GROUPE DB SATURNB BT LES DIEUX TERRESTRES I
propice. » Mais ce n*est pas cette version éclectique qui fait Tintërêt de la notice lue dans une séance de VAmencan phtlosophtcal Society ; ce sont les commentaires de M. Brinton sur le mot Berher. Berber ne serait ni une vaiiantede Marmar^ ni une altération de verbera (frappe), mais, toui compte fait, le dieu éponyme des Berbères, apporté de Libye par les Etrusques.
M. Brinton, pour des raisons qui méritent d'être discutées, considère les Etrusques comme Africains. 11 allègue, entre autres faits, Tétroiie alliance des Tourshas ou Tyrsènes avec les Libyens contre les pharaons Ramessides et la récente découverte d'une longue inscription étrusque sur une momie égyptienne, enfin le caractère lybien de nombreux crânes trouvés en Toscane. Ces préliminaires posés, il reste à établir que le culte des Arvales est d'origine étrusque et surtout qu'il a existé un dieu étrusque, correspondant à Berber, Sur le premier point, M. Brinton rappelle le mariage légendaire d'Acca Larentia avec le riche Etrusque Taruti'us, Tarux ou Tiirax^ propriétaire du sol romain. Sur le second, il s'efforce de démontrer que Vertumnus et Fo/iumna, sont des noms étrusques et, isolant la syllabe Ver^ il suppose une forme redoublée sur le modèle de Marmar : Verver durcie en Rerher. Par malheur pour celte argumentation par trop conjecturale, Vertiimmis tsX un mot complètement italique, venu de Vert et non pas de Ver ; il en est de même du nom des Arvales, d'Acca Larentia et de tous les dieux mentionnés dans nos inscriptions, depuis Dca Dia jusqu'à Summanus et Vesta. Berber demeurera donc inexpliqué, soit épithéte ou synonyme du Mars champêtre, soit dieu inconnu, soit exclamation liturgique, particulière aux Arvales.
Les hésitations de tant de savants ingénieux m'autorisent, je pense, à présenter deux ou trois remarques sur la seconde et la troisième ligue de
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