‹ L'Italie antique (origines et croyances)Chapitre 17 sur 51 · I06 L ITALIE ANTIQUE · texte numérisé non relu

I06 L ITALIE ANTIQUE

le grain répandu ; après la moisson votre butin en sera plus copieux. Puisse le blé croître à Tabri de la rouille funeste et des chaleurs desséchantes. Sans périr de maigreur, qu'il évite les risques mortels d'une végétation trop luxuriante. Epargnez à nos champs l'ivraie fatale aux bourgeons et l'invasion des herbes stériles. Enfin, qu'ils rendent avec usure le froment, etce/ar qui subira deux fois Téprcuvedu feu. »

On voit par ce dernier trait que la farine primitive, grossièrement pilée, était rôtie légèrement, comme le maïs qui entre dans la pâte des Pyrénéens. Elle se conservait mieux ainsi. Quand on faisait le pain, la farine recevait une seconde cuisson. Sans doute, ces procédés étaient conservés pour la fabrication des gâteaux sacrés. Les Fornacalia perpétuaient le souvenir de ces tâtonnements antiques. « C'étaient, dit Ovide, des hommes ignorants que les anciens laboureurs. Toutefois, on semait, on coupait le froment, et Gérés avait les prémices de la récolte ; Tusage était de torréfier le grain ; mais bientôt le feu ne laissait qu'une ccndrenoire ou bienprenaità la chaumière. Alors intervint le four; la Fournaise fut déesse et les hommes joyeux suppliaient Fornax de régler la cuisson. Aujourd'hui, le Curio maximus (le chef de la Curie) avec les paroles consacrées indique le jour des Fornacales, jour de joies et de festins. Ceux qui n'ont pas fêté en temps utile se dédommagent aux Quirinales, deux jours après, par des réjouissances, nommées /è//<np stultonnn, fête des sots ou des fous ».

Les fêtes de la moisson commençaient par des sacrifices expiatoires en l'honneur des morts, pour pallier quelques négligences possibles dans les cérémonies funéraires. Au reste, nous savons que le culte de tous les dieux champêtres confine à celui des dieux infernaux. Toutes les fois qu'on enterrait un mort, la victime, égorgée pour purifier la

GROUPE DE SATURNE ET LES DIEUX TERRESTRES lOJ

maison, était aussi offerte à Cérès, à la Kère du tombeau. Cette victime, la porca prjesefitanea^ prenait aux fêtes de moisson le nom, équivalent, de proecidanea. préliminaire. Le sacrifice accompli, on présentait à la déesse le prjemetium^ première gerbe. Lre mot s'est confondu avec primiticc^ les prémices. Le culte, naïf et joyeux dans les campagnes, se compliqua dans les villes de rites ei de souvenirs helléniques, mais n'en fut pas altéré dans ses traits principaux. Cérès, à Rome, bien qu'identifiée avec Déméter et pourvue d'une histoire empruntée aux légendes d'Eleusis, resta une divinité italique et nationale. Aux Cerialia d'avril qui duraient huit jours, on croyait célébrer la réunion de Cérés et de Proserpine : maison fêtait, en réalité, les promesses de la moisson verdoyante et la nature apaisée, la déesse féconde et radieuse. Tout le monde, prêtres et fidèles, vêtu de blanc, se rendait en procession au cirque voisin du temple. Un spectacle, fort populaire en ce jour, c'était unechassse au renard. On attachait à la queue de ces animaux des torches allumées et on les lançait dans le cirque. C'était un divertissement emprunté aux habitants deCarseoli, bourgade latine. Selon Preller, le feu mis à la queue des renards symbolisait les ravages de la rouille ou nielle des bltis. Cette rouille était déesse, d'ailleurs, et même dieu, Robigo, Rohigiis, \i\\c avait son bois sacré aux environs de Rome et ses Robigalia entre les Jeux de Cérès et ceux de F'iora. C'était, disail-on, une institution de Numa. Ovide a rencontré encore et suivi la procession de Robigo, conduite par le blamen quirinalh. Au lever de la Canicule, au moment où cette maladie se déclare dans les champs, on sacrifiait à Robigo de jeunes chiens rouges, fort analogues aux renards enflammés. Une porte voisine en avait gardé le nom de Catularia. De pareils usages sont évidemment archaïques; ils viennent en droite ligne de l'animisme primordial.

