AUTEURS MODERNES
I. fc Défense historique des Vaudois, ou lettres à Mgr l'évéque Bigex, sur l'origine, la doctrine et les mœurs des Vaudois • par PsTaAH, Modérateur des Eglises vaodoises, n — • Publié à Loa*
dm, far M. Sois, en 18M. — Ces lettres fuirent écrites en IMS en réponse à mie ptutoraie de If^. Bigez, éyèqm de Pignerol* •7-11 y a de Tesprit et de Ténidition.
n. « Exposé historique de Tétat des Vandois, dans les yaUées da Piéaiont, par M. FeUegrin. » Harlem : 18f 4, in-lf . La vente de oette Ivochare était destinée à la fondation de Thôpital de La Toar, et prodoisit près de deux mille francs. — M. Fellegrin eftenoofe Tantenr d'an traité d'arithmétique à Vusage des écoles tmtdaises, (Tnnn, Pomtxiet comp., 1836, deux petits vol. in-18); et di'on recueil de récits scripturaires, intitulé : Bible de la jeujMMe; deox forts volâmes in-13, de 540 et 640 pages. Amsterdam, chez Delaehanx, 1880.
m. ff Gonsidératioms sur les vaudois du Piémont, par TimoléoD Feyran. » Genève, 1835; in-8* de 94 pages. C'est une thèse thMogiqae.
D'autres thèses ont été soutenues par des Vaudois , sur des «Tjete empruntés à Fhistoire de leur patrie. — Basto : Disset- JtuHonis kistorieo4heologiœ de ValdensUfus, pars prima: wn leur Qffigine et laur doctrine; pars altéra, agens de affLictûm-' ^mê,,. etc. Bftle, 1700 ; soutenues devant Samuel Werenfelsias, le iS elle 14 mars 1700. —Ce Werenfelsius est l'auteur dMne élégie en ^ers latins, ad Vallès pedemontanas, remarquable <Bnvre littéraire. — Bastie fut frappé d'apoplexie en U- 1*7S7, et vécut encore plusieurs années privé de sa raisc». IV. ff Le livre de famille, ou instructions familières sur l'hisdes Eglises vaudoises... par Pierre Bert, ancien Modérateur... etc. » In-i2 de 105 pages. Genève, Barbezat, 1830. — ^. Bert était un écrivain et un orateur plus distingué que cet ^>pa8cule ne pourrait le faire croire. — Il est l'auteur aussi de la traduction de VEvangile selon saint Jean, en patois actuel ^ies Vallées, imprimée à Londres en 1830 ; in-80 de iSl pages, y. ff Histoire des Vaudois des vallées du Piémont, et de leurs C3olonies, depuis leur origine jusqu'à nos jours, par Alexis Mus- \cm.y docteur en théologie. » T. I, un vol. in-80 de XX et 528 p. avec carte et fac-similé. — La suite n'a pas paru ; mais l'ouvrage tout entier a été repris, sur un autre pian, et avec plus de ma-
tériaux et de critique, dans Vlsixiêl des Alpes, — On a publié séparément : 1» « Siloê des Alpes; ou sources vives de la grâce, jaillissantes dans TEglise vaudoise, depuis les premiers siècles jusqu'à la réformation. » 2o « Les parfums de rhysope ; ou la foi dans les solitudes; histoire de FEglise vaudoise dans les Hanles- Alpes. » (Vallouise, Freyssinières, Queyras,etc.) 8« « Les témoins du Seigneur ; histoire des Vaudois persécutés en Provence » 4» « La couronne d'épines; histoire des Vaudois persécutés en Calabre, et martyre admirable de Jean-Louis Paschal, leur pasteur. » 50 « Les martyrs Vaudois ; ou les confesseurs de la vérité dans les vallées du Piémont. » 6^ « Les lys dlsraèl, abattus par Torage ; histoire des Eglises vaudoises dans la province de Saluées et dans la plaine du Piémont. » 7® « La foi dans les épreuves ; ou la cruelle persécution et la glorieuse défense des Vaudois, en 1560, » S» « Les Pâques Piémontaises ; on le massacre des Vaudois du Piémont, en 1655. » 9« a Le bras de Dieu dans la persécution : histoire de Théroîque défense des vallées vaudoises, par Josué Janavel. » 10<* « Les Néhémites : ou l'expulsion, Texil, et la rentrée des Vaudois, de 1666 à 1690. » 11« «Ismaêl au désert : ou les habitants des vallées vaudoises « expulsés eu 1698. » 12<* « La Gossen opprimée: histoire jusquHci inconnue, des vaudois du Pragela : depuis les temps les plus an« ciens, jusqu'à leur extinction. » 13<> <c Religion et patrie: histoire des vicissitudes de TEglise vaudoise, de 1560 à 1650. » 14® «c La terre de servitude et la terre promise : ou les vallées vaudoises, depuis le séjour de Félix Nefif dans les Alpes, jusqu'à Témancipation civile et politique des Vaudois du Piémont. »
VL Meuxe. « Les Vaudois en Calabre au quatorzième siècle. » Ouvrage intéressant inséré dans la Revue suisse, T. II. p. 647- 658 et 687-709.
