V. Dbs CoxsiSToinBS
YI. Dbs céRÉHoxiis db l'Eolisb. A. Des sacrements (173-185). B. Confirmation du vœu du baptême (186-189). G. Des mariages (190-209). D. Jeûnes publics (210 2l2). Ë. Sanctification du jour du dimanche (213-315). F. Excommunication (216-220).
YII. Db l'instruction publiqub (221-252). Etudiants (253-269). Il s'agit de ceux qui se proposent de se vouer au saint ministère. — Je regrette que l'espace ne me permette pas de citer un pins grand nombre des excellentes dispositions de cette discipline.
(1) Cet article fut ajouté au synode de 1839. Hais ces paroles ne suffisent pas à déterminer le texte de la confession de foi dont il s'agit : car en 1655 il ne fut publié aucune confession de foi, ni officielle ni privée, dans les Vallées vaudoises. — J'ai lieu de croire cependant qu'il s'agit ic^ de celle que Léger a publiée en 1669. P. I. chap. XVII, p. 112-114. — Elle fut admise par le synode de 1839, sur ces paroles du modérateur : « Pas- « teurs et députés, voulez-vous être fidèles à la foi de vos pères, telle qu'ils a l'ont exprimée dans cette confession? d (Lettre particulière du rédacteur de l'Echo des Vallées^ datée de La Tour, 15 mars 1850.) Une réponse affirmative n'était pas douteuse. — La critique historique a reconnu depuis, que cette confession de foi n'était pas due à I Eglise vaudoise. (voir dans la Bibliographie de l'Israël des Alpes, Partie I, § II, nO 2,) et qu'elle ne cor-
rZlzi: --
« être annulée ni par la Table, ni par le Synode (1). » (§ XVffl.)
« Les députés au Synode sont pris dans le sein de < la paroisse qui députe y ou ailleurs y pourvu qu'ils « soient Yaudois. § XXTV.) » L'élection des députés a lieu au scrutin secret , et par le sufirage universel. (§ XXV.) Ce mode d'élection a toujours été en vigueur dans l'Eglise vaudoise.
<K Les synodes se tiennent attemativement dans la
« hérétiques et damnables, et dénonçons iê tout notre eowTt urATHèn con- « tre quiconque les tondrait soutenir. > (L^r, Partie I,chap. XVII; p. 116.) — C'est ainsi que Rome répondait aux arguments ; mais ce n'est pas li lefangage des andens Yaudois. c Pour bien connaître l'Eglise Taudolse, > disait fen le Ténérable pasteur Appia , « il faut la voir telle qu'elle était atant « la Béformatioo. — Alors sa physionomie n'était point encore déformée « par les professions de foi calvinistes. — Ce n'a pas été un beau jour pour « elle, que celui où le génie colossal, mais dialectique de Calvin, l'absorba « dans son tourbillon, et lui imprima sur la face les traits de son burin si
■ vigoureux mais si dur. J'aime mieux nos Barbas, récitant leurs passages
■ de la Bible dans les cairernes ou en plein champ.... Ah! que n'a-t-on « laissé les chrétiens évangéliques de nos vallées rester humblement ce « qu'ils étaient avant le déluge des controverses, des hommes de la Bible, « du cantique , de la prière et du sacrifice de soi-même , des pauvres en • esprit! car, à de tels appartient le royaume de Dieu. »
(Lettre de M. Paul Appia , pasteur à Francfort-sur-le-M ein , datée de cette ville, le 4 mars 1842.) — Voir, sur le même sujet, dans la BibUographie qui termine ce volume, III« partie, chap. I, no 12.
(1) Les passages accompagnés de guillemets, sont extraits textuellement de la discipline ; ceux qui n'ont des guillemets qu'au commencement et à la fiin ont subi , dans les termes, quelques modifications, appropriées à la rédaction de ce travail. Ceux qui n'ont |)oiot de gnillemets ne font que résumer et présenter le sens des articles cités.
a vallée de Luserne et dans celle de Saint-Martin. Le a lieu où il doit s'assembler est toujours désigné par a le synode précédent. » (§§ XLI , XLII.)
