CHAPITRE XXV. \ l^J
des bordures de couleur , des emblèmes , et des ornements d'un métal précieux (i). L'infanterie légère consistoit en d agiles archers qui se servoientdela fronde, de l'arbalète, de dards, et qui, combattanthorsdesrangSfétoientordinaireraent employés à engager la mêlée par leurs inquié-» tantes et mortelles attaques (a). Ainsi les Mar«ses, renommés pour leur extrême vitesse (3), les Vestius et les Pélignes , non moins habiles dans cet exercice, avoient su se rendre redoutables par la manière dont ils daîrdoient leurs
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boQcUers âe grande dimenfiîon ( Festus, in Albtsia scuta, ) Les Brutiejaa employoiefit la parma, ou petit bouclier rond , que Ton voit représenté sur leurs monnoîes (Festus, in Bruttianof parrnce), Ijes boucliers des Lucaniens étoient d'osier, recouverts de cuir^ les Toscans les portoient en cuivre, et de forme ronde; mais on voit aussi sur les monuments des boucliers ovales , carrés , et \skpeUa, en forme de croissant.
(i) Et pied scuta Labici, Virg. VIT, 796; Serv. ad h. l. Liv. IX, 40* l^s emblèmes dont l'invention est née du langage expressif des signes, appartiennent à tous les temps.
(>) qveis Sela , sagitUf ^
Cory tique levés humeris, et lethifer arcus,
C'ett ainsi qme Virgile (X, 168) décrit r^armure desarcli^ers toscans.
(3) Mm^ d-^À ^¥?^. Vionj%.Perieg. 376 j EusUUi» ad h. loc.
X^g PREMIÈRE PàRTIE.
traits (i). Céloi't avec une égale dextérité que combattoient les bandes valeureuses des Herniques , tantôt lançant des balles de plomb , tantôt balançant à la fois deux javelines (a). L'usage y au premier coup-d'œil, singulier, d'avoir dans les batailles le pied gauche nu, et le pied droit couvert d'une chaussure (3) , provenait , à ce qu'il nous semble , de la manière de lancer , en présentant le côté droit et en dérobant le gauche (4). Aussi les Samnîtes qui,
(i) Enn. Fragm, pag. i5o ; Sisenna ap, Macrob. Sat, VI, 4jHorat. lï, O//. XX, 17 ;Silius, Vlll, 5!i3^24-
(a) pars meucima fondes
Liventis plumbi spargit : pars spicula gestat
Bina manu*
ViEG. VII, 686-688 ; Add. Diokts. Vni, 65.
(3) *vestigia nuda sinistri
Insùtuere pedis : crudus tegit altéra pero.
Virg. j^n, 689-690. Le pero étoit une espèce de chaussure rustique , qui eaveloppoit une partie de la jambe en manière de bottine. Voy. Pitisc. Lexic, antiq. Rom.
(4) Celte conjecture est fortement appuyée par Servins, \1I, 689. Hygin. ( ap. Macrob. SaL V, 18) soutenoit ineptement que les Herniques étoient issus des Etoliens de race pélasgique , parce que ces peuples usoient d'une pareille chaussure , comme porte Tépitliète ^«f^stffiiriàiç. Nous apprenons de Thucydide (lïl, 22 ) que les soldats armés à la légère avoient coutumede se chausser ainsi pour avoir le pied plus, ferme dans les terrains boueux. — En quoi est-ce une ineptie de soutenir que