ID
«choisi lo plaisirs auront \ti toannent; mais la sorrilaors B ( itrfi) du Seigneur, qui ont choiû tribulatiana , auront \i a élernella gloire .et grandâ coiiBolation. Bioulieureux sema\ a ceui ([ui uront àes iiarfaits, quanil li eera accompli le nom- « liro des élial La puissacoe du Père, et la sagesse du Fils, c « la bonté du Sainl-Espiil , nous garda Ions d'enter, et Dom «donne le Paradis. Amen. » •
IV. Le novel confort. Poème de SOe vers; composé de 75 strophes, de quatre vers chac.iioc. Il manque un vers à la te= strophe. One petite raie rouge sépare ces quatrains l'un de i'aulrfli dans le manuscrit, dont ce potme occupe ts pages. — Hajnoaard en a cité IS strophes , cboi^es çà et là ; Hahn le donne tout entier delà p. S81 S la p. SB9. — Leposme a pour but de fortifler le chrétien dans boii dilnch ornent du monde, et de faihcourtger à la recberclie du ^nlut par J' Evangile. En voici la' et la dernière strophe.
AqiiBl ijuc «eo de noït , jj lespos ni leiposi , Son huhrire a Uj ii p(irU prMlosa,
Traduction; «Ochers amis! sortez de votre assoupissement, « car voua ne saveï pas l'heure à laqnejle Christ doit venir, B Veillez toutefois à servir Dieu de cœur, pour rester en la gloire, «laquelle ne doit' pas finir. — Veoeil et n'allendeipasàlinuil « ténébreuse, laquelle est fort obscure, horpiUe et épouvantable. * Celui qui vient de nuit, lors l'époux ni l'épouse, n'ouvrira à « lui la porte précieuse. »
Raynouard pense que ce poSme est d'une origine plus récente que les autres, à causa de la plus grande perfection da rhytbme.
V, La BoWa leyczon. Poëmo de *Ï9 vers: ayant pourj|Bl
d'exposer les trois législations saccessives que Dieu donna au monde. (La loi naturelle, la loi de Moïse, et la loi évangéliqne. — Ce but est indiqué au vers 488. La première partie va du vers 57 au 138 ; la seconde du 138 au 297, et la troisième du 207 an 346. Le poème se termine par une récapitulation générale et des exhortations pieuses.) ^ Morland , Raynouard , Plenderleath , Gilly , et Hahn , ont publié ce poème en entier. Léger n'en donne que des fragments. P. L ch. IV. — La date de ce poème est fixée par le sixième vers :
Ben ha mil et cent ancz eompU entierament.
Plusieurs écrivains de mérite, pensent que la date contenue dans ce vers ne doit pas être prise au pied de la lettre; qu'elle n'est qu^approximative : et doit se rapporter, non à l'an 1100, mais à l'an 1190, environ : époque supposée de la venue présumée de Yaldo et de ses disciples dans les vallées Vaudoises, soit du Piémont, soit du Dauphiné; et que dès- lors, ce poème serait l'ouvrage des disciples de Yaldo.
On aurait le droit de demander des preuves positives à l'appui de cette opinion : car ceux qui la soutiennent, n'en donnent pas. — Je vais essayer de donner moi-même des preuves du contraire. — Admettons en effet que la Nobia Leyczon, ait été composée, non en l'an 1100, mais en l'an 1200 : et voyons, si elle a pu l'être par les disciples de Yaldo. — Ce poème est en langue romane; ce n'était pas celle de Lyon. (Yoir les écrits du temps en langue vulgaire.) Les disciples de Yaldo sont sortis de cette ville de 1180 à 1190 (1). Ne leur eût-il fallu que quelques années pour s'acclimater dans un nouveau pays, est-il admissible qu'ils aient pu, en aussi peu de temps, apprendre une langue nouvelle , au point de lui donner ses ouvrages les plus parfaits? (pour l'époque du moins;) qu'au milieu des difficultés de la colonisation , ils aient eu assez de loisirs pour se livrer à
(i)rLa ehroniçHe de Laon (publiée par Bouquet, T. XIII), place Yaldo en 1173. Sa doctrine a été condamnée en 1177, 1178 et 1179. — Ce n'est qa*eB 1183 on 1184, qu'il fut expulsé de Lyon ; et ses disciples n'en sont pr^HMemeat pas tous sortit le même jour.
