‹ L'Italie confortable manuel du touristeChapitre 105 sur 125 · NICE · texte numérisé non relu

NICE

Ces prix de la saison d'hiver ne s'augm(întent que d'un tiers ou d'un quart , si on réside toute l'année. Le linge, l'argenterie, la vaisselle, la batterie de cuisine font partie du loyer. Si par une arrivée trop tardive, ou des habitudes particulières , il manquait certains objets, on peut les emprunter à des prix raisonnables chez MM. Nolfi, Musse et Audiffret, quincailliers bien assortis.

if est un avis douloureux à donner , mais nécessaire. Un ancien usage veut qu'à Nice on renouvelle le mobilier de l'appartement où meurt un malade , surtout si l'on présume? qu'il était poitrinaire ou que le mal était contagieux. Le propriétaire vient alors poursuivre de son inventaire la famille désolée et pressée de fuir des murs devenus odieux. Il est donc prudent d'insérer dans le bail la triste clause qui fixe le montant de l'indemnité. On pourrait même exiger que les effets prétendus infectés fussent donnés aux pauvres malades de l'hôpital Saint-Roch.

Voitures. — Elles sont chères, parce que Nice manque de fourrages ; ce qui fait, avec le site montagneux , que depuis quelques années elle ne reçoit plus en garnison de régiment de

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cavalerie. Il en coûte 12 fr. pour aller au bal et revenir, car on danse encore dans cette ville de malades.

Un cheval de selle se paye 5 fr. pour deux heures ; aussi les ânes ont-ils de la vogue , et il y a des parties de trente à quarante chevaucheurs.

Deux diligences partent chaque jour pour Gênes , Turin et la France.

Restaurateurs. — Bonne table d'hôte, la meilleure de Nice , à I'Hôtel des Étrangers ; autre table, à la Pension Piémontaise, à 2 fr. par tête.

Cafés. — Grand Café Royal, au Cours, Un salon particulier est réservé aux dames, qui peuvent y rester à causer sans être obligées de consommer. — Café du Commerce.

La tasse de café ne coûte que â sous ; les glaces. II.

Tlicdtre. — On joue, sur le beau théâtre récemment construit, l'opéra italien et parfois l'opéra français , la comédie ou le vaudeville.

Libraire. — Suchet fds.

Cercle pliilliarmonique. — Malgré son titre musical et les concerts qu'il donne quelquefois,

ce cercle est un véritable cabinet de lecture

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qui reçoit les principaux journaux et revues de France , d'Angleterre et d'Italie , et qui a une assez bonne bibliothèque de nouveautés. Situé commodément au centre de la ville, en plein midi , avec plusieurs salons et un joli jardin, le cercle philharmonique est un des titres de M. le comte de Cessoles à la reconnaissance des étrangers.

Lithographie. — L'Album historique de M. le Cav. Barberi , lithographie à Paris , très complet , retrace à la fois les vues , l'histoire et les principaux produits de Nice. Il conservera aux étrangers un souvenir agréable et fidèle de leur séjour.

Bijoutiers. — Honoré Gastel, unique pour les coquillages montés sur argent, qui forment de jolies parures de femme et imitent l'améthiste. — Claude Gimelle. — Casal.

Ebéniste -Tabletier. — Gimelle, très habile ébéniste , exécute de charmants ouvrages en marquettcrie , avec les nombreux bois du pays, tels que l'olivier, le jujubier, le caroubier, le figuier, le citronnier et l'oranger, depuis les grands meubles jusqu'à de petits coffres, des cannes, des portefeuilles et des corbeilles.

Magasins de Nourcautcs. — Place Saint-Dominique : ils sont très assortis d'étoffes anglaises et françaises, qui, entrées exemiites de droits, sont moins chères que dans les pays où elles se fabriquent.

Chapeaux de paille. — Ces chapeaux (cappellini ) pittoresques , mais un peu massifs , garantissent très bien du soleil , et ne reviennent guère qu'à une douzaine de francs tout garnis.

Parfumeurs. — Marc. — