N« XVIII
Notre auteur déclare ici qu'i/ a dejortes raiscms de croire qu^une semblabU construction (celle qu'on appelle cyclof^éenne } appartiefiê a un temps moins recuU* Il est bien fâcheux qu'il n'ait pas jugé à pFopos d^
(1) Mirumque mihi videlur, qiturm statuantm origo velus in Jtaliâ sit, Ugmeet potike ^aifictilia deorum simulacra in.deiuirisdÀçatausque ad devicUtm Asiam^
nous mettre, au moins par quelques mots, dans b confidence de ces raisons. D*un autre côté, le retard que M. Petit-Radel a apporté jusqu'ici à la publication de ses recherches sur les monuments cyclopéens, ne nous permet pas d'assurer , si c'est à tort ou à raison que les constructions en pierres polygones irré' gnlières sont ainsi ^qualifiées. Il convient peutFètre de suspendre soi» jugement jusqu'à Tentière production des pièces du procès ; et nous avouons que , jusqu'ici, nous ne voyons guère , dans «oute cette discussion , que des allégations plus ou moins vagues , des témoignages dQ voyageurs passablement suspects de cotti' plaisance, et des dessins faits pour la plupart avec .une précipitation et une incorrection qui les rendent encore moins dignes de confiance. En second lieu, il nous semble que les preuves de cette construction , dite cyclopéenne, à force de se multiplier, ont perdu de leur valeur, et qu'après avoir retrouvé partout, comme on Va fait dans ces derniers temps, des murailles de cette espèce , on pourroit bien £nir par ne plus retrouver nulle part le peuple qui les a bâties. Quoi qu*il en soit, nous déclarons de nouveau que nous n'entendons préjuger en rien la décision de cette question , qui, au surplus, ne nous paroit pas aussi importante ni aussi féconde en résultats historiques, qu'on l'avoit cru d'abord. Les témoignages des émigrations pélasgiques , tels qu'ils nous ont été conservés par les auteurs grecs et romains , ont bien assez de force et de poids par eux-mêmes , pour se passer des foibles secours de quelques pans de murs, plus on
moins anciens; et ce n*est pas dans ces constructions, de quelque âge qu elles soient , et à quelque peuple qu'elles appartiennent, que l'histoire de la Grèce antique doit chercher ses preuves, pas plus que rhistoire de Tart ne doit y chercher ses monuments.