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Cette manière d'envelopper tous les historiens de Tantique Italie dans une égale proscription, est injuste et contraire à la bonne critique. Il falloit faire la dis* tioction des temps et des personnes, et ne pas mettre sur la même ligne un Antiochus de Syracuse, écrivain ancien et respecté , dont Denys d'Halicamasse atteste la bonne foi et les profondes recherches ( Antiq. ro^ man. I , c. 12), dont Strabon ( Lib. VI , p. 262 ) vante également l'exactitude et lia fidélité, avec un Alcimm et d'autres encore dont le caractêi'e et les écrits nous sont presque également inconnus. L'auteur s autorise des r^pches faits à Thistorien Timée par Polybe ,
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pour rejeter l'autorité du premier ; mais s'ensuit-il de quelques inexactitudes relevées dans les écrits de Timée, que ces écrits ne fussent qu'un tissu de faus» setéset de mensonges ; et ne sait-on pas, au contraire,' qae Timée étoit un des anciens auteurs qui avoient généralement apporté le plus de critiqués dans leurs recherches , et surtout débrouillé avec le plus de soin et de succès le chaos de l'antique chronologie ? Est-ce en condamnant, d'un trait de plume, toutes les productions historiques des Grecs , comme fabuleuses et mensongères , qu'on peut inspirer de la con6ance P On nous dit que le désir déplaire à une nation exahée par les récits d'Hésiode^ d^ Homère et des tragiques j dut imprimer a toute son histoire un caractère poétique ; mais c'est confondre et brouiller tout que d'assimiler les tragiques aux premiers poètes , tels qu'Homère et Hésiode. Ceux-ci conservèrent bien certainement, sous le coloris poétique , une foule de traditions na* tionales, que les autres défigurèi^ent pour les adapter aux'besoins <le la scène et au nouveai^ goût de leur «iècle. Mais la fôcheusé influence des tragiques n'avoit pu se faire sentir dans les ouvrages des premiers écrivains en prose, tels qu'Hellaoicus de Lesbos, Hérodote, et cet Antiochus de Syracuse, dont le nom est jeté, sans aucune distinction , dans une éniudéra* tien insidietise. L'auteur devoit-il reproduire un conte de Platon , dont l'autorité , respectable en philosophie, est presque nulle en histoire, pour en conclure que toutes les traditions étrangères se convertirent dani les mfains des Grecs en un amas 4e fables et
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d^a^urdiUs ? et cette manière commpde » j'en oonvieas, de se débarrasser d*ayanoe 4^ tous les témoignages qui vous sont contraires, n est-elle pas réprouvée depuis long-^mps par la saine criûqae ? R.-E,