La séance s'ouvre par la prière ; on pourvoit aux paroisses vacantes ; la Table lit un rapport sur sa gestion ; rassemblée nomme une commission pour vérifier les comptes. On procède à la nomination d'une nouvelle Table ; et le nouveau modérateur prend la présidence du synode (!).(§ XLÏII-XLÏX.)
« L'assemblée ne peut revenir sur une décision a prise par délibération , dans le synode , que sur la a demande des deux tiers des votants. » (§ LVÏI.)
Une copie authentique des actes du synode, est transmise à chaque pasteur, qui doit en donner lecture en public , et la conserver dans les archives de sa paroisse, (§ LXVUÏ.)
a La Table, nommée par le synode , est l'autorité a administrative et permanente de l'Eglise vaudoise , a d'un synode à l'autre ; elle est composée de cinq « membres : dont, trois ecclésiastiques (2), et deux
(1) Les synodes doivent se tenir de droit tous les cinq ans, et plus sou- 'fent s'il y a lieu. (§ XXXVI)
(2) Le modérateur, le modérateur-adjoint et le secrétaire.
a laïques. » (§ LXDC.) « Elle tient registre de tout» a ses opérations.)» (LXXXVni.)
a Les membres de la Table se réunissent à des époce ques indéterminées , toutes les fois que l'intérêt . « général ou particulier des paroisses le requi^. b (§ LXXffl.)
Elle assiste^ par délégation d'un de ses membres^ aux examens annuels des élèves du collège et de récole latine, ainsi qu'aux concours pour les bourses académiques. (§ LXXXI, LXXXII.) Elle fait des visites pastorales, n La visite pastorale a pour but Texa* a men des comptes , des registres , des archives de a chaque paroisse. Il est pris connaissance de son <K état religieux et moral. On cherche à y concilier les c( di£férends, s'il y en a. Cette visite est précédée du « service divin. Le résultat de Tinspection est consia gné sur les registres de la paroisse , et sur ceux de c( la Table. » (§ LXXXVII.)
a Quand un pasteur est malade^ sa paroisse est desa servie ^ de quinze en quinze jours , par chacun des <j autres pasteurs. » (CX.)
Le troupeau d'une paroisse , aussi bien que son pasteur, peut* en appeler au Synode , d'une décision
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de Ut TaUe, l^^elle reste en attendant exécutoire.
(§ cxxn.)
cGhaque paroisse a un consistoire, qui est composé f du pasteur, d'autant d'anciens qu'il y a de quartiers < dans la paroisse, du diacre ou trésorier, et du pro- €cureur des pauvres (1). d (§CXLV.)
« Nul ne peut exercer la charge d'Ancien , s'il n'a <ï accompli vingt-cinq ans; s'il n'est reconnu pour un ^ homme de bonnes mœurs ; s'il ne peut délivrer par Q lui-même les écrits du ressort de sa charge; s'il parex ticipe aux secours accordés par le consistoire aux ^i pauvres de la commune ; s'il tient cabaret; s'il n'a
sa résidence dans l'arrondissement de son quartier;
s'il est en relation de parenté avec quelque membre
du consistoire, aux degrés de père, fils et frère.» <§ CL.)
L'élection d'un Ancien se fait au scrutin secret, par
les chefs de famille du quartier en vacance. Chaque
^uUetin porte trois noms. Si de tous les bulletins il
^*essort trois noms, qui aient obtenu la majorité ab-
^ue des suffrages , ces trois noms forment ce qu'on
appelle la rose du quartier, a Le dimanche suivant, le
(1) Cette dernière diarge n'est pas établie dans toutes les paroisses.
pasteur présente au con3i8toirele procès-veriml de ces opérations ; et le consistoire nomme ^ d'entre les trois candidats qui forment la rose, celui qu'il estime le plus digne de remplir la charge d'Ancien. » (§ GIJ.)