Ifjfi L ITAUE ANTIQUE

Il y avait en août une autre fête de Gérés, celle ci purement grecque, où les femmes seules étaient admises. Pour symboliser les voyages et la douleur de la déesse, les femmes se séparaient pendant neuf nuits de leurs époux ; elles paraissaient ensuite, vêtues de blanc, couronnées d'épis de la moisson nouvelle. Par une singulière aberration, cette Ce rés des femmes passait pour hostile au mariage ; mais CCS subtilités ne touchaient guère le peuple. Tout le monde continuait à regarder la féconde (]érès, tout aussi bien que Tellus et Junon, comme une déesse de l'hymen. On célébrait même en grande pompe ses noces avec 07'ciiSy dieu des mânes cl des germes caches dans les dessous du monde. Ainsi que n.nis le disions, le culte de Gérés était resté laiin, et si national à Rome, que, de l'aveu de Cicéron, Rome semblait, en réalité, l'avoir donné aux autres peuples et non Tavoir reçu d'eux. Il faut dire que Wmnonj, l'approvisionnement de Rome, était un des j^rands soucis de la République, encore plus de Tlilmpirc: et ce fut là une des causes qui assurèrent à la déesse du blé tant d'honneurs, de prières et d'actions de grâces. Uœdes C^ereris avait éié construite après une disette qui suivit l'expulsion des Tarquins et dans le temps où venait d'èire instituée l'édilité plébéienne, chargée spécialement de veiller à l'arrivée et au marché des céréales. Il est même probable que ces magistrats tiraient leur nom du temple, ^des, où ils avaient leur bureau, leur siège officiel ; c'étaient là qu'ils faisaient les comptes de Vatino7ia, qu'ils organisaient leur surveillance et qu'ils distribuaient aux plébéiens du pain et du blé. Le temple et la déesse étaient même devenus le gardien et la patronne des libertés du peuple ; toute violation de ces libertés eniraînaii un sacrifice expiatoire à Gérés.

Aucune divinité ne tient de si près à Gérés que 1 .iber, non pas tant parce que la boisson, quelle

**^'<;soit, est comme la sœurjumelledela nourri-

Cirîs. ira:i: -i i-i:ij-:. «i ro::!. .'j*u.77. ^;r2!: i

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IIO L ITALIE ANTKKÏE

Nous pouvons facilement nous figurer le Liber italique avant et même après son assimilation à Dionysos. J-iber, ou, comme on rappelait communément, Liber pater^ c'est le dieu de la plaisanterie et de la joie désordonnée, mais aussi le gardien de la propriété, le garant des marchés, le défenseur des libertés municipales; ses fêtes, surtout celle des vendanges, sont une époque de licence illimitée dans le langage et dans les mœurs. A Lavinium, la vieille ville des Pénates troïens, tout un mois était consacré à Liber, temps de gaîté et de désordre. Au reste, dans l'Italie entière, la vendange, comme la moisson, interrompait toutes les affaires, judiciaires ou politiques. Au milieu des danses et des jeux, on offrait à Liber les prémices du moût, on purifiait en son nom tous les ustensiles de la vendange et du pressoir.

Dieux de toute production féconde, Liber et Libéra étaient implorés pour la fertilité des champs, pour celle des animaux et des hommes. Aussi promenait-on en leur honneur, et le plus religieusement du monde, remblème si universel, si révéré dans les temples antiques, le fascinum générateur. Etrange fortune des mots ! Celui ci veut dire faisceau, faix, tout ce qu'il y a de plus vague ; et voici qu'il devient le principe générateur, un objet sacré que la matrone la plus considérée de la bourgade vient couronner publiquement de fleurs ; puis c'est un talisman précieux contre l'avis des malicieux esprits de l'impuissance, contre le mauvais œil et la magie ; c'est un charme qm fascine^ fascinai, et qui peuple l'univers. Preller rapporte, non sans raison, à fascimim, le nom de vers fescennins, donné à de grossières chansons où éclatait toute la gaieté des vendanges, et que les mariées, sous leur voile, entendaient résonner dans le cortège nuptial (l'invention des vers fescennins a été attribuée aux habitants de Fescennium).

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La déesse Libéra n'est v;ue '.o iumu tonuain *lo Liber, et comme telle, la patronne do la v-^Muop tion. Ces couples abondent dans la niyiholof^io latine comme dans la rclijïion vOduiuo . Jovis. Juno ; Janus, Diana; Isiunus, l^'auna ; l^atuns, l'*a tua ; Consivius, Consivia ; Anxur, An^ma ou An gerona ; Portunus, Kortuna ; Ponionus. INnuona, etc. C'est l'introduction des fables elcnsiniennr'i qui donna à Libéra une pcraonnalilr ilulinrir. Gérés se confondant avec Démêler, Liber avi-e Dionysos, il fallut trouver un pend. ml à /\i»/.r, â Persephone. Libéra était clési';înV.. \tnii\ ni nllii r de sœur, de femme, ou de mère <l': h.u rli.it . , '« a comme troisième personne rie eeiir, in.id'- \iii,ii latine qu'elle fij^uiait d^iiis K: \r.in\t\t: iihu.iih, W^Jes C'jrejîs. Mlle fut ioijt':foi-. mij; !»!''''.'■ d-nr, » #-. rOle. trop s'j'/fil et tro;> m*/'.ii'j'i': j#';iir « 11' (i.ir Pf'jserpine. N'^j-, 'jvons vu '\ii'\ l*i/r.i.rj m i n"' i.ui qu'une rn:r. :r.^ '^:v; .:*.'; j;i'J :;.;'/': '.'; ;;i {/* fint ;i»i'f/i

rriais t.e ■':J^ ',;*C ':>; . '; ;'/'' ;'.': ': ' ' T.-, '

des vendanges, doublant ainsi la sombre Hécate et la bienveillante Libéra.

