‹ L'Israël des Alpes (volume 5)Chapitre 36 sur 45 · IV · texte numérisé non relu

IV

Manuscrits de Dublin, (Bibliothèque du collège de la Trinité.)

Ges MSG. proviennent de la biblioth. d'Usser, ( en latin Usserios), célèbre écrivain et ecclésiastique anglican : né à Dublin , en 1580, évéque de Meath, en 1620 , archevêque d'Àrmagh, en 1626, et mort en 1655. — Les manuscrits vaudois, déposés à

Cambridge, par Morland, en 1658, et qtri ont dispara depuis lors , n'étaient donc pas aussi anciens en Angleterre, que ceux d'Usser , qui existent encore aujourd'hui à Dublin.

Yolume I.

(Glass. A. Tabl. IV, n© 13. ) Bible voudotse, — J'ai déjà fait connaître ce MSG. dans cette section , au n* IV, du § Il , intitulé : Manuscrits bibliques.

Volume n.

(Glas. G. Tabl. V, no 18.) Ge codex, est connu Cjpus le nom de Manuscrit de George Morel. G'est un volume sar papier, de six pouces de hauteur, sur quatre pouces et demi de largeur. Il renferme une collection de lettres et d'autres documents, relatifs à la mission que George Morel et IHerre Masson accomplirent, en 1530, auprès des Réformateurs, de la part des Vaudois.

En voici l'indication détaillée, d'après une lettre du Dr Todd , insérée au Magasin britannique, n» GXIII, p. 397.

4» A la page 1« se trouve une lettre des Vaudots à CEcolampadCf commençant ainsi : « Salve mi Domine CEcolampadie. « Pero aczo que tu dones consélh a nos, e con fermes nos fre- « vols, anne lo présent eorde loqual es entre d^nos ministres. « Car moti racontant... , etc. La suite comme dans Perrin , p. 211 . — Gette épître n'occupe qu'une page.

î» P. 2 à 5. Réponse d^CEcolampade. Perrin, p. 46, et Léger, p. 105. (Une lettre beaucoup plus longue, mais commençant de la même manière, a été publiée dans Epistolœ virorwn doc» toruniy editœ Biblundeb. Bâle, 1548, p. 2.)

3° P. 5. Epistola ad Bucerum,

40 Réponse de Bucer, Perrin , p. 47.

50 P. "i. De ministrorum ritibus. Publié jpar Scultet, an 1530

Von-der-Hardt, PfV's F, p. 161. Sur le MSG. de Dublin,' aux pages 8 , 10 , 25 , 81 , etc. , il se trouve des mots et môme des phrases tout entières biffiâes par une main moderne. En certains endroits on a surchargé le texte par des mots, qtn ae

8*y trouvaient pas primitivemeat. Les mots et les phraseBefEMés dans le MSG. sont omis par Perrin, et les changements £ûts par une main moderne sont adoptés par lui.

La portion du manuscrit qui traite de ministrcrum ritibas^ se poursuit jusqu'à la page 116. — Chaque sigot particulier fait Tolijet d'une demande {peticio)^ à la suite de laquelle vient la réponse d'OEcolampade ou de Bucer.

C'est dans la peticio XII, que se trouve la confe8si<»i de foi, dont les analogies textuelles , avec celle publiée par Léger, p. 92, sont si frappantes. — Perrin, du reste, qui Ta publiée le premier , la dit extraite des mémoires de Georges Morel (c*est le MSG. dont il est question ) , ainsi que VAlmanach spiritual» ( P. 1 , diap. XII , note marginale , p. 79. )

A la p. 56 , on lit cette demande : « quai cosa se deo entendre «r par las claos dona a sant Peyre. » — La réponse d'OEcolampade est identique avec les paragraphes de clavibus eodesiœ , qui se trouvent dans epistolœ doctorum virorum, p. 4.

La peticio XXIII est ainsi conçue : item, si toi jurament es défendu , etc.

6<> P. 116. Lettre d'CEcolampe, reproduite dans Epistolœ doctvir. , p. 8.

7® P. 117. Lettre de Bucer y datée armosalutiSy 1530.

Vlll. P. 118. Rapport sur le synode tenu àAngrogne, le 12 septembre 1532. (Voir V Israël des Alpes, T. I, chap. VII.) Cette pièce présente aussi des ratures. — On pense que ce MSC. est le môme que Perrin avait eu entre les mains, et qu'il cite sons le titre de Livre ou Mémoires de Georges Morel et de Piet^^ Masson (p. 46, 106, etc. ), parce que les pages qu'il en cite (p. 70 , 106 , 157, ) correspondent exactemeot avec celles du manuscrit actuel.

