‹ L'Israël des Alpes (volume 5)Chapitre 11 sur 45 · La commission se réunit d'office tous les trois mois · texte numérisé non relu

La commission se réunit d'office tous les trois mois

6. Elle nomme à tous les emplois subalternes de l'hôpital, et en r^e l'administration, sous la surveillance de la Table.

8. La Table , représentant le synode , aura la direction snpéritore et l'inspection de l'hôpital. L'examen des comptes, rendus par la committioe, aura lieu tous les deux ans au moins.

9. L'hôpital reçoit des malades, en proportion de ses moyens.

10. Il n'admet pas ceux qui sont déclarés incurables ou atteints dt '0^ ladies honteuses.

11. Si, pendant qu'il est à l'hôpital, un malade vient à être déelaiit in-

Cet établissement s'éleva dans la vallée de Luserne(l), et peu d'années après , on put lui donner one succursale dans celle de Saint-Martin (!2).

A la même époque, le Rév. docteur Gilly, ayant attiré l'attention du public anglais sur les vallées vaudoises, par le récit du voyage qu'il y avait fait en 1823 (3), devint pour ainsi dire le fondateur du

emble, il n'y pourra demeurer plus d'une anoée, à partir du jour de cette

dédantkm.

15. Les pièces exigées pour qu'un malade soit admis, seront transmises i U commission , par le consistoire de la paroisse qu'habite le postulant {!• Certificat d'indigence; 2o de bonnes "vie et mœurs; do du médecin, constatant la maladie ; 4o extrait de baptême.)

16. Lorsqu'une ou plusieurs places vacantes seront postulées simulta- ■ément par un plus grand nombre de malades , les plus nécessiteux obtiendront la préférence ; et dans le cas où les besoins seraient égaux , les pins âgés seront les premiers admis.

(Ce règlement a en tout dix-neuf articles. L'expérieuce y a apporté de légères modifications.)

(i) Entre Sainte-Marguerite et les Copicrs, au-dessus de La Tour, dans ■ne exposition salubre, aérée et tranquille.

(a) Au Pomaret. — En 1845, l'hôpital de La Tour avait quatorze lits et celui du Pouiaret neuf.

(3) Narrative of an excursion to the vMuntains of Piémont^ and researeket anong the Vaudais^ or Waldenses , prolestants inhahilants of the cot' tian Alpes. Loudon 1824-25. — H. Gilly est le plus fécond et l'un des plus intéressants de tous les écrivains modernes, qui se sont occupés des Yaudois. — Il dut lui-même sa réputation et une partie de sa fortune , ainsi 4|Be de son bonheur domestique aux ouvrages par lesquels il avait attiré sur les Vaudois une attention et des svnipathies qui se reportèrent bientôt an lui-même. Etant revenu bientôt après , daus les Vallées , accompagné 1^ M famille en 1828 ou 29, il publia son nouvel ouvrage : Waldensian ruearehes^ during a second visit to the Waldenses of the Valleys of Pie- «muI. Londoa 1830.

collège de la Sainte-Trinité , qni firt InealOl étabK Latour(i).

Une annexe de cet établinement ne tarda pas d se former dans la vallée de Saint-Martin (9); et S Beckwith fut un des fondateurs qni y prirent le pk de part (3).

(i) Ia poHibftUté Uunédîate de ion éUblUfemeat fut due i on 4om pa tièvli»r 9t anotuffmê, de cinq mille liTret iterling (196,050 tir.) confié i HunreiUuiM tutékire de M. Giliy , et obCesn eani doate ptr mite de t. térèt qae 1m ootti^^ de cet éminent écrivain avaient excité en fkwemr i Tandoii. — Le collège de La Tour a qoatre proieHeart et un neelew (< profHse aoiii) ; un lixièaM pro fewei r dirige l'école latine âm Ponar « Le tnitement da mdtret dans L'vn et Tantre étab Uie e m ent ett de 1810 « par an. Mais deux eeulement de ocs traitements «ont endteement •■ « rée; troii aatrei ne le tont qoe partiellemeBt, et un pat da toot. Il « graUficatiOB de 3600 fr. aocordée par le dernier ministère est te aeal t « eoors que l'iastnietion publique Tandoise ait jamais re<^ dn gonren « ment. » {Echo det VaUée», T. I, no du S mai 1649, pw 175, note.)

