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Il est clair, d'après ce passage de notre aatenr, que, selon lui , toutes les urnes éurusques de Volterre, non moins que celles de Todi, Perugia, Chiusi et Tarquinie, doivent, en raison de la conformité de leur style , quoique plus ou moins perfectionné , être regardées comme des ouvrages postérieurs à la prise de Sjrracuse, époque où Tltalie entière fut soumise aux Romains, et à laquelle , suivant le ûtre de cet ouvrage , dut se terminer toute ThistoirC de ses arts et de ses mœurs nationales. Car, bien que les Etrusques et d*autres peuples d'Italie, ligués ensemble, aient tenté, surtout à Tépoque de la guerre sociale, de secouer le }0ug de la domination romaine, et de reconquérir Fantique forme de leur gouvernement et la liberté qu'ils avoient perdue, ils ne purent revenir sur les pas qu'ils avoient faits vers une civilisation meilleure , au moyen des arts et des connoissances étrangères que les Romains vainqueurs avoient répandus par toute lltalie. Donc, tout ce qui offre un caractère national, en fait de sciences, d'arts, de mœurs et de langue chez les anciens Italiens , doit se trouver dans tout le cours de la période qui s'étend, depuis Forigine de ces peuples, jusqu'à la prise de Syracuse; c'est une conséquence sur laquelle revient souvent notre auteiur, dans plusieurs endroits de
son ouvrage. Ainsi, nous apprendrons de lui (t. IV, p. 247 } que des idées de luxe et de nouvelles mœurs pénétrèrent partout à la suite des conquérants romains; et ( tom. lY, p. u56)que ce fut de la Grande- Grèce et de ritalie que partirent les premiers rayons de la littérature nouvelle, qui accomplit en Italie l'entière révolution de Tesprit bumam ; et entin (t. IV, p. 261 ) que, par suite des mêmes événements, Tinfluence de la littérature et de la philosophie grecques se répandit sur toute Tltalie. Il résulte évidemment, de tous ces passages rappi*ochés et combinés, que répoque de rétablissement de la domination romaine en Italie est regardée, par notre auteur, comme celle où de nouvei/es mœurs y des idées inconnues de luxe^ une révolution compTete dans la littérature et la philosopide , marquèrent , pour le peuple de cette contrée, une existence toute différente et une ère nouvelle de civilisation; et ce ne peut être la guerre sociale^ même avec un succès heureux , qui détruisit des effets si graves , si nombreux , déjà si fortement et si généralement enracinés dans les habitudes des peuples. La même cause et la même époque que notre auteur vient d'assigner ici au changement total des mœurs en Italie , il les assigne également à la révolution des beaux-arts; etTopinion que les productions des artistes grecs et les fictions des poètes grecs, ne furent connues, étudiées et imitées en Italie, que postérieurement à la prise de Syracuse, est exprimée, par M. Micali , en divers passages que le lecteur a déjà vus passer sous ses yeux (tom. II , p. 80 et 1 76 ) , et
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dans des temeB qui ne laissent aoeun iloate à «et égard. La pensée de notre auteur, telle qn*eUe ae trouve ÎDoofftestablemefit comprise dans tous ces passibles isolés y est donc que, vers un même temps, de mupeiies mœurs, de now^tks idées de luxe, de nouveaux arts , une littérature nouvelle y une philosophie et enfin une rojthol(^e nouvelles^ achevèrent en Italie l'entière révolution de l'esprit humain, et qu'il ne restoit par conséquent plus rien à renouveler chez une nation qui avoit ainsi abandonné ses habitude prepres et nationales , pour en adopter de différentes et d'étrangères. De tou s ces fàits^ ^ne âiut-il conclure ? que tout monument , tout usage , toute doctrine des Toscans, postérieure à ta conquête de la Grèce et de la Sicile, doit nous éclairer sur les mœurs étrangères qu'ils s'étoient formées, et non sur les usages, sur les doctrines et sur les arts antiques et nationaux de ritalie. Le gouvernement seul esaaya, depuis ceitie époque , de reprendre ses anciennes formes, et cette tentative , favorisée par la guerre socùife , tut encore infmctuetrse. Mais tes arts étrusques, l'antique mythologie, la vieille philosophie des Toscans ne s'arrêtèrent pas un seul instant dans la chute rapide qu.'avtoit Occasionnée un nouvel ordre de choses. Les urnes cinéraires de Volterre, de Perugia, de Chiusi, de Todi, de Tarquinia, rapportées par notre auteur aux temps qui suivirent la prise de Sjracuse, ne sauroient donc être alléguées en preuve des arts et des usages anlériecnrs à cette époque, puisqu'elles forent produites dans un système de civilisation tout difie-
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rem, et les applications qu'en fera notre auteur, iloÎTent être par conséquent jugées sur ce principe.