Volume III.

(Glas. G. Tab. V, n» 22. ) N'ayant sous les yeux aucune monographie de ce MSG., et ne l'ayant pas vu moi-même, je ne puis que donner Tindication des matières qui 8*y trouvent traitées.

lo Sur la première page : un petit calendrier de V Eglise,

20 De la page 2 à la page 156, le Livre des Vertus: {Liber Vertutum ) : occupant 77 feuillets.

3^ Traité d'éducation ^ contenant, du fol. 88 au 88, de lenseignemant de H filh; et du fol. 83 au 85, de las garda de las filhas,

K^ Traité sur le .mariage , commençant ainsi : Acyzi vollen parlar del matrimonif a confort de H bon. Ce traité va du fol. 86 jusqu'au 91.

5o Sur les songes, ( De li soymé.) Du 91 au 94.

60 Ayczi vollen parlar de li pecca de la lenga. Traitant de la médisance, de la calomnie , des faux jugements , etc. , du fol. 94 , ' au 118 , se trouve en partie dans le MSG. de Genève , n9 209 , du fol. 51 au 53.

7o De la superbia : ( De Torgueil ) : du fol. 118 au 139.

80 Laparolla de Dio, Du fol. 139 au 145.

9" De li perilh. Occupant seulement la première page du fol. 145. ,

loo lot don noble : ( Huit grâces éminentes ) : ou , Tôt don noble : toute grâce éminente ; entre ces deux versions le sens générai du texte et la vue du MSG. peuvent seuls décider. Ge traité n'occupe quetleux pages.

110 Sept sermons, renfermés dans lé MSG. depuis le fol. 146 au 167. — En voici les indications , empruntées aux premiers mots de chacun : lo « Aquilh que fameian... » ceux qui ont faim. 20 c( Seignor, tu me pocz mondar si tu voles. » Seigneur tu peux me purifier si tu veux. — Se retrouve au no 13 du T. VI de cette série. 30 « Sermo d'Erodiana. » ( Sur Erodias , mort de Jean -Baptiste.) ko « De la paroUas auciosas : » des paroles oiseuses. 50 « Li parlar de li philosofe ; « les sentences des philosophes. 60 « Yevos un filh mort unial de la sua mayre. » ( La mort du fils unique. ) 70 « Sermo de las noczas. » Sermon des noces : (introduction des élus dans le royaume de Dieu. ) — Quelques pages sur le môme sujet se trouvent dans le MSG. de Genève, no 206.

120 Fragments divers, dont quelques-uns se retrouvent dans

— 4Si — 1« liber vtrlulvm. — Us s'étendent, dn fol. IBT an tTS, — Ce sont, lonDelaiibrieta:» de l'ivrognerie. î' n Luiuria. n SoDo B la ramiliarita de las fconae. » t° » De la honcsta : n de la retenue. B»nDelas8pieneia de Dio- " 6»aAngel..." (L'Ange..,) 7' v La coneiiiâratlon d« la brievlla de la vîta : n consid^ratïoi); sur ta briévelÉ de ta vie. B° h De li parlar dalcans doclorso B» n Al aafern... n 10° » De li bon del paradis, o (ces fragmonls 8 et )B, sont les deoi parties du même sujet.) H» oDe la Cris-

IB" «Tn^scpr e lome de fe.» Cet important traité, lient du IbLns au fol. S7f. Il renferme, 1" a la remarqiiablK Introduction, dÉjS aignalfc dans le MSC. da Genève, n" 888, foi. IB. Elle est indiqnée dans le MSC. de Dublin, par ces mots: «Ajoâ ■ commenna lo prolic del libre ajipella Tiesor e llxe de fb. i Celte introduction va du fol. 176 au 179. — !« d Lo siratfole d'Anastala. — 3o n De II articles rlo la fe, — io « Li sept sacramenl : b oreupaot Ifl pages. — 1° Li commanda ment de Dio. u (jccupant 33 pages. — 6" " Tracta, del oracion ; » 13 pages. — 7» ■ De la pcnilenda: n 78 pages. (Voir, sur ce dernier article, le n» B ftii MSC. 3B8 de G.môve.

li* Ad feuillet 171, ou lit : « Ayeii eomeheian Las tnnDULciONB, it Ce traité occupe 13 pages. — Publié par Léger, P. I. cfi. VT. p. SI ; et par Hahn, p. S9S-«I93.

m* La« tnTBnliooAciOHS mbhobs. Cest le petit catéchisme que Perrin (p. 157) et Léger (p. 59) ont publié comme étant dalé'de l'an MC. — Il n'est pas de liïre vaudols qui ait élé plus son- »enl reproduit. KoKher, Monastier, Dieterici, Brez, Hahn, et d'autres, l'ont donné dans leurs ouvrages. Il a aussi été imprimé séparément, à Edimbourg.

l«o Deui fragments : n De U bal ; » (du fol. ÎB2 au 897), et «De ta Tavernar» (du fol. Î97au Î98). Ces passages très séïères confre tes bals et les cnbarels, ont été publiés.

n° «Le Symbole des Apôtres,» occupant la première page du fol. 398.