Mais les mythologues, où plutôt les théologiens de Rome hellénisée eurent beau faire ; ils ne parvinrent pas à dénaturer le caractère de Libéra; celle-ci demeura toute latine ; elle conserva ses affinités natives avec la vieille Gérés, avec les divinités italiques de la végétation ; telles que Mata, par exemple, et Bona Dca, ou bauna.

Bona Dea, la bonne déesse, nous est connue par l'avenlure de Ciodius ci de Pompeia, la femme de César qui ne devait pas être soupçonnée, et qui le fut. Mais la dépravation qui s'était glissée dans ses mystères, et toutes les légendes contradictoires sur la chasteté ou la lubricité de Bona Dea, sur ses amours avec Faunus, ne doivent pas nous faire méconnaîire en elle une très antique divinité de la nature, qui tenait de Junon, de Flora et de Libéra. Dans son vieux sanctuaire de TAventin résidait un serpent : la déesse tenait un scepire de la main gauche ; au-dessus de sa têie, on plaçait un cep de vigne, à ses côtés une cruche de vin ; toute sorte de simples et de plantes salutaires étaient recueillis dans son temple. Rien de plus archaïque. Maïa, patronne du mois de mai, était invoquée avec Bona Dea. C'était la déesse de la croissance. On en faisait l'épouse de Vulcain, une déesse de l'Agriculture, à laquelle vient s'associer, au mois de mai, pour produire les fleurs et les fruits, la force vivifiante du feu. Vous savez que la Grèce possédait aussi une Maïa, mère d'Hermès. Quand le mince dieu romain du commerce, Merciirius^ fut assimilé au puissant messager de Zeus, on lui donna pour mère la Maïa Volcani. Ce Afercwrnrs, qui eut son premier temple à Rome en 49s avant J.-C. , paraît avoir longtemps présidé obscurément aux échanges qu'on opérait sur les confins des territoires, mar^2«es,mcr/f chez les Germains, marches, en français. Mais nous ne pouvons pas suivre aujourd'hui sa fortune.

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Si riniimc pilronl/' »-lox dix ini<<*v «li' 1« um-iv. flt*^ «.emailics. des mi"MN.vonx ri ♦Uv xvn.lnnx*»^'t, n.- ntMi*; avait, pour ainsi diro, ont i ai ni' d i^pn A IVIIm. di* Cérds A Libor» i^ni li^moni xiaimmi nn j^iiNihv indissoluble, nous aniit^nv iU\ mitr* nUi dnn^ U Sdric les dieux des pi;niir» <»t «IP-- n.-m^. UV-p^nSn^

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au régime agiui^lo; .-ni i<-*t«', U'-^ iii>»ipi',MO tu- o.m^i jamais oublies d;iiv« le** di'\ i^ii»\n-» .li- I liid».- mui que; il nesi pas dr tli\ini((^-i i\\\\ lu» -îoi*'»u itn«^ quôes en Icmii* l;ivrm ; l'diiiiim, .'nl^fdn. ^\^^^o. Ima défendent des li>\i|»-i ci vrdlc^nt. tn r^. |upiiM, him.. Liber ei lani diiuiirn, A U m mi i titî'^Qi-ini'hi l-p-Mirt s'occupe des ihrvnu* n hni)<«tia lU-q ln^-nfa Hm couple rural el fniritiri i|tii vil d*- Ini», «l** dniiq »-i de mil vicnl s'jijmiioi m. fur m inua 11*1 (nid-i du bétail: ccsoni les clni» pMkn, iiti ilif-n. uni. •l»'»-fqi' adorés dans loni<: ritahr, ilrpui:» l'.i in«l» n |iiO'prnn* rives du Tilnf:, *:! (jur Wurnr ii-ïT»! init fin- q»Miv«r nirs de sa (nnf\:t\inn. I.nu» J/,t'., ou phii'it la U\*- '\h la Paies fV:rriinin/:, ':ar U: I'hI*:?» irii'dr n'« Fiqt«il «piif pour la symétiic» lorrdi;nl k ^1 avnl, )'hi» »♦*• I«-

