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Cette objection , qui n en esit pas même une , puis* ^ue raut<»ur ne prend pas la peine de rétablir , ne prouve rien encore contre les Grecs , dont la langue avoit avec celle des Uo mains des rapports si frappants et des analogies si nombreuses, t)ue, dans Topinion unanime des deux peuples, Tune étoit déri* "^e de la même source que l'autre. Ainsi, Denys d*Halicarnasse xissure ( Antiq, Rom. Ub. f , c. 90 ) que les Romains primitifs parloient un grec dérivé de réolten, qui étoit un des plus anciens dialectes de la Grèce. Athénée attribue au même peuple un attache* ment .pour la langue éoliehne, qui «e manifestott jusque dans la manière affectée daccen trier les mots. ( Ddtpnosop/ii Lih. X , c. (i. ) Les témoignages des grammairiens, et surtout des plus anciennes inscripr tioBs ladoea^ «oui eotièreiuêat ooniormes sur -e»
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point aux alertions de l'histoire : nous en donnerons ailleurs des preuves irrécusables. Enfin le sentiment des plus habiles d'entre les modernes, et notamment du savant abbé Lanzi , s'accorde ayee l'opinion qu'avoient à ce sujet les plus doctes des Grecs euxmêmes , qui , possédant à fond l'un et l'autre idiomes , étoient sans doute plus capables que nous de décider une question pareille. Certainement cette question n'offroit pas de difficulté pour ce grammairien Tjrannion , dont le traité , cité par Suidas (v. Tv^«m«v), uvoit pour but de démontrer que U latin n^étoit qu'un dialeete grec ; et cela posé, comment nier Vexistence de colonies grecques en Italie ? et que devient alors le système de l'auteur P R.-R.
La modération qu'annonce ici Fauteur , de ne se prononcer pour aucune des opinions rivales qui ont peuplé l'Italie de tant de nations diverses, est certainement digne d'éloges: quelle critique assez éclairée pourroit percer 4 travers l'obscurité de tant de siè* oies, et retrouver le berceau de l'antique Italie dans . les premiers ftges dft monde ? Les questions de celte nature ne peuvent être résolues par les seules ressources de l'érudition humaine ; et il faut se résoudre de bonne grâce à ignorer complètement ce qu'on ne peut savoir avec certitude. Mais en n'admettant ici , comme historiques, d'antres émigrations en Italie que celle d^ Grecs au midi de la péninsule , et celles
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. des Gaulois au nord, et en rejetant d'avance les tra« ditions si anciennes, si universeres, si bien constatées des diverses colonies pélasgiques, Tauteur élève une difficulté insurmontable, que le savant abbé Lanxi a solidement établie. Elle réside dans Forigine incon* testablement grecque des plus anciens idiomes de ritalie ( Voy. Saggio^ etc. , tom. II, p. 17 ) : or, cette origine grecque, qui ne peut s*expliquer par l'arrivée des émigrations dont parle ici lauteur, attendu f^a*elle remonte à des siècles- bien plus anciens, con* tredit seule le système d*une population indigène en Italie ; et j avoue que de pareilles analogies de Jan* gage me paroissent plus dignes de foi que ces analo^ gies de la nature humaine sur lesquelles se fonde Vau* teur , et que chacun peut entendre et expliquer à sa manière. R.-R.