18" 11 Alcuns testimoni del Apocalis ; b depuis le verso du fol. 298 Jusqu'à la fin du U9.

i9o a De li Vin pensiers : » occnpant la page 600, ou la ire da fol. 800.

SO^ a De las quatre cosas que son a venir. » Ces quatre choses sont : la mort, le jugement, Tenfer et le paradis. ( Du fol. 301 au 304, où •xmmence : «Del alegrecza de li Salva,» qui va jusqu'au fol. 334.)

91o Fragment , dont les analogues se retrouvent dans le livre Des Vertus. — !<> « Del pecca de la desubidiencza : » (du fol. 337 au 341. ) — 20 « De la veniancza, » (de la vengeance : occupant quatre pages.) — 3o « De la desperacion, » (du désespmr: occupant cinq pages.) — 4» «Lo fellon abandonne la soa Cl via, » que le méchant abandonne ses voies : occupant deux pages.

22® Sermons. Ces pièces sont au nombre de six. !<> « De «lo mesquin. » 2o «En aquella contra de Bethlem eran pasce tors... » 80 <c Yeshu dis a li seo disceples...» 4o « Johan deczia « al poble. » 50 « Jeshu montant en la nauta... (dans la nacelle.) «0 «Le fantin Jeshu...» (TEnfant Jésus... etc.) — .Ces six sermons, tiennent dans le MSG. du fol. 348 au 373.

230 «Del Purgatori.» Traité du Purgatoire, allant du fol. 373 au 378 ; et contenant de la convocacwn de li sant, fol. 378 au 383 ; puis de l'absolution, du foL 383 au 385.

240 Un Sermon, commençant ainsi: «OFrayres! sabent «aquest tempo, car hora es ja a nos levar del sopn...» (du sommeil...), termine le volume au feuillet 389*.

Volume IV.

(Glas. G. Tab. V, no 21.) Ge volume contient les mômes poèmes en langue romane que le MSG. 207 de Genève; mais dans un ordre différent.

I. Lo NovEL CONFORT. J'en ai cité les deux dernières strophes, dans le paragraphe précédent, (MSG. III, no IV) ; M. Monastier en rapporte un fragment assez considérable (T. II, p. 278- 282) , d'après Touvrage de Raynouard. — Il y aurait quelques

wriantes h vérifier- Bo loici nne qui se rapporte £ vers i)(j la troisième stroplie :

B El (laos votre sommeil vous ne faites que des songes de ■ plaisir... » L'étendue el les principaux caractères de ce pcéme, so^t indiqufs au paragraphe précité.

II, liiVUGKLi DE u IV 3E!(ENCï. poËms utt la parabole du Sen)B»>',' l'un des plus remarquables il^ anciens [lOËmcs vaudois, el celui qui montre le mieux peul-âtre, combien les Validais Avaient approfondi le sens oioral à^ Ecritures. (Voir au g précédent, MSC. Ï07, n-, Vin.) Il renferme en outre des indic»,tions pa^cteuEes sut les diTérentes cla»se« de cbréliens (correspondanlcs aux divers ordres du semeace), telles qn'ellas se ni3nirefitaienl ft celte époque. — Il en est qui Fesojïent d'abord (a Parole de Dieu avi?c empresâument ;

E de prête m qu'ilb »dion li psMegiitcjan,

(Strophe IS'. ) Les temps, à cet ég^rd, n'pnt pas change I^ cœur de l'homme; mais les obstacles ne sont plus les méoies. L'ivraie qui croit avec le bon grain, représente les ennemis da règne de Oïeu :

S« perugre Ji Jusl hin pol> ciibilicii :

est-il dit à la str, 65; et dans la suivante

Ha li jntl ion fami ; en Xriil ban lor confort.. .

Aussi cette force ne leur manque-t-elie point : (str. 67) :

Emp«rcEo t«iiioa DJDt gardant ie de mal fir, la ]fj det Sagnor e'elforcuo de gardar; E lotu idvenilai ea paciencia portar Entre que ait lengu lo teup del ndaoaar.

