens nécessaires pour suivre un traitement.
L'idée de construire un hôpital dans les Vallées, était venue à quelques personnes généreuses (1). « Lorsque son établissement, dit M. Bert (2), fut proposé au synode (3), on en regardait l'exécution comme presque impossible. Bientôt après, tout concourut à l'envi à la réussite d'un projet, qui supposait des moyens sans proportion avec nos forces.
« Sa Majesté, notre auguste souverain, daigna autoriser la fondation de l'hôpital (4)- et leurs excel-
certain d'un prédicateur séparatiste quelconque, dont souvent ils ne connaissaient ni les mœurs, ni la doctrine vivante, pour communier de sa main, dans un cénacle particulier. J'ignore quelle a été la durée de ces faits de détail, imperceptibles pour l'histoire.
(1) Le premier germe ostensible que nous en connaissions , se trouve dans une correspondance, entre Mme Geymet et un professeur de Genève (M. Chenevières), entretenue à cette époque.
(2) Rapport lu au Syyiode tenu à La Tour du 16 au 18 septembre 1828, par M. Bert, modérateur (qui fut alors remplacé par M. Rostaing , après avoir reçu les remerciements de l'assemblée sur sa remarquable gestion , ainsi que pour son rapport'.
(3) Tenu à Saint-Germain du 26 au 28 août 1823. (4'; Par patentes royales du 6 janvier 1824.
lences, les représentants des puissances protestantes à Turin, nous ouvrirent partout , par leurs recommandations, des voies profitables pour arriver à ce. but.
« Nous avons surtout des obligations infinies à son excellence M. le comte de Waldburg Truchsess (1). Dès qu'il sut que nous étions autorisés à acquérir le local désigné pour cet établissement, il nous fit remettre la somme nécessaire à cet achat : laquelle n'était elle-même qu'une partie d'un don de 12,000 fr. qui avait été fait aux Vaudois, et mis à sa disposition, par Sa Majesté Alexandre 1er, empereur de Russie. Ce don impérial était encore un effet de la bienveillante intercession de M. de Truchsess.
« Nous songeâmes ensuite à nommer un délégué , pour recueillir les collectes qu'on nous annonçait de l'étranger (2)... Il partit en mai 1824; il passa en
(1) Ambassadeur de Prusse , constant protecteur des Vaudois. Ses restes reposent parmi eux , au cimetière de La Tour. Us y furent déposés le 18 août 1844, selon le désir qu'il en avait témoigné. — M. Amedée Bert, fils du modérateur dont je cite ici le rapport, prononça avec talent l'oraison funèbre du digne ambassadeur. — Il a publié Fépitaphe, gravée sur le tombeau du comte de Truchsess, dans / Valdesi , p. 482.
(2) Ce délégué portait avec lui, outre sa délégation :
10 Une copie du plan de l'hôpital (adopte par le synode de 1823), légalisée par les ministres plénipotentiaires de Prusse, d'Angleterre et des Pays- Bas, près la cour de Turin, en date des 16, 20 et 22 mai 1824.
11 Une topie du décret de l'intendant de Pignerol (caccia) daté du 10 jan-
Suisse, à Berlin, à Paris et en Angleterre, d'où il revint en 1826 (1).
« Les colonies protestantes de Gènes, de Turin et de Rome, nous donnèrent également des preuves de leur charité et de leurs sympaties chrétiennes (2).
« Mais ces secours partiels n'eussent pas suffi sans l'assistance des gouvernements auxquels dut s'adresser notre délégué collecteur. Déjà avant son passage en Suisse, les cantons évangéliques de ce pays avaient fait toucher à son excellence le comte de Truchsess une somme importante, qui fut remise de leur part à
vier 1824 et autorisant la fondation projetée, en vertu des patentes du 6 janvier. Cette pièce était également légalisée.
IIIo Trois lettres de recommandation adressées par les ambassadeurs de Prusse, d'Angleterre et des Pays-Bas, à toutes les légations de ces puissances , dans les diverses capitales de l'Europe ; datées des 22 , 24 et 29 avril 1824.
IVo Des lettres semblables de divers banquiers de Turin, de Genève et de Bâle , adressées à leurs correspondants, dans les principales villes de commerce de l'Europe.
Ce délégué fut partout reçu avec un généreux empressement. — Je m'abstiens d'entrer dans plus de détails sur la manière dont il a rempli son mandat.
(1) La Hollande, la Suède et le Danemark firent aussi beaucoup pour cet établissement.