a Chaque Ancien est chargé de surveiller son quar- <K tier; d'en faire connaître au consistoire les pauvres a nécessiteux; de visiter et consoler les malades; de a réconcilier les personnes divisées; de réprimer les < scandales ; d'assister le pasteur dans la distribution a de la sainte cène ; de prendre part aux délibéraa tions du consistoire et d'y voter, etc. » (§ GLIV.)
a Les. deniers des pauvres ne peuvent être distria bues, par le Diacre, que sur l'invitation par écrit.du a Pasteur, qui s'appuiera lui-même d'une délibéraa tion du consistoire. » (§ CLXI.) «Chaque année, le consistoire donnera connaissance au troupeau, par un rapport motivé, de l'entrée et de la sortie des deniers des pauvres. » (§ CLXX.)
Dans chaque paroisse il y a une école communale, nommée grande écoky et des écoles de quartier. (§ CCXXL)
c( Nul ne pourra être nommé Régent, ou Institituteur d'une grande école, s'il n'est muni d'un certificat de capacité et de moralité délivré par la Table:
lequel ne sera valable que pour un an. i> (§ GCXXIU.) « Le régent d'une grande école est tenu, outre ses fonctions pédagogiques, de faire le service de l'église , pour ce qui concerne la lecture des saintes Ecritures et le chant; les prières du soir et du matin, chaque jour de la semaine , et de lire le formulaire funèbre, dans le cas où le pasteur en serait empêché. (§ ccxxxni.) »
« Le régent d'une école de quartier est tenu, outre ses fonctions d'instituteur, de faire dans son quartier, une prière tous les dimanches, vers les deux heures du soir, pendant toute la durée de son cours scolaire. (CCXXXn.) »
« Chaque consistoire est tenu de dresser annuellea ment un état des écoles de sa paroisse , et de le c transmettre à la Table, dans le courant du mois de » mars. » (§ CCXLUI.)
a Le choix des académies dans lesquelles un étudiant vaqdois se propose de faire ses études, pour le saint ministère, au service de sa patrie, doit être approuvé par la Table (1). (CCLIV.)»
La petite paroisse protestante de Turin , qui avait
(l) On lit à la fin de cette discipline : « fait et clos à Saint-Jean, dans l'asêcmblèc synodale y tenue le 20 avril 1839. •>
été fondée en 1827(1), mm le titre ds elmpelk é Légatiom protestantêi , fat annexée, vingtHâeni «i après, au corps ecclésiastique des Vallées, a Les VIh dois habitant Turin, de concert avec ht gmnde mifl rite des Suisses qui s'y trouvaient établH , nécmàhm à l'autorité administrative de l'EglisB vaadoise^ M demande de fusion (3), à laquelle cette autorité s'en pressa d'adhérer : les droits du synode réservés» B conséquence de ces déterminations , une délégntio de la Table se transporta, le dimanche M J^iHi (1849), à la capitale où, à la suite d'une cfaaieiireH prédication du modérateur sur ces paroles : oè m t esprit du Seigneur là est la liberté (i) y ia congfégi tion de Turin fut proclamée paroisse de l'Ëglbe vai doise , et invitée à se constituer, à teneur des règl< ments de cette Eglise; ce qui eut lieu immédial< ment (4!). »
(1) Le 37 juin 1837, rambasêadeur de Prusse, comte de Waldbowrg Triit sesB, écrivit à la Table, pour lui demander les services d'un pasteur va dois comme (^pelain; et par arrêté dm 6 juillet 1897, 11. &Mijoiir I nommé à ce poste, où il a été remplacé par M. A. Bert , en 1834.
(2) Le 1er juillet 1849.
(3) Ire Cor. HI, 17.