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Flore, c .".c :an: de fades allcuvVic^ o:u \ i:'j;a: iso :e nom. erai:. c.-^nime Pal<?s. U'.k' liO'S a:'.c'.c;':ic dîvinite. Biea a-, an: que '.es erudus ia:i:T< i aïoitc ideritidee Ji une nyin?r.e vrrecque. à rh'.vv:-*. tiiuoureuse de Zepnire, F! 'ra. la paî-.onnc du p: i -tcin'.^^i. partage avec Pa'e< et \ cnus Icmpire d A\ : ù c'. do Mai. Sa fête commence dans le preiuiei oi liiul dans le seco::d de ce? mois. Il se peut bien «.jue le grec CA;'v e: le latin /-/«.w, parraniC'hlons cl Flora procèdent dur.e mc^me racine indo-cu:o: Oorno; mais la déesse Flora n'en est pas moi ••s KMuiOrcment italique. " X'arron la ranjye parmi Ion dicu\ de Tatius: etde< iii-^criptions trouvccsohc les Sabins, le-s Mar-es et le< Samnites justi tient s«ui a<si-iiion. Son nom o^que Fiuu^.i^ d'où l'iiis.isi.i (l'îoialia) atteste à la f 'i> son antiquité et une tendance ;\ mouiller le L qui est devenue une habitude de

ftS

i^ilalieo moderne. Les dialectes présentent ce double caractère qii*ils coiiser\'ent les vieilles formes en les altérant. Ainsi l'osque a retenu VS primitif dans le dérivé Fiusasia, tandis que le latin pronoû* çait hloraria, puis Floialia, et il vocalise déjà L en 1 comme dans riialien Fiore^ hiren^Cf pour Fîoreniia^ Fioren:{a.

Voici comme Ovide fait parler Flora : (t Le^ champs que J ai reçus en dot renferment un jardta fertile : un vent doux le caresse ; une source limpide l arrose ; mon époux Ta rempli des plus belles fleurs, et m'a dit ; toi, déesse, régne sur les (leurs. Souvent j*ai voulu en classer, en compter les nuances ; je n'ai pu, car il n'est pas de nombre pour en exprimer la multitude. Quand les feuilles ont secoué la fraîche rosée, et que les plantes diverses se sont animées aux rayons du jour, alors accourent les Heures aux robes éclatantes, emplissant de mes dons leurs corbeilles légères... Auparavant Tellus n'avait qu*une couleur. La première j'ai répandu de nouvelles semences dans les vastes contrées de Tunivers, Pcut-êlre crois-lu que mon empire s'étend seulement aux fleurs dont se parent nos têtes > Mais les campagnes aussi relèvent de ma divinité. Si les blés ont bien flturi, riche moisson* Si la vigne a bien fleuri, bonne vendange ; sî les oliviers ont bieo fleuri, année d'abondance, et les fruits tiendront les promesses des fleurs. Que la fleur soit blessée, et les pois et les fèves périssent et la lentille périt sur les bords étrangers du Nil* Les vins aussi» renfermés à grand peine en de vastes celliers, s'altèrent» et des nuages monleot du fond au sommet des amphores. Le miel est ua de mes bienfaits ; c'est moi qui, sur la violette el le cytise, sur les bouquets blancs du thym* appelle ces êtres ailés qui donneront le miel Et c'est moi encore qui donne ù la jeunesse la riche ef flores^ cence de Tâme et la vigueur du corps. » Dans les campagnes, des courses de femmes

GRCLFE L'E SATURNE ET LES DIBt'X TERRESTRES I IÇ

rcbe^ bariolées, coiffées de lierre, de chêne et de rrses. des disiribulions de pois et de haricots, symbo isaieni l'éclat, la grâce et la libéralité de Fl?ra. La pruderie n'était point dans le caractère de ce::e déesse. Elle présidait plus à la légèreté qu'à la digni'é des mœurs. Aussi figurait elle dans 'j-e infinité de contes joyeux ; et ses fêtes autorisaies: la licence la plus entière : les danseuses paraissaient nues sur la scène : et les courtisanes en étaient les véritables prélrefses. Ces désordres plaidaient tort à la corruption romaine: et le vieux C=::a aima mieux quitter îe théâtre que de priver lcptup:ed"un spectacle tradiliocnel.

r. y avait à Rome un F! amen FI oral is et deux ter:; p. es de Flora, l'un plus ancien, d origine Sabine, si'.ue sur îe Quirina:. l'autre élevé par deux en:. es p'tbêiecs. ie« Publicius. auprès du cirque S'.zx znt ti du semnle ce Cérès. L'institution des Jeux neF^rra se rattache à quelques dissensions civiles, s. ".'expisîîrn ce qjeî:;'JC5 méfaits qu'on devine i: = ns -c îexîe d'Ovide 11 y avait eu sans doute mauviise a-.nee. nsetîe. rév:^!:e. Des amendes p-r.q-es furent attribuées en partie à la ctesse ne la 'ne et de /irDnn£n:e. Les jeux, d'hrjid a::: dente s et ir'é^u'rers. devinrent ann'jels à pîrt.r de i'^ avs-.t n:tre ère. et prirent avec le remis un d-. e: innenaent te", eu':', s occuraieni c:nj •:irs. du 2^ ivri! =u 5 n: = i/ Les fctes de Fiera re-îterent t::':-:^ jne des scietciies !es rîus rc-