D était dit précédemment (str. as et to) :

Mot son pacifie^ haman e ban loffrent :

Non se Yolon deQeadM « son ton mal reipondent, Mas port&n en papieneia greo eoaas entra la gent : Epperczo son apella filh de Dio tôt poysent.

TriboIacioDs suffron e peresgueeion grant ; Son tormenta e aucis e en grant career ittant ; P^r çzo son pl^n de temor e de grant spavant : Sovent d'un lusc en autre fupn transfugant...

Tel était Véia^Xées chrétiens d^alore : tel était eelui des Yaudois, aa milieu de leurs adversaires,

Que Tolon devorar k> trap^tl petit

Del cal es bon pastor lo segoor Jeabn Zritt : (8tr. 8.)

Et par un rapprochement notable, il est dit d^ce petit troupeau, ou de TEglise de ces fidèles persécutés :

Aquesta es la saneta GUysa^ recebent eonfidancza La paroUa de Xriit e I4 soa amooestancfa.... (Str. 470 Molher es de l'agnel e dicta la soa sposa Humil e casta, e iïq mot "vertuosa. (Str. 6Q.)

La conscience que les Vaudofs avaient d'eux-mêmes, comme Eglise, pourrait difficilement être mieux {ndiquée.

III. La Barca. Poème, déjà mentionné avec détails, dans Tarticle H du MSC. de Genève, no 307.

IV. Lp Pâtre Etermal. (Voir au même MSG. no YI.) Ce poème est une prière, adressée successivement au Père, au Fils et au Saint-Esprit, puis à la foriissima Trenita* f)n voici quelques f assages :

' prjipier^ cayson tencxa dcfalbimeot.

Fin sies de totas cQsas, sençza comenczam^pt : Mostra me la toa facia aiegre e respiandent!

Consolador dreUurier, saqt e prencip^l, Purifica la mia arma d'tot pecca mortel. Planta hi las vertues, e dereyeca li reniai I

Segnor segnoriczant de las très girarchias, E de la gleiiâ triumpbant que nfiere « tu PregQ t«, fay bm «sev d'aqueUat 9ov^ft^fm$i

ir M«l, n«rB>UhM c fort.

CODielhi lo lio poble, qu'ei lonneoU i ton.

Que habindene iqDCtl biodI jier lenrr il lio orl.

Le mol ort signifie UtWralemenl jardin; ei, mélaphoriqnement, Parailis. — Ces quatre tercets, sont les ]8", 19^, îl", tt STr du po^me. — Je no puis donner en entier la traduction de ces dilTiÉreDts passages, à cause du peu d'espace qui me reste dans le cadre réservé ft cette bibliograptiic.

V. PoSme qai ne porte point de litre sur leMSG. de Dublin; mai» donl le teWe est conforme à celui du MSC, de Genève, intitulé ! a Lo desprecd del mont, i (Voy. MSC. ao7, n» VU.) Ce poème ( d'après le HSC. de Geaè?e , que j'ai seul sous lei yeux), ne nie parait pas terminé; car le sujet n'en est exposa

et vingt vers après l'auteur s'arrête inopinément, à un sens suspendu :

Aqael non iili xgDT, ni mot btn Blliiga

Local po aïKr de II mort tubiUment Anppa.

Lea développemsDU promis par le débat muiqiMBt d«idenmeot; et la formule par laquelle se terminent la plupart des autres poèmes vaudois, étant omise dans celni-d , semble îbdiquer paiement qui! jaeu interruption. — En voici quelques

Lli ooHi tcmnili tôt» tedod i oient;

(Les cboses terrestres se réduisent toutes à rien.) — De quoi le racbèteras-tu , quand la mort viendra t'occireî Car pacte ni convention la mort ne reconnaîtra... etc.

De cal le rce«ipr>r« cant la mort le aucirct

(Au jour du besoin, quand l'ikme périra.) On ne peut se lier, ajoute l'auteur vaudois, en aucun des bieiu d'id-bas :

Ni en torre, ni en palayi, ni en gr»nt maTtonamenf,

Ni en tanUs, ni en concilia, ni en li grant manjament,

Ni en ly leyl honorÏToI, ni en li bel parament.

Ni en vestimenUs clarai e fortment retplandent ;

Ni en grecx de besUas, ni en laror de moU camp... etc.

L'énumération de ces choses dans lesquelles s'enorgueillissaient les hommes d'alors, pourrait, avec quelques études, servir à déterminer Tépoque où fut composé ce poëme.

VI. La nobla Letczon. (Voir pour les détails dans le § précédent. MSC.. 207, no V.)

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