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M-^rzjhs. Ch C2JS. :*ù Tcsizt une divimii miicîîc, D:^^â:c^. îardivcmcci do:« d une c»rmp,^jjT^c, i'^i o serpina : un abîme indèiermine d\^û s'cchappcni î:u:ts ]es Tiuils des puissances va^rues. Lava. 1 ..îrunco. Lareniia, Mana, Mania, eî des si^cciros ,\n ccs!:aux adorés comme dieux domesti.;ucs, l.cnui res. -Mânes. Lan'es ei Lares. Les moiis vivcnu .Mais c'est une foule confuse, sans nom, sans ch.aiments et sans récompenses. Cette conception» ,\ vrai dire, n'a jamais changé. I-es Latins hcHciiisos ont seulement agréé, sans y croire, les lictivMis, moins sommaires des Grecs, Lucrèce exprimait Topiiiion presque unanime, quand il s*éciiait : « 11 n'est pas de Cerbère et de chien i\ trois corps », F.ihuLv »//j7ies, disait Horace \'irgile sVsi conlcnie de mettre un peu d'ordre dans les tableaux esquissés par Homère et par Hésiode, en ajoutant quel ques traits indiqués par son sujet, l'entrevue a\cc Didon, la rencontre avec les guerriers achécns ; cl, sans laisser dans l'esprit l'impression si vive, si lugubre et à la lois si ironique, des Champs d'As phodèle, son Achéron, son (AH7IC, son Tai taie cl ses Furies ne manquentpas d'une certaine l'.mrour; mais on sent que tout cela est de convention. Ce. qui touche, ce qui respire la vérité, c'est le sens de la justice, le sentiment de la pitié, et cni'oïc une certaine raison dans la fantaisie, une mesure dan-. Virréel, qui sont inséparables de l'espiil viigilicii. Le poète songe aux malheureux, aux victiin^'s du sort, aux enfants, aux jeunes lille^^ (pii n'ont pan atteint l'âge des noces, aux adolescent» (|uc Iruis parents en pleurs ont conduits au bûcher. Comme
L ITALIE A.\TIQUR
P il les aim« î Comme li peint leur multitude, aussi ^^ grande que les feuilles tombées sous le vcdI d au- ^K toûïne, que les oiseaux chassés par les frimas vers ^m de plus chauds rivages ; et toutes ces mains tendues, pour obtenir le passage sur la barque fatale 1 On entend, au seui! de M in os, la plainte douce, lamca table, immense des petits enfants sans môre, les protestations des innocents faussement condamnés^ et de ceux qui, trahis par la vie, ont cherché sans crime un refuge dans la mort. On traverse le Champ des pleurs où les victimes d'araour cachent en des bocages de myrtes, leur blessure douloureuse ; et du fond du Tartare, une voix crie : «i Apprenez (a justice et la crainte des dieux I » Mais le héros et son guide passent rapidement; c'est aux Champs Elyséens qu'ils doivent retrouver Anchise.
Les voilà, ces demeures bienheureuses, ces grasses prairies, ces belles clairières vêtues d'une atmosphère pure et d'une lumière dorée, où s'épanouit, à l'abri des orages, la fleur de la vie ; des passe-temps, la lutte, la danse rythmée, le chant, divertissent la jeunesse ; Orphée en longue robe sacerdotale, promène tour à tour le doigt et le plectre sur les sept cordes de la lyre. Les antiques héros de Troie, Uus, Assaracus, sont couchés en paix sur l'herbe, à l'ombre des lauriers, aux bords d'un Eridan fabuleux ; à côté se reposent leurs chars, leurs armes et leurs chevaux paissant l'herbe odoriférante. Mais un groupe plus ^divin encore arrête nos regards : ceux qui sont morts pour la patrie, ceux qui furent des prêtres chastes, des poètes dignes de leur art, des inventeurs, des bienfaiteurs dont les services ont perpétué la mémoire, forment, sous un vaste ombrage, un tableau calme et glorieux qui a inspiré notre Delacroix. Anchise enfin se montre en un secret vallon, sur les bords du Léthé, passant la revue des âmes destinées à revoir la lumière céleste ; il compte, il recense ses
futurs desceLidaats. chers n^veiix i ^ct il ievîce l;es destinées, les Sylvius, les Cirys, les Nucnitor. Romulus e: César, mais djss, les . ::s latias e: sabir, s de Rome, Numa, Tu:! us. A:: jus. e: toure la légion des grands h:»nimes. les Cà:i>:!le. lesCuiius. les Cossus, les Fabricius pu:ss.in:s e: p.i'.r. res, les grands Scipions. les Gracq-.:j> eux-mèaies c: le triste Pompée, toute cette pompe triomphale o^ui va se développe? aux regards d'Hnée. Rien de plus grandiose : et cependant n.'^us laisserons là tout ce décor de féerie, pour la peinture si charmante de ces essaims d'âmes brillantes v]ui voltigent aux rives du fleuve, semblables aux abeilles attirées par les lys des prairies: elles vie incnt hu boire au Léthé, l'oubli des maux de la vie. et, libres de tout souvenir, reprendre le désir et la force d'être hommes. Le père Anchise révèle à ses auditeurs le secret de l'univers vivant :
ApprenJs qu'une ame infuse en l'immense univers
Anime ce grand corps et circule au travers.
l'n sou'.tle intime cou.t dans les veines du monde,
Fécondant l'aii, la terre et les plaines de l'ondo.
Et la lune argentée, et l'asire radieux.
C'est la source qui verse au peuple ailé des cieux,
A l'homme, aux animaux, a'ix monstres que Nérée
Roule dans les replis de sa lobe marbrée,
I /étincelle de vie et le germe éternel.
.Mais Tctre, embarrassé dans lo limon charnel,
Flotte, attendant la mort qui va mmpre ses chaîne^,
De la crainte au désir et de la j<»ic aux pr-incs.
Prisonnier de la nuit, ses yeux cherchent en vain
La lumière perdue et le foyer divin.
Après la mort, d'autres épreuves commcnirfil. Sur l'aile des vents, dans les abinic^» dr-, iiKn-i. dans les flammes des volcans, l<v. ;nn<'S rx|.if;iil leurs erreurs cl leurs crimes Jintn pr^i flrhi':-» i«»iii penl le cycle et se rcp')->cnt en c- ■.;!•. |r J-llyV:*:. I.*:-. autres, après mille ;ms icvolii ., 'lèp'Hiillérn rtnhn de toute scorie lerrcstic- Hont ;ip|;':16:î \nit un 'liru
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