‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 30 sur 283 · CHAPITRE TI · texte numérisé non relu

CHAPITRE TI

voit avoir été à peu près la même chez Tun et cliez lautre. Leur amitié étoit encore resserrée par les liens indissolubles de la religion ^ comme on le voit par. les tables eugubines (i), qui nous apprennent que les Toscans (a) participoient aux sacrifices des Ombriens , et que les mêmes rites et les mêmes temples étoient communs aux deux nations. On voit, en outre, que l'usage des Toscans, d entoure]^ leurs villes de murailles, avoit, en plusieurs endroits, été adopté parles Ombriens (3) , qui non-seulement empruntèrent

(i) Ainsi nommées de la ville de Gubbie.

, (2) Malgré rpbscurité de ce monument 9 on peut affirmer aujourd'hui qu'il n'a pour objet que des rites sacrés. Parmi les noms des peuples participant aux sacrifices des Ombriens, on lit distincfement celui des Tarsinates toscans, WV;/2<IY1^ : 3>flmSfl+ Tarsinaie Turscum.yoy. la pi. IV, etla II lat. , ap, Dempst. Tora. I(fl). (3 ) On peut mettre au nombre de ces villes Todi : on voit encore quelques vestiges de ses anciennes murailles. Voy. PI. XlL Les médailles, les urnes figurées, les l>Tonzes qu'on a trouvés en abondance dans les fouilles du territoire .ombrien , nous indiquent une même école de dessin et nne grande conformité d'usages entre les deux peuples. Les amateurs de la belle antiquité nous sauront gré de publier le dessin d'un édifice romain

(«) Ponrqooi Taotear ne cite-t*il pas ici Touvrage an P. Lansi, qai le premier a démontré ceUe opinion ( 1 , 384^ et II, 767 } ? Je aopplée k son «ilence, R.-R

8a PREMIÈRE PARTIE.

leurs arts et leurs coutumes , mais les imitèrent encore dans leurs voluptés (i). Possesseurs d'un pays célèbre par sa fécondité (a), les Ombriens se laissèrent facilement surmonter par lamoUesse^ et en vinrent bientôt au point de disputer avec leurs voisins à qui Temporteroit dans les vices de l'intempérance (3). Pline (4) a nom mé quarantesix ville? ou peuples qui, outre douze autres dès-lors entièrement éteints, subsistoient, de son temps, dans VOmbrie. Gubbie et Nocera, situées au pied de T Apennin, la raartide Tuderte (5) ,

i^pelé commuoëment temple de Mars , situé dans la villedeTodi. Voy.Pl.XlII.

(i) Theopomp. ap. Athen» XII, 6; Scjmn. CkiuS| 366, sq.

(2) Theopomp. lèiW. ; Strab. V, p. iSj ; Auct. de Mi' rahilibus , p. 1 158. Etienne de Bycance ( de Vrb. ) , sur la foi d'Aristote , qu'il croyoit auteur de ce traité , loue particulièrement la fertilité de l'Ombrie , et la fécondité de ses femmes et de ses animaux. Properce, L. I , ajoute à la fin : Me genuit terris fertilis uberibus,

(3) Aut porcus Vmber , aui obesus Etruscus. Catull. II, 4<^, cum comm. Vulpii.

(4) Liv. m, 14.

(5) Et pradivicolam celso de colle Tudertem. Sil. TV, 222. ivcf»«f «-«Xif , Strab. V, p. i57, conformément à la correction de M. Laporte du Theil , dans les notes dt sa traduction de Strabon ^ T. II , p. 1 78 , not. 4*

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