U coinpositloD il'im poËino aussi âtundu? Pauvaient-ilE ùninédiatenient après leur uriùvcu dans eus iBuiitagoes, présenter 1^ (uréLtldrt:^ d'exl(iiisiu[t iléjk acquisi!, de cousistaoc^, de ealmc u( lie durée, que ce poème atli'îliue oui Vaudois? — Il me semble qu'ua esptit iiuparlîal trouvi?ra bien plus de djffîcultiis à ail' meUre toutes ces choses, sani pi-euves, [comme sont obligés de le faire ceux qui eoulieûnent que les VaMaia descendent d« Vaido], que d'admettre qu'ils lui sont antérieurs, sur le témoignage de cet Écrit, daté de MC, et dei aeteurs du XII° siècle, que Lons avona cites, {lsi<uéi de) Alpes, chap, I, page 8.)
La diiGcum se change en impossibiliti; , si i'oo s'en tient A la dsteile la niMa'Leyeson, (et rien neladëiUent); ou slToa admet sealeioeot qu'die ail été composéo avant 1180 : car rice, It celle épWfne, n'expliquerait su production," parmi les dlgciplea lie Valdo. — Ce dernier, non-seillement n'i est pas nommé, nuis il o'exisle paa la moindre nlliision qlii puisse se rapporter à lui. Cela n'est pas «onnaiit^ si celte pièce lai est antérieure; m.iis ce seiail bien eitraoïdinaire si elle s'^laii produite sous son inftdencc dirocle et qu'elle fût due il sts disciples.
C'est un besoin sHos doute, pour les jntelllgenees précises, de préciser l'oriaine des choses, surtout en histoire ; et l'on ne peut jn^iâser l'origine des Vaudois d'une manière hiatoriqne, qu'en les rattachant i Valdo ; mais on ne saurait le? fhire que par des hypothèses; c'esl-a-dire par des incertitudes. A cas incertitudes aiwrleiKei n'eet-fl pas rattenel de* prtftrer lltUlértitude inéïitibte qui doit régiWr sur l'orlgiDë d«' Tattfltflff atftéifeirs i TW4o, pw Osia seul que « tfettê orfgihe aW( eti rfeienfe, elle eût lais»* de» traces?— En résumé, il y a là 'ai tftncSgnage dé ratHéribriie des Vandois des Alpes à Valdo; aiaii il est contesté. — Il n'; a que des hypothèses, pour établir qu'ils descendent de Valdo : et ces hypothèses sont aussi contestées. — Les esprits exacts, doivent du moins désirer que csetté question soit J'émise à l'élude; un érudit superQciel, ou prévenu, pourrait seul, il nous semble, la considérer comme résolue, dans le sens des hypothèses.
Les Vaudoiï sont nomm^ aa veft 31% de ta Nobla leyq»m;
Uh dion qu'èf Vûmâtt e degiie de pnoir.
Le poëme se termine ainsi:
Placza ha aquel Segoor que formiB tôt lo mont Qiie nos siatn de li esleit per Istar en sa cort. Dio gracias. Amen.
Cet ouvrage est suivi, dans le manuscrit dont nous parlons, de deux pages de sentences morales. — Pour ne pas prolonger cet article, je ne ferai qu'indiquer les poèmes suivants, qui se trouveht aussi dans le manuscrit dé Dublin : Glas. 6. tab. V. no 21, Quand nous en serons là, j^accompagnerai leur mention de quelques d<^tai1s, comme je Tai fait pour les poèmes précédents.
VI. Lo Payre Etemal. — Ce poëme est composé de 156 vers, divisés en 52 strophes , de 3 vers chacune. — Ces tercets sont séparés Fun de Tautre sur le manuscrit de Genève, n<> 207, par une ligne rouge, qui se rejoint aux arabesques de la marge. — Il y a quelques lacunes. Le premier vers de la str. 32, en contient en réalité deux, dont le premier finit au mot cresent et le second au mot ben. Le dernier vers de cette strophe ne lui appartient pas, et devait être le premier d'une strophe subséquente, qui est restée incomplète. Ce poëme, qui occupe cinq {lagesdu manuscrit, n'est qu'une prière Où sont reproduits fréquemment des passages des psaumes de David. — Raynouàrd le croit d'une époque plus récente que les autres poêtnes vaudois. (Lettre du 6 avril 1833.) Il en a cité 18 tercets, dans iet monuments primitifs de la langue romane. (Choix des poésies originales des Troubadours. T. Il, pt 117.) Hahn le donne tont entier, p. 590-594. J'en ai cité quelques passages an § suiv. no lY. art 4.