L'autorisation d'élcTer ce collège, émanée du ministàre de rintérienr, m la date du 28 mai 1831, portait qu'on ne devrait y receroir que quinse é ▼es. (But, / Valdeti.,, p. 377.) Mais cette limite fat dépassée sans qn s'opposât à l'extension de l'enseignement. — C'est aux soins de M. Bei -with que l'on d<Ht la salle de lecture et une partie des livres de' la '. bliothèque ; cette dernière a été enrichie en outre par le comité vandois Londres et par des dons particuliers.

(3) Au Pomaret, où déjà avait été établie la succursale de l'hôpital. Là se trouve aussi le tombeau de Peyran, dont l'érection avait été atl buée à M. Sins, et qui doit revenir à M. Gilly.

(3) Le major-géuéral Beckwith est d'origine anglaise. — Il est né 3 octobre 1789. Entré au service militaire en juin 1804, il obtint le gra de major, pour ses services en Espagne, en août 1814. II fut nommé lie t^iant-coloDel à la bataille de AVatertoo, où il perdit une jambe (18 ji 1815). Il ^ assisté à vingt combats , et vint pour la première fus aux T lées en septembre 1837. Depuis lors il s'y est rendu toutes les années, ne les a presque pas quittées depuis plus de dix ans.

Cesl à ce damier^ tout particulièrement , que Ton doit l'érection on l'agrandissement d'une centaine d'écoles dans les Vallées, avec les moyens d'y main* t^Eiir un enseignement digne de ces progrès (I). Sur-

(I) Les «BéliontioBS qui ont été iotroduitei dans rinstroctioo publique frappent surtout ceux qui n'ont pu suivre leurs progrès Journaliers. — Si M Yaudob, depuis loogtemps absent, dit un écrivain moderne, rentrait aujondliui dans sa patrie, il serait saisi d'admiration à la vue de ces progrès. — c Quel est, dit-il, le magicien, qui en aussi peu de temps a pu opé- « rer une telle transformation ? — Et on lui fait alors l'histoire d'au des

• plut beaux dénouements dont notre temps fasse mention : d'un bomme

• qai, laisiant patrie, famille, amia, tous les agréments d'une existence opu-

• lente et considérée, est venu cacher sa vie daus nos montagnes ; et U ,

• an mQieu de difficultés de toute espèce, que lui suscitaient d'un c6té, la « jalensie d'un gouvernement despotique et ombrageux : de l'autre, Tapa-

• thîe d'un peuple longtemps écrasé, et d'abord plus hostile que favorable

• à ees Tues, a réussi à force de prudence , de talents et de sacrifices , à

• réaliser une œuvre qu'on croyait impossible : jusqu'à y intéresser telle-

• ment la population -vaudoise elle-même, qu'elle s'impose aujourd'hui des « diai^es considérables pour la soutenir. •

{Eeho ieë Vallées. T. I, no XI, p. 175.) — c M. Beckwith a fait construire on agrandir, presque entièrement à ses frais, une centaine d'écoles. — « 11 a consacré à cette œuvre, disent ses compatriotes , plus de 200,000 francs de sa propre fortune. • (Rapport du comité vaudois de Londres, en 184S.) Il y a aujourd'hui (1848) dans les Yallées quinze écolei paroistiales , dont six ont nu traitement de 600 francs; une, de 540 francs; quatre de 500; deux de 400 et deux de 300. La plupart de ces écoles sont ouveites pendant dix mois de l'année.

Il y a cent Tingt-neuf écoles de qttarlier. — Une commune à elle seule en a quinze (Ville-Sèche); deux en]ont douze (Pral et Prarusting); une, gnze (Pomaret) ; et deux, dix (Angrogne et Yillar). Celle qui en a le moins *}' ^Rora; on n'y en compte que quatre. — Ces écoles ne demeurent ou* Vertes qu'en hiver et pendant trois ou quatre mois seulement. — Leurs Tégents reçoivent en moyenne 35 fr. ce qui porte à plus de 19000 flr. par ta les dépenies exigées par ces deux classes d'écoles. — De ces iiOOO fr*

montant avec persévérance tous les obstacles de localité, cet homme éminent est parvenu, dans l'espace de peu d'années, à imprimer une impulsion toute nouvelle à rinstruction primaire de ce pays.

M. Beckwith pense que la portée d'une œuvre, dans l'avenir, est en raison de l'influence qu'elle exerce sur les jeunes générations du présent. L'avenir est entre les mains des enfants, dit-il, avec la conviction d'un père.