VII. « Histoire de TEglise vaudoise, depuis son origine, et (( des Vaudois du Piémont, jusqu'à nos jours, avec un appen- « dice, etc. ; par Antoine Monastier, ancien pasteur du cantoh « de Vaud et originaire des vallées vaudoises du Piémont. Tom- (( louse, 1847 ; 2 vol. in-8° (le premier de 362 et le second de 385 p.) » — Cet ouvrage, publié par la société des Traités re/ï-
gieuxy établie à Toulouse, a été traduit en anglais par la #odite de» Traitée reiiffieux de Londres, 1848, an vol. in-lt de 4iS p. — Les XIII premiers chaintres contiennent des généra' fités sar rorigine et la doctrine des Vaodms. Les 153 dernières pages du second folame contiennent la reprodoction d'ane ptrtie des livres vandols en langue romane, déjà connus. U s'y troaTB, entre autres, les fragments poétiques publiés par Ray* nouard (choix de poésies originales des Troubadours. T. II, mo* nwnents primitifs de la langue romane.) U. Monastier propose des modifications pleines de justesse, à la traduction de Ray-
Dooard; les variantes quMl indique pour le texte rooun, sont moins heureuses. — Les notes dont il a fait accompagner le traité de t Antéchrist (p. 828-36S), et surtout le commentaire donné par Ini sur le livre du Purgatoire (p. 865-875), méritent d^étrs prises en considération par tous ceux qui s^occuperont de ce sujet — L*onvrage de M. Monastier fait source, pour les Caits dlilstoire moderne, renfermés dans ses deux derniers chapitres.
ym. Bebt. « I Valdesi, ossiano i christiani secondo la chiesa primitiva, abitanti le cosl dette valli di Piemonte, cenni storici, da Amedeo Bert, ministro del culto valdese, e cappellano dalle Legazioni protestant! a Torino. » — Turin, 1849; un voL in-8« de XXXV et 498 p. Cet ouvrage contient un résumé général de rbistoire des Vaudois (d'après les historiens antérieurs et avec les lacunes qu'ils y avaient laissées). 11 y aurait quelque disproportion entre les traits succincts des premiers chapitres et les détails souvent minutieux des derniers, si Tauteur n*av2ût eu précisément en vue de faire connaître les temps modernes d^une manière spéciale. — Aussi est-il le premier qui fasse source pour tout ce qui tient à Témancipation civile et politique des Vaudois. — Un heureux choix de pièces justificatives, dont plusieurs étaient inédites, accompagne cet intéres* sant volume. — Il y a surtout, de la page 886 à 890, des passages fort importants et très doctement rapprochés pour mettre en lumière Tantique autonomie du diocèse de Milan, dont les vallées vaudoises faisaient jadis partie, et qui alors, loin de subir la suprématie du saint-siége, était complètement indépendant
de L'Eglise romaine proprement dite. — M. Âmédée Sert est le fils de récrivain précédemment cité conmie auteur du Uvre de famille; mais Ivaidési est une œuvre bien plus coosidéraUe, et qui sans doute, exercera en Italie une influence supérieure à celle des ouvrages analogues écrits dans une langue étrangère. — Un mot dit en passant (p. 310, ligne 12), m'engage à faire ici une observation de linguistique : c'est que le patois des vallées vaudoises a des racines bien plus régulières que Tidiome piémontais. — Les origines de ce patois sont de beaucoup antérieures à la naissance de Titalien et du français ; elles précèdent même la langue romane, dont les documents primitifs ofifrent encore plus d'analogie avec le langage actuel des montagnards vaudois qu'avec celui des troubadours du treizième et du quatorzième siècle. L'existence de ce patois est à elle seule, pour ces montagnards, un titre de haute antiquité et de constante préservation des altérations étrangères ; cet idiome populaire est donc un monument précieux.