Lîutimne Lvé-: =u-=i ses z:cu\. Puemunus tn O—'z'-.t. i 'l'uv-j-n. P-»\'-\.: dans !ts envircn? c' A t: te rn j n^. et d s - s .'2 ^^r-' ; j c jn: r l > > .\- •: : :» 5. ù""*'* ■\'"**s et "^'i^'i ' '2 u" *'^~". ^ 'cC "é d e /"^ '■''i 0 t ui , ^"■end'tit nr-rn-.e P'^-.rz!. attesta.t ]*a-t-cue restm de i zttist des :Vj::s P::r.:z2 ej: i Rome us tTîm-ne et un cu'te. Puer*:i,Kus a "c-ss: peu dr

i-^-.':'-!. m rieu de l'énnée. des sîisrzs e: des "ar-

I III I M Al IK ANriO(;R

.liiri I f) l'ii n'iipirr^ «nif inniiu Ver tum nus SOUS sa {••iiiifi If^iiiiiiinr l ii//iiffffi.i. S'ils l'ont introduit à j/iiinr , (iiiiM i|ii'i>ii \r )<rii*«iiii cl L]uc Propcrce le iM'iiiiif (i). rf luiiitnr M-niMrriiit le prouver l'aniii|iiii('- ilr Miii I iilif c\ \\v Non icmple dans le Vtcus I itM lis, l 'c'.i iiiiil 1 ii\ tiH'Mi tiouvC avant eux sur le iiiiiiiiMi- lit \ nlniiiir'i. 1 .r nom est certainement ii{ilh|ii(\ iiiilii rnio|u'rn p<ti la r:icinc et le suffixe ; |iiii'..|iril fit lin piiili. ipr .nrh:iique de verterCf fiM-.ti l'irn «iii'.i/M'MMhv i\\ilrtr\ i] est latin au même hii.- .|in' /'<.«»»i»iM\. '/*ilnmnus, (Uilumnus^ Auiumnti\ An i( •<!«', \riiuinnr liiihihiil aussi l'Aventin, nn .li-»t |iln>4 mii irns «rnlir^. ilrs tribus latines: . 'i .1 ilr \i\ x\\\'}\ (■■.( ilc.'xcndu dans le faubourg (Il n iiiM-, \ ti îf^ I UN. MN. rntir le Vélabre, le Cirque

I I le li'inin Ici.ii>y:iim' popiilairr S amusaît aux ili\ii-. M-n. il«' 1m iM.Mir rr»/, tourner, changer; iiiiiioi \.«\rini iljiii-; Vcflunnius - (synonyme part{Mi i)( .i'"Mf.%, .lUMK^. .immh/ii.\) le cours des mois

II .!( . ■.««-. .'M., l'r^rf.s î\i/.»;s; t<intoi Ic vcrsant, le il. . lin ili' r:inn( ('. lMni«>nMH\ et encore unc sorte

(i) S/i/'i * .ii.»»ri#.« j:».i'M ('•,>pct.ïntt /.i/ii- Joiatus

Anti! /\'iii»r.t>'i /[''■'•'■' f'>i**l'f* IN uihf lieus. .. \l /il, /\«»»M.i, i»!!!!» ttthi.t\tt ^•.rf'.'i.i 'î uscis

('n.it: h.'.iiv il, us ri<>rr;ii|,i I iis%ti.K hahtt. litnf'o',: i/iiii .si>iii.« i-.'Mi/ / h%\'ttu'.iitix ,11 mis

.1/ ./tu .«.i/'i»;.t /.-«i K,'Htt..iit .i»r»:.i 7.l/i... 7iMiii\ rjL'i> / iMi i« •'• ii>r , f;,-, fwntict inter

/'•,|-|'m rii/\l'l<,i.v ,|>,\rMil.«.\r /i>ii>X...

//.Il ./iii"i./,irfi 1 thci tnu.^ îtrt /.iitrh.il vt aïunt /\Vmii>' II»! .iiii/ir.-^ ^i-r y.t.i,i f^ui,\.t sonos...