VIL Lo despreczi del mont. Poëme sur le [détachement du monde: occupant 4 pages du manuscrit, contenant 115 vers; cité fragmentairement par Raynouàrd» T. II, p. 121, et en entier par Hahn, p. 594-597. — Une ligne rouge a été tracée, de deux en deux vers, entre chaque distique de ce poëme, dans le loanuscrit de Genève, mais sur la pr^ooière page seulement* »-* \<Av pour d'autres détails au § suiv. Manuscrit de Dublin; toi. IV, »• V.
— Ma —
Vm. L'Auangeli de iiçunireiemenci. (L'Evangile des quslre ■emcaces.) Poëme sur la parabole iluSomeur. (MaUh. XIII.] Il OCCQ|)e onze pages du inonuacril, et renferme 300 vers, divisés en 7S quatrains. — Raynouard en a|pablié 25 qnatrains. (T. Il, p 1Î6.) Halin le donne on entier, p. S98-60(. — Les strophes lont séparées sur le manuscrit ÏOT, par des lignes rouges, qui BB rejoignent en arabesques sur les marges. — En voir des citations nu g sniï. vol. IV, n» ï.
IX. Après ce poEme vient un Traité de la Pénitence, indiqué par ces mots : La aatsec de ta penitenda : (Lï s'en suit de la Pénitence ,) H occupe les U dernières pages du rnauuscrit , et n'est pas lenninâ, car il manque des feuillets à la fln du volume. — Ce traité renferme surlaœnfesi'ion nn paragraphe JQtéressant qui se trouve reproduit dans nn antre manuscrit de Genève, (n" 809, fol. n)et dansceun de Dublin : [Clas, C.Tab. V, n» XXII : et, même série, n= XXV, fol. Î4Î.
HSC. IV, m aos.
Ce manmcrit est un petit ia-B», écrit mr papier, ot portant aa dm t» titre modoTie : CoKttvoeriei voudoitei. Les feuillets dece manuscrit sont dans un très grand désordre, Celui qnise présente le premier, devrait être le dii-septtème, et pour trouver ce qui précède, il faut commencer lalectureaufeulllet 14. Beaucoup d'autres transpositions s'y remarquent encore; dies iiAveut s'être introduites soas les mains inÎDlelligentes d'an nliear moderne.
Voici l'indication des documents que renferme ce voluDoe.
I. En commençant à la page 39°, on trouve une protestation de l'ancienne Eglise vaudoise, contre les innovations de l'Eglise romaine, sous ce titre : Circa là van'eta de las cotas émergent (Touchant la multiplicité des choses qui se produisenl.) Vold les premiers mots de cet admirable et grave manifeste :
A L.uior s ïlori» de Telera.! Dio A la loasnge et ^i la glaire de tt-
gaeii hQmilmeDt la tua magnifieicn- quoi eemmençaot en lai [ou procéeia que el ordene lo oomeocsament dont en hti) , noas prions humUedaqaesta nostra obra, e eodreina lo meot la tienne magnificence , qu'il mecz, e perducza la fin, ha honor cUipote le commencement de cette e gloria de lui meseyme , e de tota œuvre notre, en rectifie le milieu, et la cort celestial, e ha salu de tôt fi- en parfasse la fin, à l'honneur et à del. Amen. la gloire de lui-même, ainsi que de
tonte la cour céleste et au salut de tout fidèle. Amen.
Ces mêmes paroles se retrouvent dans le manuscrit de Dublin, Glas. G., Tab. Y, n^ 22 ; au verso du fol. 176, sous ce titre : Ayczi commencza lo prolic del libre apella Thrbsor e LUME DE FE. (Trésor et lumière de la foi. — Gitô par Perrin, p. 59, 201 ; Léger, p. 47, etc.)
