N" XXX
La réflexioi) précédente s'applique également à Pompéia et à Herculanum. Non-seulement Strabon , du témoignage duqtiel s*autorise ici notre auteur, ne dit point que ces deux villes durent leur origine aux Toscans y mais il assure positivement le contraire* « Héracléum, dit ce savant géographe(Lib. V,p. a47, «A), appartint jadis aux Osci^ comme Poropsea;... « lune et lautre place passèrent ensuite au pouvoir « des Étrusque^, ainsi que des Pélasges. » Il y auroit plus d'une observation à faire sur ce passage , que je me contente d'opposer à l'assertion de M. Micali.
366 EGLAl&GISSEMENTS •
J'ajoute seulement que les murs de Pompëia, récemment découverts, confirment sur les divers points le témoignage de Strabon. Les plus anciennes constructions sont dans un système tout différent de celui des Étrusques, et Ton y a trouvé des caractères ou signes numériques , dont quelques uns , offrant l ancienne forme des lettres grecques , et les autres , jusqu'à présent inconnus, appartiennent probablement à lalan* gue des^Osques, premiers habitants de Pompéia ( Voy. l'ouvrage de M. Mazois). R.-R.
N- XXXL
J'ai déjà relevé la méprise où étoit tombé M. Micali, à l'égard d^Adria, du Pô. Il commet une ^conde erreur en attribuant la fondation àiAdria de Picenwn aux Étrusques, colonie qu'aucun auteur que je sacbe n'a jamais donnée à ce peuple. L'argument indubitable que tire notre auteur, à l'appui de cette origine étrus^ que, du grand nombre d'inscriptions et antiquités étrusques trouvées dans le Picenum, prouvermt tout au plus que l'influence des arta d'Eirurie se aeroit étendue jusque là, ce que personne ne pourroit contester. Enfin, les monnoies avec l'inscription TAU, n'indiquent en aucune façon que la fondation d'Adria fut l'ouvrage des Tyrrhéniens : tous les jours on découvre des monnoies romaines en des lieux où il est certain qu'il n'exista jamais de colonies romaines. D'ailleurs cette inscription est toute grecque : en quoi donc y 08erois*je le demander, prouve-t-elle une origine grecque {v. Eckhel , Doctriru Nwn. T. I , p. 98 ) ? R.-IL
éCLAlIlCISSEMBNTS. 367