Ainsi, se dévouant tout entier à la réfcM^me entreprise par sa puissante charité, cet opiniâtre bienfaiteur des Vallées a adopté la famille vaudoise avec un désintéressement et une sollicitude rares. Elle le

lui rend bien par sa reconnaissance.

il en est 9500, ao moins, qui sont supportés par la population vaudoise; le reste provient du comité wallon, dont le zèle pour le bien de notre Egalise ne cesse d'augmenter. — Le nombre total des écoliers était, à la fin de 1848, de 4517.

Il y a, de plus, six écoles de filles et deux écoles enfantines, ouvertes >pendant dix mois de l'année. — Le traitement des directrices , va de 900 * à 400 fr. — Quatre sur six, de ces écoles de filles, sont à la charge du co- * mité de Londres; les deux autres sont entretenues par des souscriptifms volontaires. — Le traitement des institutrices va de 300 à 400 fr. — M. Beckwith a encore fundé à La Tour (par autorisation ministérielle du 4 septembre 1827] , un établissement spécial d'iustruction supérieure pour les jeunes personnes. — Il a pourvu aussi à ce que la plupart des instituteurs vaudois pussent aller se préparer à l'enseignement dans les meilleures écoles normales de la Suisse. (Bert, VcUdeaif p. 308, 309, etc.) — En décembre 1848 , il a reçu du gouvernement sarde la décoration de l'ordre de Saint-Maurice et Lazare. (Même auteur, p. 313.)

Mais rintérét qu'il lui porte est encore un bienfait de M. Gilly, dont les ouvrages ont fait connaitre les Vaudois; et le comité fondé à Londres en 1825, uniquement en leur faveur, lui doit aussi son origine. Ce comité n'a cessé de prendre part à toutes les améliorations qui se sont accomplies depuis lors dans les VaUéesO).

(i) La première réunion de ce comité a eu lieu à Londres, le 26 mai i835t dans la demeure de sir Henry Rose. L'évêque de Londres, Tarchevèque de Canterbury et Tévèque de Winchester y assistaient. — Parmi les écrivains qui en firent partie, on remarque MM. Giily, Aciand, Inglis, Hamilton^ Sims, Harisson, Bridge et Lowter. — La plupart de ces auteurs ont consacré leur plume à la défense des intérêts Taudois. — Voici un aperçu des travaux du comité.

10 Restitution des subsides royaux anglais , s'élevant annuellement à S77iiT. Bterl. (6983 17 fr. c.) — L'origine de ces fonds remonte à un résida de collectes faites en 1655. — Par suite du départ de sept pasteurs des Vallées, qui allèrent desservir les colonies vaudoises en Allemagne en 1689, et avec l'adjonction d'une partie des fonds de l'hôpital de Savoie, à Londres, cette rente fut portée en 1703 à 1250 fr. Diverses vicissitudes eurent ensuite lieu dans son envoi. De 1804 à 1807, les intérêts de ces fonds s'aceumolèrent à l'Echiquier. En 1807 , le ministère britannique ordonna d'en cesser le payement : car les Vallées étaient alors au pouvoir de la France. En 1814 recommencèrent des envois, mais fort réduits. — Le comité vaudois préseota, le 11 mars 1826, au comte de Liverpool, une requête tendant à «rtktenir la restitution complète de ces fonds; et elle fut obtenue (sauf les intérêts de 1797 à 1804 qui avaient reçu une destination différente).

30 II a contribué à l'établissement de l'hôpital et de son dispensaire , auxquels il fournit annuellement un secours de 150 liv. sterl. (3781 fr. 50 c.) 3o n a contribué à la fondation du collège de La Tour, auquel il fournit annuellement 20 liv. sterl. (504 fr. 20 c.) — La bibliothèque de ce collège a aussi été enrichie par les soins du comité. — Dix bourses, de 100 fr. chaaéiie,.y sont instituées pour les élèves. — Le comité s'était en outre chargé

Cette organisatioii de plus en plus eotnplèle des services pid>IiGS et de renseigoement ^ fiaiseit Un d^ voir au corps ecclésiastique des Vallées de fortifier hi liens de la discij^ne et de la ocmfiBSsion de foi»

<to pounroir i Pentretiflii dt troii JnuMt Yudoii, qui* annient fait IfMm études en Angleterre, pour deteiûr profeiMon à La Tour.

ko U accorde mille francs à l'école latine du Pomaret.

80 Le comité a contribué i l'établissement de cinq écola de filles dans les Vallées, auxquelles il accorde une pension annuelle de 52 Ut. sterling (iOM fr. M e.)