(4) Extrait de I'Echo dis Yallbbs, feuille mensuelle , spécialement ew sacrée aux irUéréls de la famille vaudoise. Deuxième année, no du 6 se] tembre 1849, p. 44. — Cette feuille fondée et dirigée avec talent par ■. mimsiteMeille, est le premier journal qui ait paru dans les Vallées.
Le nombre des paroisses fut également augmenté dans les Vallées, n n'avait été que de treize , depuis 1686 jusques en 1829. A cette époque les intérêts de l'arriéré du subside royal anglais, qui fut restitué )i l'Eglise vaudoise, par les soins du comité de LoniteSj et en particulier de M. Gilly, permirent d'allouer un traitement à deux nouveaux pasteurs.
Mais les rescrits de 1730 et de 1740 (1), qui avaient
été remis eu vigueur par la restauration, interdisaient
aux Vaudois d'augmenter le nombre des lieux de
leur culte, et implicitement celui de leurs pasteurs.
On se prévalut de ce qu'aucun texte formel ne limi-
tnit le nombre de ces derniers; et comme dans plu-
sieurs paroisses il y avait deux temples, on donna au
I^asteur qui les desservait, un collègue, sous le titre
âe suppléant.
Macel fut ainsi détaché de la paroisse de Maneille^ €5t Rodoret de celle de Pral.
Ces deux circonscriptions, coupées l'une et l'autre par de hautes montagnes, étaient trop étendues en eflTet , pour que les services d'un seul pasteur pus- ^nt suffire dans chacune d'elles.
(i) Les pièces que je cite ici n'étaient que des inslructions s'appuyant sur de* édits antérieurs, qui s'y trouvent rappelés.
L'introduction des membres blqueB, dans le oorps administratif de FEglise vaud<Mse, ne date que de 1823. «Jusqu'à cette époque, dit M. Beati (1), k» laïques n'étant pas initiés aux affiûres des Valléeip voyaient dans l'administration d'une Table toul eo» clésiastique, quelques motifs de défiance.
a D'un autre côté, les pasteurs, que les soupçon des laïques disposaient peu en faveur de ces dermon, croyaient de leur devoir et de leur intà^èt de conaarver entre eux un esprit de ccNrps, et d'exclure las laïques, comme pour en être indépendants.
< Hélas 1 ils se nuisaient réciproquement, faute éi s'entendre. »
Depuis que chaque vallée a eu son représentant laïque, admis aux délibérations de la Table, par la décision unanime du synode de 1823, l'union est devenue plus intime entre les pasteurs et les troupeaux; la confiance réciproque entre les administrés et les administrateurs, plus ferme, plus éclairée, et dès-lors plus puissante pour le service des intérêts communs. La marche des affaires, loin d'en soufBrir, y a gagné.
Les archives de la Table ont été tenues plus régu-
(1) Rapport au Synode de 1828.
liëremeDt. Les besoins des Vallées ont été mieux connus; les bienfaits mieux sentis; les bienfaiteurs mieux iqppréciés.
Des conférences fraternelles ont lieu, chaque année, entre tous les pasteurs vaudois : au printemps, dans une des deux vallées; en automne, dansl'autre* Des colloques particuliers réunissent en outre, les uns diez4es autres, tous les pasteurs de la même vallée.
Une école spéciale a été établie pour former, à l'enseignement, de jeunes instituteurs (1), et depuis peu de temps les instituteurs en exercice ont été appelés à suivre un cours de langue italienne, pour la préparation duquel trois professeurs du collège de la Trinité avaient été envoyés en Toscane (2).
La bibliothèque de ce collège s'est rapidement enrichie, et les archives des Vallées y seront désormais déposées.
Ainsi, tout concourt à donner plus d'ensemble aux
(i) Rapport de M. Bert, au synode de 1828. (Vers la fin.)
