LÉGER
« Histoire générale des EgHsa EnngêtkjoM des vallées du Piéanont, ou vaudoiaes... par JBâK Licsa, pasteur «t modérateur des 3^1868 des Vallées, et depuis la violence de la persécution, appelé 4 l*Egliae Wallonne de Leyde. Le tout enridri de UUles-donoes. A Ije^rds» chei Jean le Carpentier, 1669. » — Deux volumes frt. de ^CXXVni et 212 pages, pour le T. t ; et de XVI, 3M, et VI p. jpaar le T. H (1). — Ces deux volumes sont ordinairement reliéa esk un. seul. — L^ouvrage est accompagné â*une carte des Talléeay ooRée sur toile et assez exacte; de vignettes, représe»tani divers supplices infligés aux vaudois martyrisés; et d*un jkox titre, gravé sur cuivre, représentant deux vieillards qui soutieanent chacun un médaillon, entre lesquels retombe une draperie où se Ut le titre de Touvrage. Le médaillon de duoite reoferme un lys, entouré d'épines, avec cette devise t iuctor H emerffo; celui de gauche, un arbuste enflammé, avec ces mots: quamvis uror non comhuror. Les figures de vieillards foulent aux
(1) Oftte histoire t été traduite en allemand, par Hant-Fréderie Von SéhmêMiZt air>ee wie préfaee de SigitmonA^afuet ficMNfoHm. Breilan , 178». S voL «•.
pieds les insignes da papisme ; et dans Teq^ace qui est entre eux. en dessous de la draperie qu'ils soutiennent, on voit on évèque, un soldat et un moine, qui frappent sur une enclume, sous laquelle se lit : tritantur mailei, remanet incus. Vers le haut de la page, un écusson soutenu par deux génies, renferme un chandelier entouré de sept étoiles, avec cette indication : antiqua convaliium insignia, et cette exergue : lux lucet in ienebris,
L^ouvrage de Léger n'est à vrai dire que Thistoire de la persécution de 1655 ; ou plutôt la collection assez confuse des pi^ relatives à cet événement. — Dans sa première partie il a reproduit les traités vaudois, en langue romane, publiés par Perrin; --= en y ajoutant un fragment de La Nobla Leyczon, et quelques^^^
autres documents. — Léger est le plus diffus et Tun des plus su-
perûciels de tous nos historiens. Il a dû une partie de son importance à l'époque dans laquelle il a écrit, et au format imposant de son livre. Il est souvent inexact, crédule et passionné : mais ce dernier défaut était presque inévitable, dans un auteur contemporain et victime des événements qu'il rapporte.
Je ne donnerai point ici de détails sur sa vie, car il a pris soin de placer lui-même sa biographie dans le dernier chapitre de son ouvrage ; on en verra du reste ce qui importe à Thistoire dans le T. II, chap XI, de V Israël des Alpes.
LÉGER a publié à part, une Remonstrance pour les Vallées^ sur diverses infractions aux patentes de Pignerol; et une^lpologie des Eglises du Piémont, (sans nom d'auteur : Harlem, 1663, in-4o de 39 pages), qui n'a pour objet que sa propre défense.
J'ignore l'époque précise de sa mort ; mais il n'existait plus 13 ans après la publication de son histoire ; car on trouve, à la date du â7 août 1684, une ordonnance royale, dans laquelle il est question des biens de feu Jean Léger. (Turin, Archives de la cour des Comptes, Regio controrollo, Finanze : 1684, no 179, fol. 55.)
L'Histoire de Léger a été réimprimée à Lyon, en un volume in-fol., en 1799; et traduite en Allemand : Breslau, 1750, in-4°. — Antoine Léger, oncle de l'historien, a composé des sermons qui ont été publiés, deux ans après sa mort, sous ce titre : Ser^
wu sur divers textes de l* Ecriture-Sainte ^ par A . Léger ^ pasteur professseur en théologie, Genève 1720, 3 vol. in-8o.