CHAPITRE VI
Révolutions des Sicules: leur établissement dans la Sicile. Guerres et décadence des Ombriens.
Parmi les antiques révolutions des peuples dont il est parlé dans l'histoire , on n'en trouve point qui remonte à une époque plus reculée que celles des Sicules. Denys (i) , dans le lan* gage ordinaire des Grecs ^ appelle les Sicules une nation barbare et indigène du Latium ; ce qui exclut évidemment toute extraction étrangère ('Jt). Leur territoire n'étoit pas borné aux seuls environs du Tibre, il s'étendoit sur plusieurs autres points de l'Italie. Les parties centrales de l'Apennin , où , depuis , Phalène et Fescennie devinrent des villes toscanes , furent une portion de leur empire (3) , dont il existoit d'autres vestiges remarquables dans l'anti-
(l) L. 1 , 9 ; II , I : ^mfCufêi Xi»iA«/y Ufêç mirtyîfiç, (a) Varron ( L. £». IV, i o ) confirme cette preuve de l'origine des Sicules : ut annales nostri veteres dicunU Pline ( ni , 5 ) , SoHn (c. 8 ) , et Servius {odAEneid. XI , 3i7 ) , font mention de leur empire.
(3) Dionjs* 1 1 ai.