Cette préface ou prolic se prolonge dans le manuscrit de Genève, {n^ 208), jusqu'à la page 82*. — Gette introduction a pour but d'établir la Bible comme base unique de tonte autorité, en matière de foi.
II. Exposition de la foi vaudoise^ indiquée par ces mots : de li article de la fe. Pour suivre Tordre du traité, il faut, après avoir lu de la p. 28 à la p. 32, revenir à la première et lire sans interruption vingt-sept pages consécutives ; puis reprendre la lecture au dix-septième feuillet. — Ces Articles de foi ont été publiés par Hahn, de la p. 605 à la p. 608.
III. Vient ensuite une exposition du symbole des Apôtres analogue à celle dont il est parlé au n9 8 du manuscrit 47 de Genève, le 1er de ce §.— Hahn a publié ce morceau de la p. 608 à la p. 611 .
lY. Des sept sacrements, commençant à la p. 17 et occupant 19 p. de manuscrit, — En voici les articles. 1^ Del baptismo,
2^ L'imposicion de li mans, Z^ Lo tercz sagrameni es la comunion del corps e del sang de Xrist, Ge § occupe 5 pages et finit par un etc. 4^ Lo quart sagrament es la penitencia. (Le Boanuscrit 209 porte : la ley de matrimoni es lo cart sagrament de la gleysa.) Une partie du traité de la pénitence, qui se trouve à la fin du manuscrit 207, est la reproduction de celui-ci. 5» I/> quint sëgramentf es ordonament de preires e de diaques, 6^ Lo
iiia(nmoni.(Plac^au(juatrièn>eraDgdanïlemanuB(!rit«09.)T£Q lumeion de li en/"*!™: (L'onction des infirmes;) «ces deuiaacfea mpnU sont admi«. mais seulement dans la simplicité de fia' É îtitution éïsnçéllque ; ainsi, point d'extrême ooction, point k d"hnile coneacrée... et*, n (nota de U. Tron.) — Due partie de ce tmtVda «acrcments est placée beaucoup plus loin, et par suite du iléaordre de ce manuscrit, se trouve intercalée au milieu de l'ouvrage suivant.
V. ETpoailiùn de» .Y aammondernenU. Ce traité Occupe 8S p. da manuscrit, mait il faut fin retruncher ïl p. qui se rapportent à l'ouvrage pr*!édent, el qui te trouvent placées de la irentiâmo à la cinquante-deuxième. Le texte de ce traité est beaucoup plus étendu que celui des citation» données par Léger, (pags SI) et par Perrin, (page 181) sous un tilce semblable. Il est probaMe que ces auteurs ont tiré leur textedu liiiredes werftM, et non pas de Thretor e lame de la fr. — Les deux premiers commandements n'en font qu'un dans le manuscrit SOS; mais la dixième est divisé eti deux : savoir, IX : défense de convoiter les Mans meublas; et X : tes immeubles.
VI. Traité de la patience: occupaut huit pagoa du manuscrit. Il sfi retrouve en partie dans les manuscrits 207 et 109, ainsi qu'^L la lin du Ï08. — Le traité du manuscrit SD9 est le même que celui du 307, sauf quelques liigores variantes dans 1« premières lignée. Ce qoe renferme le manuscrit )I9, dans la seconde partie de ce traité parait être un abrégé de celai qni m trouve dans le manuscrit SOT. Ce dernier a touteroia eu moins l'article intitulé penitmcia esterior. — La copie du mannacrit 108 est cunrorme à celle du 909, saur que tout ce qui se rapporte i la fedta penitenâa, (la première partie du traité) manque dans le premier, qui est du reste beaucoup plus étendu que ke deux autres, dans ce qui concerne ïoracion, A propos de U paniteneia eiteriof.
Vn. Du jeûne: occupant neuf pages du manuscrit. L'objet de ce traité est principalement d'établir que \e jeune corporel a'i aucune valeur san^ le jedne ^irituel. ~ Ce traité, avec le pré-
oMent, sont réonis en tin dans le mannserit 809, sons ee titre: De la penitencza e dd juni.
