‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 142 sur 283 · IT. I · texte numérisé non relu

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pour chacune de ces agrégations des limites naturelles qui , soigaeuseoieoi défendues., resserroient dans un espace étroit le grand intérêt de la patrie, et nssuroient à la fois l'indépendance commune. Toute réunion d'hommes, dont le nombre est borné , est essenliellement animée du désir de conserver la liberté et Tégalité. A une époque où la société ne s'étendoit pas audelà de certaines dimensions, et où tous ses membres, réunis dans une seule cité ou dans un seul territoire, pou voient aisément se réunir et délibérer en commun, il étoit naturel que Ton se gouvernât d'après les maximes républicaines par lesquelles la majorité du peuple , en s'appropriant la puissance législative, conserve la portion la plus importante du gouvernement. Quoique les écrivains, dominés par l'esprit de leur siècle , ne parlent ordinairement des rois qu'en termes pompeux et magnifiques , il est démontré que ce titre , loin de supposer un pouvoir absolu, ne faisoit que désigner un magistrat principal, un chef dont l'autorité n'étoit peut* être pas plus étendue que celle dont jouissent encore actuellement les chefs de tribus dans l'Amérique septentrionale (i). La nécessité de

(i) Jefferson , Observations sur la F'irg^inie, p. i56i58. s

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