K .\v:)nt Ntiiiui. .'Ml ii'inp:* ou los tii incs lio l.ucomcdius vinrent iTi^or In Ici II' lin lauMulu' S.iImu Tniius. j'IiHbiiai.s déjti rolic villi" aiiiu'r. iliiMi incdi'sio .ilms, simple tronc d'érable, à 1(1 ha'i» •\iiiarri pu- une sim pc inliainli-. . . lùnisquc et né ilic/ le-* l')h nsvjnrs. je ne nj^n'iie \\\> ijuc les hasaids de la uni'MC luiiieni an a. lu* à mt s h>yri'>{ Volsiniens... Ici, jadis passait le Tihic, ivi, dit on, les lan^e^ tiappaicnl en murmurant les ranv d. iMMili es. . . Toi. Kome, tu a^ su honorer mes anciens hfties éirusipic-; ; anjiMird'Iuii encore ces lieux gardent le nom de l'icus Itiscu.'i. »

T ^rz^r n'/V'.lV.^ ■■0:SilU"> <ir ,\^ ■i<»ile,?v 44,*;vv x.w*:,M

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;< Dois il- iroii lUMii ;u; iftiMîi J.» i'.'ii»,* Ja.li 9,<ii lu » Ou ,iu\ ticiis t]ku* \\\\\ y.\w\.\^ .11) . .^, lin .<• I «llll.^»' 1*11 bien à COs nu Ii-HiM p!ii s. s lu^ io\i.'.;,- ii ipii» iit:i I iiti.tii< oi-i ternelic a \oulu siiiiKttci f«

Note/ iJUC C(irj'^.i/»M .'i>r»Mf,i. .I.nv. 1.1 l'iMi-îi*'. ,1. Intii.ti» serait l'eirii>i]iu» ; »or('n«l:ml il n'imnijnr in ■»» ■ i-ifli. Hunia que les sens diMiSilu mol Iniin !.•/.• I m hhiIm umi iIi> Mi*. Vanii't MÙ^ (Il S|'()lOl(* «''c-sl h ilm inriiinr- (i|i iin>|iii-. niiiftii donc oonsiiiéio (.'oinnu* dci ili.-ilri iri iiannin li> pnilfi iriim et la langue lyrrhcnicnnc"'

I J J 1 II \MK AMIQl'E

Iciiaiiiu' chvt. les Wilsqucs, au Jupiter Anxur, et lA. M-I.Mï Sc-i\iu>. elle ciaii appelée Juno Virgo. l*'^i(lcincM)i Aiiiuec i\ Piénesie. chez les Eques ou chc/ les I Ici niques, elle s'y confondait avec torfun.t /Siwii|^»r"»iM, v-ellc iîi\iniié qui tenait sur ses ftenoux Jnpiier et Jimon enfants.

(\* qui rt priilu l'Vronia c'est Tindélermination lie se«i iUinlMHs. l\lle esl rentrée dans la foule des !itin|>teA uNinphes, ,it\\v vni;tfics^ qui aiment les hois, les NtUiices, in<>inc les rivajjcs marins, qui pn^Niiiiiu A la véfieiation. et parfois aux vicissitudes des cho^ies ou Je la \ie. Les médailles des Petronius v\ Jes Plittoiius portaient limage de Féroniii. jeune l'euime Ciuironnéede fleurs.

,\Ne.' un peu Je uiajîie en sus et une connaissance paiiiciilivMe lies herbes salutaires ou nuisibles, 1.1 \'.».;.»i.i sahiue Ju lac N'elino, écho des boiN(i'.«v\ ou Joesse Je«i lieux solitaires (vacMa) ; r. A •.';,■.• .'M iwar.sv- vlii lac l'iicin. Am^uitij^ Ancitia^ habile à i*uc:ii les uuM«*ures Je serpents, sœur des (^inuenie-i, Jes ( '.'• »;;n.\t\ Jes F;/ r/iM» ; la Kerka de l'ircei, la W.v/c.i Je Wi m urnes, une des compaj^ues Je I'\iunus. toutes ce> habitantes des forêts, des eaux couraïues ou dormantes, toutes vénérables par leur antiquité, se sont effacées, cou-inu' leurs aJorateurs locaux, devant la Fortune du peuple el du panthéon romain.

.•-l«i.'c*ro»i.i, qui ne Jitïérc d*.'Wioi7i\i que par le sutlivo, et Je Jupiter Anxur que par le sexe, aurait pu leur survivre, si elle n'avait eu la chance de se confondre, comme Paies, avec Dca Ronui. Elle passait pour être le jïénie caché, la protectrice inconnue et le nom sacré de la ville éternelle. Du moins, on la représenta. lorsque Tart dut figurer les dieux, avec un doigt sur la bouche. Elle avait sa statue à Rome dans la Cu*\.j AccjIcLi, à côté d'une certaine Volitf^h. quelque Vcnu:^ tninor. Les pontifes lui offraient un sacritice sous le nom de Dtvj Atti^erotuT, ou simplement Diwi.