VIII. Commentaire sur Voraison Dominicale : occupant huit pages du manuscrit. Se retrouve dans le manuscrit de Dublin, clas. G., Tab. V, n» 22, fol. 280. — Un texte semblable a été donné par Léger, p. 40-46, et reproduit par Hahn, p. 697-701. — Un autre traité sur le même sujet a été donné en traduction partielle, par Perrin, p. 47, et par Léger, p. 201.
EX. Traité du purgatoire : occupant 46 pages du manuscrit, renfermant celui de Vinvocation des saints, et de la poteHa dona a li vicario de Xrist. Ce dernier ouvrage occupe douze pages du manuscrit. — Hahn en a publié une partie, p. 611-616. — Ces divers traités se trouvent aussi r«îunis dans le livre de rAnte^ christ. (Perrin, de p. 253 à 295; Léger, de 71 à 91. — Après ce traité vient dans le manuscrit 20S, la suite de VBxposition des X commandements, mentionnée dans cet article, au no V.
X. Ara sensée de la penitencza ; {maintenant s*en suit de la pénitence :) comme à la fin du manuscrit 207. — (Voir dans cet article le no VI.) — • Ce traité occupe 30 p. du manuscrit et termine le volume. — En voici les derniers mots : « La definicion tf de la penltencia part en prima desplaisencza e dolor del pecca, « on la secunda temor de non recagir. Linconiens prima es « abandonar li pecca cornes e abandonnans plorar lor e degit- « tar. » a L'efficacité de la pénitence part, en premier lieu du dé- « plaisir et de la douleur du péché, en second Heu de la crainte fc (observation attentive) de n*y plus retomber. Les conséquence ces sont, 1<> d'abandonner les pécbés commis, et en les aban- « donnant de les pleurer et de les rqeter. » — Ces derniers mots lor e degittar, sont encadrés dans une sorte de bandelette, tracée à la plume, avec de légères arabesques des deux côtés, $t terminée par la figure d'une main dont rindicateur est ouvert.
MSC. V, no 209.
Ce manuscrit est un petit in-8o écrit sur papier, en langue romane et d*écriture gothique. La reliure est moderne, et portf au dos ce titre, moderne aussi : Conseils des barbes.
Ltu TsuillâLï Ja ce inaDuscrit sont tout auasi en désordre qae ceax du CodexWS. — Le cammeucenieiit de la première pa|{e K trouve litre à la suite de Ja siiième; et celte première page elle-même ne contient que la lin d'un article, dont la première partie doit être chercbêe au ving-tième feuillet.
Le temps m'ayant manqué pour reconnaître la place de loua lei feuilleté de ce manuscrit, je vais indiquer lea matières qu'il renferme, en les suivant dans leur ordre actuel.
1. 1 Le premier l'euillet appartient, comme Je l'ai dit, & un ouvrage placé plus avant dans le volume. U traite des héritages et de la division des biens.
f. S Au fol. a commence Pistoletta, (petite épitre), où il s'agit d'exhortations k pa [liété, (Ce feuillet 3 parait devoir être le premier du volume.)
î. 6 La ley del tnatrimoni: (Du mariage.) Le mariage est indiqué comme étant le quatrième sacrement de l'Eglise. — La division de ce traité est des plus simples: 1° Devoirs de la femme envers son mari. (Le mari est appelé lo Baron.) S" Devoirs du mari envers sa femme. 3" Des deui conjoints envers leurs enfants; surtout, dit lemanuecril, pour que {iA''i>/i*giui/ notion earnal, sian rendu a Dio spi'rilal. (Pour que les enfants qui naiswnt charnels, soient rendus à Dieu spirituels. — N'est-m psf le but le plus sublime de l'éâucatlon !)
f. 7 De lajiutice: On j trouve cetta recommandation: non tmei recors al judici secalar, — Si vous voulez être justes, est-il dit, sachez offiir a vos meseymes a Iho, con totas aquellas casas « que son vostras; amor e ajutori al proyme; a vos meseymes, « sanctita; alamis, concordia; per lenemis, oraciondevota; al « rey... tribu, etc. » — A propos de l'amour des ennemis, il est dit : u Je sais bien que tu ne pourras y parvenir par toi-même, « mais appelle Dieu à ton secours, et il le mettra au cmur cet a amour qu'il a eu pour nous-mêmes, qui l'avions tant ot-
t 8 Pensées détachées , intitulées Pensters. — S'est de cet article qu'est extraite la pensée citée dans Vlsraèl des Alpes, T. I, p. U, note 6. — Elle se trouve au verso du feuillet 8, ce
q^\ correspond à la p. li; mais dans cette note on a mie fol. lé # A la p. 10, note I, ce manuscrit était encore cité, il y a par «ne erreur semblable fol. 18, au lien d« p. 8. — Ces détails ont éehappé dans la correction des épreuves.
f. 11 Traité de la pénitence, qui ue retrouve ailleurs. — Voir dans la monographie du manuscrit précédent les art. VI etX.
