‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 234 sur 283 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

Sjrsteme (ï enseignement secret ; Philosophie des Étrusques; Études et Littérature^

Chez tous les peuples les sciences naissent et se perfectionnent plus lentement que les arts; rhomme trouve toujours plus de difficultés à étudier la nature qu a la représenter ou à lem* bellir par des images sensibles. L'honneur national se glorifie d'avouer que ce sont les Étrusques qui ont eu le mérite d'ouvrir aux Italiens la carrière des connoissances intellect tueUes, et d'avoir établi parmi eux les vrais principes de la sagesse. Le génie vigoureux et pénétrant de ce peuple semble l'avoir rendu non moins propre aux méditations ardues et profondes^ qu'aux ouvrages d'imagination et de sentiment (i). C'est ainsi que l'Étrurie , ce pays

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(i) « La nazione toscan^ non sente ne le umide eya- « porazioni del Po, ne le fervide ezalazioni del Vesuvio y te onde fra la pallida gravita oltrepadana, ed il focoso « entusiasmo Napolltano , gode di un a tempera ta com- <t posizione di spirito e di talento , che ad ogni cosa la « rende atta e capace. » Carli ^ Saggio polit, ed Econ, sulla Toscana,

a 3a PREMIÈRE PARTIE.

distingué parmi tous ceux de Tltalie, avoit invente les arts utiles dont elle faisoit une si sage application à la culture des âmes , aussibien qu'à celle des corps. Si l'insouciance de la superbe Rome, et l'introduction d'une langue nouvelle , ont anéanti pour jamais les livres où étoit déposé le savoir antique des Etrusques , qu'il nous soit permis du moins d'affirmer, avee un noble orgueil, que les vainqueurs eux-mêmes furent long-temps subjugués parles institutions du peuple qu'ils avoient soumis. Après que cette république se fut avidement enricbie des lois, des usages et des coutumes des Toscans éclairés; il n'est pas douteux que la jeunesse romaine, désireuse d'une noble éducation , ne puisât encore au cinquième siècle son instruction dans les lettres étrusques, comme depuis elle s'adonna k Tétude de la littérature grecque (i). Mais comme les connoissances des Toscans , qui em* brassoient réellement toute la science de cet âge , leur avoient depuis long-temps attiré une grande et durable considération dans le monde entier; aussi Diodore a-t-il rendu le plus honorable témoignage dé l'estime universelle que

( I ) Liv. IX y 36 : Habeo auc tores, vulgo tum Ronumot pueros , ^icut nunc grwcis , ita ctruscis liUeris erudiri solitos.

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