(S) Avant 1630, la langue nationale pour les Yaudois, était l'italien. C'est ^faus cette langue que Gilles avait commeneé d'écrire son histoire. La peste qui survint en 1630, ayant privé l'Eglise vaudoise de quinze pasteurs sur dix-sept , on fut obligé d'en faire venir de Genève ; et ceux-ci se servant de la langue française dans leurs prédications, la firent peu à peu prédominer. — Depuis 1848, on cherche à ramener dans les Vallées, l'usage de l'italien.
mesures d'organisation et de progrès, qui consolident Tavenir de TEglise vaudoise.
Objet constant des plus généreux secours, de la part de leurs coreligionnaires étrangers, les Yaudois à leur tour se sont fait un devoir d'apporter Tobolc de leur pauvreté, et les trésors de leurs prières à leurs bienfaiteurs dans le besoin.
a Messieurs, disaient les commissaires des Eglises wallones à leurs commettants (1) , lorsque la noua velle des inondations qui affligèrent, Thiver dernier, a quelques-unes de nos provinces, parvint à la cona naissance de nos frères Vaudois, elle causa parmi a eux une consternation et une affliction générales ; a telles, que les directeurs de leurs Eglises ordooa nèrent aussitôt un jour solennel d'humiliation et de a prières, lequel fut célébré avec une dévotion toute « particulière, le 27 mars dernier. Peu après, sur une a invitation de M. Van-der-Hœven, ministre de Sa a Majesté, notre roi, près la cour de Turin, une col- « lecte générale s'est faite dans les Vallées, au proa fit de nos compatriotes ruinés par la calamité, a Cette collecte, recommandée par les treize pasteurs
(1) Dang un rapport présenté à la réunion pastorale de Leyde, le 13 août 1825.
« vaudoiSy a rapporté la somme exorbitante pour « cette population pauvre, de 4301 francs et quelques a sols : et cela, à la suite d'une saison peu favorable cet d'une récolte imparfaite... Et depuis- lors, nos c cosrespondants vaudois ont eu la délicatesse de ne «plus rien nous demander, malgré leurs besoins. «Touchés de cette discrétion, nous vous recom- « mandons leurs intérêts avec d'autant plus de «force... etc.»
Les collectes et les dons en nature se sont multipliés également dans les Vallées, en faveur des sociétés bibliques, des missions et de divers établissements de bienfaisance (1).
Mais si, dans leur patrie, les Yaudois se souviennent des étrangers qui leur témoignent tant d'intérêt, à leur tour aussi, lorsqu'ils sont à l'étranger, ils se souviennent de leur patrie.
Un vaudois, nommé Bianquis, étant mort à Londres^ où il servait en qualité de domestique , a légué son modeste héritage à la commune de La Tour,
(1) La collecte en faveur des missions évangéliques , qui se fait chaque année au sein de l'Eglise vaudoise , a donné pour l'exercice de 1848-49 , nne somme de 1203,90 c. (Note extraite de YEcho des Vallées, T. I, p. 162.)
pour que ses biens fassent employés à Tinstraotio: de quelques enfants pauvres (1).
n avait été pauvre lui-même^ et il sentait le prix d l'instruction. Aujourd'hui qu'elle est si abondanoimm] offerte à ses concitoyens, puisse la jeunesse vaudcHs en profiter, car« celui qui rebute l'instruction, m^ prise son âme (2), » dit la Bible.
Beaucoup de nobles étrangers ont pourvu, en dil férentes circonstances, à l'instruction des jeunes pn tégés, que de touchantes sympathies leur avaiai fait adopter dans nos Vallées. Le silence qui cadi ces actions généreuses, en est la plus belle aurécdi Trahir leur modestie serait les déflorer.
n nous reste à montrer, dans le chapitre suivant la marche, sagement progressive, et de plus en plu sympathique aux Yaudois, que le gouvernement pi^ montais a suivie pour arriver à leur émancipation.
(1) Oa acheta du produit de ces biens, une terre atue Braïdes. Ce pef domaine rapporte environ 450 fr., cet argent suffit à l'entretien de six ei fants pauvres, qui reçoivent ainsi 75 à 80 fr. par an, pour faciliter lei éducation.
(2) Proverbes, XV, 32.