§4- Auteurs vaudois , mais anonymes,
I, « Histoire des persécutions et guerres, faites depuis l'an <c 1555 jusques en l'an 1561 contre le peuple appelé Yau- « dois..., etc.» Avec cette épigraphe: «Il n'est point difficile (( au Seigneur de sauver un grand nombre de gens ou un pe- « tit. » ( 1 Samuel II, 6 ; 2. Chroniques XIV, 11.) Imprimé sans lieu d'impression, en M. D. LXII ; grand in-8o, de 173 pages. — Traduit en latin, ^àv Christophe Richard; Genève, 1581, in -S®. J'ignore le nom de l'auteur ; mais les matériaux de ce travail proviennent certainement des vallées. — (Voy les sources du chap. 1" du T. II, de l'Israël des Alpes.)
II. « Relation véritable de ce qui s'est passé dans les perséa cutions et massacres faits , cette année, aux Eglises réformées « de Piémont ; avec la réfutation des calomnies dont les adver~
« saires de la Térité tâchent de les noircir ; » sans lieu d'impressioD, M. DG. LV; in-4°, de 84 pages, mais divisé en deux parties, dont la première finit à la page 54; la seconde est intitulée : c Suite de la Relation , contenant une succincte réfuf talion de llnvective du marquis de Pianesse.... à quoi est f ajoutée une briève confession de foi , des Eglises réformiîes « des vallées de Piémont. » — Cette confession , qui termine ronrrage, est celle qu*a reproduite Léger (P. t , pag. 112-11 6) et qoe le synode de 1839, a déclarée être la plus pure expression de la doctrine biblique , tenue de tout temps par Tuigiise vandcHse. (Voir, à cet égard, nne note de cet ouvrage T. IV, dm]^ XIV.) — On ne sait ni où, ni comment, ni par qui cette scofioanon de foi a été composée. Il est probable qu'elle a été «mposée à Genève (car dans Tannée 1655, on ne ]^ut trouver Lueun moment ni aucune circonstance qui ait pu permettre de a dresser dans les vallées; Léger, du reste, ne dit pas qu'elle idt été composée par les Yaudois , mais seulement publiée par mtx (1), P* I, pag. 112). Mais si Ton ignore les auteurs et 'origine de cette confession, on ne peut douter qu'elle ait été cunposée par des calvinistes. (Voir dans cette Bibliographie , ^. UI, chap. I, n*" XII.) Je place cet ouvrage parmi les anolynoes vaudois, parce que Tauteur y fait parler les Vaudois en anr propre nom (voir les pages 79 et 84) ; mais il n'en résulte ^9B t d'une manière absolue , qu'un Vaudois en soit l'auteur. — Léger appelle cet ouvrage : « Le manifeste des Eglises vaut doiaes (P. I, pag. 112), et il dit dans sa biographie : en 1655... t récrivis en deux fois vingt - quatre heures mon premier et c plus gros manifeste,... et l'envoyai à Genève pour le faire t imprimer.... Ce que ces seigneurs ne voulurent pas perc mettre.... » (P. II , pag. 365). Je ne sais s'il a été imprimé iJUeiirs ; mais Léger ajoute qu'on ne lui renvoya pas sçn maàoflcrit (pag. 366).
(f) D'après les habitudes de style de Léger et surtout d'après les faits* >Bê mots : publiée par les VaudoiSf ne doivent et ne peuvent signifier que HMiét au nom de* Yaudai*.