— Au feuillet 17 se trouve un article intitulé : La rnncia confession. En voici quelquos lignes. « Aquilb que se volon confessar « moalment, ilhi dovon oerca preires sapient e discret e doti « car siihi recoraren a il mal preire, ilb seren plus engana « que eertiûca. » — il est parlé ensuite des prières^ du jeûne et des aumônes. — Ce traité est fort long.
f. 2i Vers \e mliev^ de la page 41 ou du feuille^ ^l recto, se troiive écrit en rouge ce titre détaché; Que cosa sia peoca» (Ce que c'est que le péché.) Ce nouveau traité est également fort étendu. On y examine successivement les caractères de Vorgueii^ de y envie, de la colère, de la Itiœure, de li paresse (aczidia), de Vavarice, etc.; avec les remèdes qu'on doit y apporter. — Voici quelques lignes tirées des prt51iminaires : « Lo es de saber (il « est à savoir) que lo pecca morlal, a receopu lo nom de la mort, « enipercze car el mortifica larmà. (l'Ame.) Trey pecca son apelha « pecca capita (capitaux), eto es principals de li quais li antre « pecca prenen nayssament, etc. » Quelques uns de ces pas^ges se trouvent reproduits dans le chap. IV de Pe?Hn, p. 13 et suivantes.
f. 53 La prière de Manassé.
f. 54 Commentaire sur foraison dominicale. (Glosa sobre pa-^ ter noster. Ges derniers mots étant latins, serabletit indiquer que les Vaudois prononçaient cette prière dans cette langue.)
— Cette glose a été publiée par Léger, p. 40-46, et par flàhn, p. 697-701. Mais les diverses demandes où requerenczas^ y sont exprimées dans le même idiome que la glose.
f. 77 De las quatre cosas que son aivenir. Ces quatre choses sont la mort, le jugement, Penfer et le paradis. — A la suite de ce traité trois feuillets sont laissés en blanc dans le manuscrit; ce sont les feuillets 118, 119 et 12(^. — A partir de ce der
— tta —
nier EeniUet.jaHiD'ilaDiidu volamequi en au ISS', ECtroiivs la traiU suivint.
t. UO Vergier de cotuollacion. C'est un des livres vaudois dont le titre est le plus souvent cité, mais on n'en a jamais rien publié. Voici ce qu'il contient .
ID Des gânéralitds sur la loi divine.
1° Sur la corruption humaine.
8» Eiamen de diftSrenls vices. (Une partie de ce qui est dit à cet égard, se trouve déjà dans le traité précédemment cilé; Quai cosa sia petxa.) — A llarticle de la Ttmpfacion, il est parlé de l'hérésie et des hérétiques. On dous saura gré sans doute de faire connaître ce que les Vaudois entendaient par là.
Li bercgïs lou dii quelli i^om* er- Lei hérétiqueg «ont ippeEtt 4Ïiiii
quil iUidaitruDD li bcn. et remplaceal [Ateul) lei TttcmutI
K' n est parlé de !a foi , de l'espérance et de la charité. — La obarilé, disent-ils, commence par l'amour de Dieu ; elle nous rend invuluiîrajjles aux griefs dos hommes, etc.
S> Examen et recommandation de différentes vertus.
<« Un long article sur l'amitié: dans lequel se tronve une dtation d'ArisUite.
t" Des prélats. Article encore fort étendu, indiquant les tr*its de ressemblance qu'ils doiveDi avoir avec J.-C.
8° Des prédicateurs. Ils doivent être ta lumière du monde.
e° Des châtiments de Dieu : Contenant des citations de saint Isidore.
10° De la crainte et de l'amour de Dieu.