(2) Deux collectes furent provoquées à Rome, en faveur d£ l'hôpital vaudois : l'une par le révérend Hobard , évêque américain, de la communion anglicane; et l'autre par M. Plendeibath, de Bristol, qui avait assisté au synode de 1823, où la fondation de cet hôpital fut proposée. — M. Plenderbath a publié en auglais une traduction du poëme roman la Nobla Leyczon avec une remarquable préface sur l'état des Vaudois. (Bristol, 1825.)
notre banquier à Turin (1) , ainsi que le montant d'une collecte faite à Genève; et après le départ de notre délégué, ces mêmes gouvernements permirent que des comités , volontairement organisés dans chaque canton, recueillissent les offrandes qui leur étaient apportées en notre faveur. De pareils comités se formèrent successivement dans plusieurs autres pays. (2).
« M. Paul Appia, notre excellent compatriote, pasteur de l'Eglise française à Francfort-sur-le-Mein (3), fit le voyage des Pays-Bas , où ses pieuses prédications (4) enflammèrent encore une charité déjà si ardente et si connue. Il produisit le même effet à Paris, où les pasteurs les plus éminents de l'Eglise s'intéressèrent à l'œuvre qu'il soutenait (5).
(1) Joseph Malan , propriétaire actuel de la manufacture de Pra-la-Féra située à l'entrée de la vallée de La Tour. — C'est l'établissement industriel le plus considérable des Vallées.
(2) En Wurtemberg, en Prusse, en Hollande, en Angleterre, etc.. La liste des membres qui en firent partie aurait été mise ici , si l'espace l'avait permis.
(3) C'est à lui que j'ai dû les diverses communications, si souvent citées avec son nom, dans les pages de l'Israël des Alpes. Il publia luimême une nolicè sur les Vaudois.
(b) Dans l'automne de 1825.
(5) M. Ch. Coquerel avait déjà publié une notice sur les Vaudois du Piémont, in-8o de 32 p. Paris 1822. — De nombreuses publications en prose et en vers parurent de 1824 à 1825 , au sujet de l'hôpital. — Quelquesunes ont été indiquées dans la Bibliographie.
« Enfin, au bout de deux ans, nous eûmes la consolation de voir notre hôpital fondé , grâce à la charité des grands et des petits, qui rivalisèrent, selon leurs moyens, pour contribuer à cette fondation.
« Les rois de la Grande-Bretagne, de Prusse et des Pays-Bas, ne dédaignèrent pas de joindre leurs noms augustes à la liste des souscripteurs; en sorte que tant de faveurs multipliées nous font dire avec admiration et reconnaissance : « Ceci a été fait par l'Etemel, et c'est une chose merveilleuse devant nos yeux.» (Ps. CXVH1, 23.)
« Que de motifs pour nous de bénir le Seigneur ! Que de motifs encore de redoubler d'efforts pour justifier une telle bienfaisance ! Ah ! que jamais nous ne donnions lieu de juger que nous ne la méritons pas (1) ! »
Les comptes relatifs à cette fondation furent ensuite mis sous les yeux du synode (2).
(1) Je dois mentionner aussi un Vaudois, M. Pellegrin, alors en Hollande, qui écrivit un Abrégé de l'histoire des Vaudois, dont la vente, jointe à quelques dons recueillis par l'auteur, produisit la somme de 2750 fr. 70 c. en faveur de l'hôpital.
(2) En voici un aperçu Sommes reçues.
De l'empereur de Russie 12,000 fr. 00 c.
De diverses collectes 69,670 fr. 92 c.
Dons particuliers * 1-397 fr. 10 c.
Les règlements de l'hôpital furent également approuvés (1).
Intérêt capitalisé de ces sommes de 1823 à 1827. . 21,207 fr. 21 c.
Dons reçus ultérieurement 8,245 fr. 65 c.
Collectes de Suède 29,812 fr. 00 c.
142,332 fr. 88 c.
Dépenses: Achat du local ; tchat du mobilier ; frais du collecteur; établissement. (Les chiffres exacts me manquent pour ces divers articles ; mais les comptes ayant été présentés au synode , la balance a été reconnue égale, avec un encaisse peu important.)
Sommes à intérêts : proveuues surtout des collectes faites dans les pays suivants et des dons de leurs souverains respectifs.
En Prusse , capital : 80,660 fr. intérêts 6,033 fr. Eu Angleterre : — 75,620 fr. — 3,731 fr. En Hollande : — 57,000 fr. — 2,950 fr.
213,280 fr. 10,764 fr.
A cette rente, de près de onze mille francs, destinée à entretenir l'hôpital de La Tour et le dispensaire du Pomaret, on doit ajouter les revenus d'un domaine assez considérable, acheté dans les vallées mêmes, sur le montant des premières sommes indiquées dans cette note et servant de dotation à l'établissement. (Les rentes de l'hôpital s'élevaient en 1845 à 14,070 fr.)
(1) En voici les principales dispositions.
1. Une commission directrice, composée de sept membres, dont toutes les fonctions sont gratuites.