Ci^ ^->::. i ccup >ûr u'"?r ocst s*.;\*v^.t;v* ics l^^^* i:îih t :::: c us< i u :.-:::* yt . s ,; v: ,^;: : J c s : v»; u^ ^ s ; ■ ^ .'

quel^ue:\?:> lave^^::;: à orncc:^ :'u;W:av,vs .*.^iîs su»r tout bien ve:liaa:e ei pr.^i^îcc. Se\v*. u;*c :i,iKi*.;.o.>» elle avait con/^u dans <,i jeunesse Mcivuv. SvMï VHe^cuIus laim» soit le //»■"• .iv,V.< hcr.euu;«o ; cl'o avait ensuite épouse un Ktrus>.>ue» l\i^i^ii:.s, k\k\\ lui avait lègue la plus »rrandc poulie viu sol ioiuaiu» morte le jour des /.j-c*nM.V,i» ot> l4\,-ni u^hunuV dans le Velabre où Ton m on irai l son lomK\ui. Selon la légende ordinaire, un peu moins obxoutw elle était, sous les noms de Kiro/j, h\tuh, lVp\uisr de Fausiulus, le Taunusdu Palatin, cl cnooio une courtisane, une autre Flora ; de toute fasvn, une des patronnes du sol romain, qui avait surxéou ttu\ conquêtes sabines et étrusques et qui cuail bu-n le droit d'accueillir dans sa curie, (.\'pi\i .kwi//:.». s»mi autre elle-même. Diva .•l«|>c"r<iM,i, on. v'on\nu^ non»* relions voir, l)t\i /)m. Le m déoemlMO, un sa^'ii fice lui était offert par le bMamino Quirinal ei les Pontifes : on lui associait, ce jour h\, Jupiter.

Cette déesse si honorée, avait eu de l 'ansiuluH douze fils — les douze mois peut être ■ h ère-» nourriciers de Romulus. Telle est l'oriKii^f que l'on donne à la confrérie des Arvales, ainsi insti tuée soit par Acca. soit par le fondateur de Uonie, en réalité beaucoup plus ancienne. Leur nom, leur couronne d'épis indiquent assez, leur earaet(^re. champêtre : ils sacrifiaient une lois tous les ans pro a^rts^ pour les champs, ;\ une divinité de la terre dont le nom a été longtemps i^^noré, mais (]ui ne pouvait différer beaucoup de Tcllus, ou d'Ops, ou d'Acca, leur mère, fondatrice du cidle. C.c

I i \ l'iTAClE ANTIQUE

\ t i:i !ij. c, .tu

j»."iiir

.ilv>^Lic à tant d'autres, mériterait à une iiiciiitoa, si d'heureuses découvertes Il M iiciii |n:iiiii<f de I eci)nsti tuer ses Ac/es, sescéréiiiiiuic:-!, duictut pi es de trois siècles, éclaircissant In II iiiiliicuic^ particularités de la liturgie romaine i:i ii.>u*s li\id(ii, par chance, le texte, altéré sans .l'itic, cl hu-i\ ttiip court, hélas! de leur antique |.ii»Mr ( : c^i au \\ l* sicVle que les premiers fragiiiiiit . lU; Cf. pn-cON verbaux ont été retrouvés et II- i ilv-iitin 1 Seulement en i^q8; mais, dés la fin du .Inimi -kJc 1 171^0, rcn>emblc avait fait Tobjet .1 un iia\ail wiaisidciable, publié à Rome par Mali m Attt e nii^numcnti Je Frjtclli Arvalty in-4* ; i^ii-uvrle ik- lu'N jours par Ilenzen. Le centre du . iilu* Ji--. Ain aies était le bois sacré, lucus, de Dea />f I. -.nui* à ciiKj lui lies de Rome, sur la via Camf in i 1 r iii>in Ji* /^/.i, révélé seulement par les l.;\, 111- nv»ii«. appieiid rien par lui-même, puisiu t' Il .-.i .;i: lîîu- tornic de ^^MM : mais nous savons .l".i\.iM.i- ,|ii li iK- peut se rapporter qu'à une divinii.- i.'. aiv* Ji-s champs, une Acca Larentia, une

han'. Ir luMS >acic et aux a lent otirs avaient été MK .l•^^l^cllK•^l coiisiruits un temple, un cirque, 1111 tcti .i^tvltitn PU poi tique et un édicule, Ccesareum^ .jiK- ili'viM aient les statues des empereurs divinisés.

