CHAPITRE XXY* l
Stables iûventeurs de plusieurs pratiques militaires que nous admirons dans la discipline si yantée des Romains. Us avoient deux espèces d'infanterie y une légère et une pesamment armée. Une épée courte, suspendue par un baudrier au c6té gauche, (i) , étoit Farrae ordinaire de cette dernière ^ elle y joignoit le formidable jayelot et d autres traits ferrés par le bout {%) , qui étoient lancés avec une vitesse incroyable^ avant que Ton fit usage de Tépée. Ces armes meurtrières étoient l'armure favorite des Volsques (3), des Sabins (4) et des Samnites (5); >.■ — » •
voit d'un mot qui signifioit etercice : exercitus ab exercitando, Varr. L. L.W^ i6 ; Cicer. T^iwc. lî, i6. (i) Voy. les Monuments, PI. XXXI,XXXII,XXXiII.
(a) Pila manu , sœvostfue gerunt in bella Mortes ; St eereei pugnamt mncroMe, ^fermqae sabeih*
Virg. VIT , 664<-^5. Relativement à la différence que présentent ces mots pila , dolùne et veru sabello , on peut voir le commentaire de la Orda , et celui de Heyne.
(3) J^olscosque verutos, Virg. Gcorg, II, i68.
(4) Curis est Sabina hasia , Festus. Ovid, Fast, IV, 477 ; Macrob. Sat, 1,9; Serv. 1 , 296.
(5) Samnites ab hasiis appellali suni, quas Grœci mifitt appeilant ; has enim ferre assueti erant. Festus , in Samnites. Quoique cette étjmolôgie ait l'air d'une subtilité grecque , Cicéron, au sujet de je ne sais quelle comparaison de rbétorique , dit que les Samnites , avant d'en venir aax xaaine, pour montrer plus d'assurance,