11° De l'amour du prochain, de l'aumûne, etc.
120. De la pénitence et de la contemplation. — Ce dernier caraclère est ainsi précisé r v Es sostrociao de ment a Dio , cum « desmentigancza de las cosas temporals. » ( C'est l'élévation de r&me à Dieu , avec oubliance des choses lempoietles.)
130 Des louanges du Seigneur.
140 De la persévérance , de la pauvreté , de Tobéissance , de rhumillté et de la chasteté. — Que la pratique de ces vertus , dit Tauteur en terminant : Per tu (Segnor) e lo lio nom , sia a mi recreacion.
Ce traité , peu méthodique , a sans doute été intitulé Vergier de consollacion^ par Tanalogied^un verger où croissent librement toutes sortes d'arbres , avec ces pages remplies de sujets divers, mais tous édifiants. Il semblerait , qu'en Tintitulant : des vertus et des vices, on eut mieux (ait connaître son caractère général. — Je doute que ce traité soit complet. Il contient plusieurs passages qui se retrouvent ailleurs; et plusieurs qu'il est fort difficile de lire. — Une copie du Vergier de consollaciony se trouve dans le MSG. de Dublin, T. VII, n<* 3. — Il serait bon de pouvoir comparer ces deux versions entre elles.
Manuscrits qui ont disparu.
D'autres MSG. avaient été déposés à la bibliothèque de Genève , par Jean Léger, en 1662. M. Gérard était alors bibliothécaire. Le reçu qu'il donna de ces documents, est inséré dans l'ouvrage de Léger : partie I, chap. III, p. 23. — D'après une lettre de M. Raynouard (du 6 avril 1833), la plupart de ces documents furent envoyés en Angleterre, sur la demande de Gromv/e\ ; mais Gromv^el est mort en 1658 , son fils se démit du protectorat en 1659, et ces MSG. n'ayant été déposés à Genève qu'en 1662, ne peuvent avoir disparu par cette voie. — Quoi qu'il en soit , ils ne se trouvent plus aujourd'hui dans la bibliothèque de cette ville.
Parmi ces documents il n'y avait qu'un seul volume qui fût en langue romane. Il venait de la vallée de Pragela. ( Léger, p. 23 ) ; tous les livres qu'il contenait se retrouvent dans d'autres MSG. encore existants; en voici l'indication :
10 La nobla Leyczon. Se retrouve dans le MSG. de Genève , n" 207, et de Dublin , T. IV, n« 6. (Glas. G. , Tab. V, n» 21.)
%o lo purgatori sotma. (De l'invention du purgatoire, ) MSG.
Dublin. T. III , n« ÎMJ. — A été publié par Lé^, p. fêi, el pir Perrln, p. 9S. '
8<> De li tramettament {des traditions), se retrouvait, dans les MSG. de Cambridge, n<» VI , T. I. ( Indiqués par Itorland', p. 95-98 , et par Léger, p. 21-28. ).
4o De Vinvocassion de li sant, (De rinvocation des saints. ) use Dublin. T. III, n» 57. (Glas. G. Tabl. V,n»M.)
5o Lo nùvel eonfbrt (Genève , BfSG. 907 ; et DnbHn. T. IV , m 1.)
e* Lo Dottcr {le Docteur^ contenant des sentences des Pères de TEglise, sur la repentancé), Gambrigde. T. II , n» S.
70 Glosa Pater noster. Gambrige. T. H , n» 1. Dublin. T. Vn , Tfi 2. Genève, n«du MSG. 48, g 8, et 209, fol. 54, ainsi qu'au MSG. 206.
8<> Glosa simbolum apostolorum, Genève, MSG. 48, no 3.
9o Explication des X commandements, Genève, MSG. 208, no 5.
iQo Divers sennons, ou discours de peu d'étendue, sur divers svûets 4a VEçriture Sainte. MSG. de Dublin^ T. lU, du fisfiUlet il au 17% et du fol. 848 au 868.
Ces divers traités d'un manuscrit d'origine incontestablemeut vaudoise , se retrouvant épars dans tous les MSG. qui portent le pom général de Manuscrits vaudoisy quoiqu'on ait voulu les contester aux Vaudois , rendent impossible désormais cette dépossession.