‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 139 sur 283 · NO XXXIV · texte numérisé non relu

NO XXXIV

Je partage Topinion de Fauteur sur le geu de fondement des étjmologies qui font dériver les noms des Sabws et des Caspendi de ceux d un prétendu Sahus et des Perses Caspiri^ dont il étoit la chef. Mais je peqse aussi qu'il ne faut pas rejeter une tradition tout entière, parce quen ,trayersant le long cours des âges elle se sera chargée de quelques circonstances invraisemblables ou même fabuleuses. Que la nation^ des Sabins fût ancienne et originaire dltalie , c*est ce ' que dit efïectivement Strabon , et il xi'f a aucun motif de rejeter son témoignage. Mais s*en suit-il de 1^ qu'aucune colonie étrangère n*ait pu venir, à une époque plus récente, s'établir chez ce peuple? Non, sans doute; et les témoignages des auteurs, qui parlent de cette colonie, sont tout aussi dignes de notre confiance. Au reste , ce ne sont pas les seuls auteurs cités ici par M. M icali, quoique assurément très-graves, qui attestent l'existonce de cette colonie ; Justin (lib. XX, ci), Cicéron ( pro Ligqf. 11), et le scholiaste de Juvénal {adSat. XIII) en parlent également comme d'une chose avérée. Bien plus, cette tradition étoit confirmée par des usages lacédémoniens introduits à Rome par Numa. ( Plutarch. in Num. c. I j in RomuL c. XV ) ; sorte de preuve qui supplée quelquefois au silence même de l'histoire. Cicéron assure que de son

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temps encore il restoil parmi les Sabîns beaucoup de Uztes des mœurs et des institutioDS lacédémoniennes. Plusieurs familles illustres de Rome, la fionille A^oleria ( Sil. Iulic. , lib. II, y. 8) , et la £aimille Claudia ( id. lib. XV, y. 546 ) , qui étoient yenaes à Rome du pays des Sabins, attribueteni leur origine à des Sparliaies \ etc est cette prétention ipiifit que, dans la suite, les Lacédémoniens se mirent sous la clientèle de la maiflon Claudia ( Sueton. ù» Tiber. c VI). Voilà, sans doute ; des raisons de croire que la tradition d'une coloni^gcacque , dans b Sabine, n'est pas tout-i-£iit dueà As/KMTs vanité et à la manie des itymohgies grecqnes* R,-R.

Fllif DU TOME PREMlSa.

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