I V UMnpic, piobableiuent, avait été réédifié par \uf.:ii'.ie. hela li.i (.'.i////^si«j, il n'existe plus aucun \e.ii;;e ; mais l'emplacement du Lucus est connu a\rc ceiliuule Oaus la ^ikina Ceccarelli, située à v|iMiie milles Je Kome, sur la via Poriuese (Por- /.M-//Ms\ on a n\is au jour, au XVI'' siècle et plus u'cemmeMi. à la suite de touilles nouvelles, des

II a;:nKMiis o'aichitectuie et de sculpture et de nom- Imcusos insci i|)lions qui ne laissent aucun doute ';iii la siiuatioii du sanctuaire des Arvales. Des vles^in»^, CvMiserves ù Florence et exécutés au commencement du W'I- siOcle. prouvent qu'à cette époque le (\vs.vcitnt était encore debout avec ses

cicbes gantier d'enipei:^Uî:::i i-^v^ucjl du cv>*t«tt><? ies Arr-dies.

lis cnuraiLLes du temple, pui:? :i^ttv oj-i'^^?* du C^-v^ ^■rj.m et du TetrA>ryle et. enùa. quacô ce:^ s^wi '-"«c^^s ri*:^Cnreût plus d'espace dUpoci, c^ie. sur Ie.< cvtKii^ : socles) et balustrade;? x^ui orudiet*t Ic^ dlvet'*^»* parties du bois sacre. Le temple fut i-e^^tsfvtt^ Uh>^lemps. en vertu d'uue lv>î p>>itv:e p^r VcmiNftvttt Constant, en J4^ ; mais, lorsque le décret de ^»r;* tien eut livré au trésor public tous tes leiti^iiîs sacres i.3S2). les autres monuments^ surtoi.t ^es plus petiis. offrirent des matèriiiux tout taillés pv^ur de* constructions nouvelles. Les pierres» tvHUcs cou vertes d'inscriptions, furent transportées A KvMwe^ dispersées et. pour la plupart, à iamais; pei^ dues.

« Au contraire, les inscriptions gravées sur les parois du temple et des plus grands édifices i^sté» rent en place. L^iction du temps les a lentement détachées des murailles ; mais elles sont tombées» au pied même des massifs qu'elles revotaient, i^cj* faits, que M. de Ros^^i a mis en lumière, expliquent comment les Actes les plus réccnis des Atvales, contemporains de (-aracalla, d*lîlioj^abale, il'A lexandre Sévère, ont été trouvés ;\ Kome dans des décombres antiques ; comment, au contraire, les plus anciens, ceux du 1*' siècle de notre ère, ont été tirés, au XVI' siècle, du sol consacré A l'^ea Dia. Par malheur, les inscriptions les plus anciennes, les plus nombreuses, sont en même temps len moins détaillées. Il semble qu*i\ mesure que s obli téraient la tradition et le sens des cèrènu>nieM et des symboles, les scribes se soient attachés û décrire plus minutieusement les circonstances de la fête que les prêtres même ne comprennent plus. La table XLI% de Marini, procès verbal de iiH (sous Elagabal), est extrêmement étendue, et c'est seulement avec son aide qu'on peut reconstituer

ij6 l'ualie antique

toute cette liturgie : cest là que Ton retrouve l'hymne de^Arvdîe^.

'* Ld di^aite d Arvale était viagère » et le Collage se recrutait Tar cooptation, au scrutin secret, per tahelLis, au moins jusqu'à l'établissement du principal. Dés lors. les futurs élus étaient désignés par le pi ii'.ce, ainsi que les Actes en témoignent, et le vote était de pure forme. Un Magister^ un Pro- Mj^îsU' . un Hjmen et un Pro-FLimen présidaient aux cérémonies Outre les douze /rj/res, les Acies nomment divers assistants, quatre Pueri ou Camilli de noble ta mille ii«e^«iii, pjttrimi et iwa/rimi), des Ministfi. des CiLUores (hérauts), des Scrtbœ (greffiers», attachés au service des Arvales. Tout ce personnel, assez nombreux et très respecté, avait des places réservées en diverses régions des Cirques, au Colisèe. par exemple.

Les fêtes avaient lieu en mai, au moment où les blés iaunissaient dans les campagnes. Comine la plupart des fêtes agraires, elles étaient mobiles, et le M.i^^istct , au début de Tannée, en fixait l'époque. soit pour les 17, 19. 20, soit pour les 27, 29 et 30 mai. La veille des t'êtes était remplie par un otlîce, le matin, l'aprés-midi par un repas commun^ Le lendemain, sacrifice d'encens et de vin, dégustation des céréales ou légumes secs et frais, de l'année passée et de l'année courante, nouveaux repas, nouvelles offrandes. On se séparait au cri dt féliciter (souhaits de bonheur pour la récolte prochaine). Tout cela se passait à Rome. Le surlendemain matin, les Frères se rendaient au bois sacré où avait lieu la grande solennité, élisaient leur Flamine et leur Pro-flamine qui devaient entrer en charge aux Saturnales, présidaient aux jeux, aux courses du cirque de Dia et distribuaient les palmes et les couronnes. Le soir, retour à la ville et grand festin chez le Magister, Le troisième jour reproduisait exactement les cérémonies du premier. Les Arvales, en dehors de leur culte annuel,

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