60 An traitement des deai nonrelles paroisses établies à Maeel et i Rodoret « snr la restitution de 15,000 IlTres sterfings (106456 fr.) obtenue par le comité. — La somme de S77 livres sterlings (09Sd fr. IT e. réduite par l'eseompte à 6800 fr.) que les Tdlées ont régulièrement re^ ohsqae année depuis 169f est ainsi répartie (Rapport de 1515, p. 8) :

Pour les veuves des pasteurs 400 fr.

Pour les pasteurs émérités (retirés du terviee) 900 fr.

VtÈiê de la modérature 500 fr.

Pour Maeel et Rodoret (traitement pastoral) SOOO fr.

Pour les autres pasteurs (supplément de traitement). . . 5900 fr.

G'est-à-dire à diacun 500 fr.

7e Gottstroetion d'un temple et d^ane cure A Rodoret. — L'ancienne maison paroissiale a été détmite '(en 184S) par une avalanche qui éeirasa sous les décombres le pasteur (M. Buffa) sa femme et son enfont.

9» Le comité a contribué à l'établissement d'un asile pour les protestants de Turin.

9o A la publication de la liturgie ^tidoise (gi^and et bel in-4o de Sli p. de l'imprimerie d'André Shortrede, à Edimbourg 1837) , et de VEvangiU »elon Saint-^etm^ traduit en patois des Yallées (Londres 1832), par M. Sert, avec la coopération de quelques-uns de ses collègues : ainsi que du Nouveau Testament en idiome piémontais , Londres 1833. (Ce dernier ouvrage a été mis à l'index.) — L'auteur de cette traduction fut, je crois, M. César Geymet, et M. Beckwith lé principal subvenlionnaire pour les frais d'impression. — La société biblique de Londres contribua aussi à une partie de ces pablieations.

Les articles de la discipline étaient épars dans une foule d'actes synodaux; l'un des membres de la Table (i) prit à tâche de les recueillir et de les classer. D consacra deux ans à ce travail , dont la rédaction fut ensuite revue par tous les membres de la Table, et enfin par le synode tout entier.

On lit y en effet, dans les actes du synode de 1833 (S) : a L'assemblée, en exécution de l'article XI du synode de 1828, après avoir discuté l'un après l'autre tous les articles du projet de règlement , ou discipline ecclésiastique pour les Vallées, adopte ce règlement, et le déclare exécutoire dès ce jour (3). d

(1) Il t'agit ici de mon vénérable père , fea M. George Muston , alort pasteur à Bobi et modérateur-adjoint des Eglises iraudoises. « Pins que periomie, dit M. Bert, dans son rapport au synode de 1828, il a contribué à la eoofection de cette œuvre, par son zèle et son actiTité. • C'est même lui fû avait fropoté ee projet , oomme il résulte de l'article XI du synode de 1828.

(3) Tenu k Saint-Germain, du 3 au 5 décembre; article ZZI.

(3) Il est divisé en YII chapitres, comprenant en tout 960 articles, qui reçurent encore quelques modifications au synode de 1839. — En void Teipoaé : — Chap. I. Di l'Eousv. (28 articles.) — II. Dis Stnodis (contenant de l'art. 29 au 68). — III. Da la Table (69-89). — IV. Dis PAf- Tiums (90*123). Ce chapitre comprend en outre les sections suivantes : fi. De PEméritation. c L'éméritation est pour les pasteurs la faculté de se « retirer du service de l'Eglise vaudoise avec une pension de retraite dont

• ils jouissent pendant le reste de leur vie (art. 124).

• Cette pension se compose des contributions des communes, de celles « des pasteurs , de celles du comité wallon (Hollande) et des fonds pré-

• levés sur le subside royal anglais (art. 128). ■

D*après cette pièce officielle, a TEglise évangélique a vaudoise des vallées du Piémont est une ; elle rea çoit et professe pour unique règle de foi les doc- « trines contenues dans l'Ancien Testament et dans a le Nouveau. (§1.)

« Elle regarde la confession de foi publiée en ces a vallées en 1655(1) comme le résumé le plus

G. Veuvage. (De» femmes des pasteurs, art. 134 à 138.)

D. Du chapelain et des professeurs, ou recteurs ecclésiastiques (art. 132 à 144). On entend par chapelain le pasteur desservant la chapelle protestante de Turin, au service et sous la protection des légations de Hollande, de Prusse et d'Angleterre.

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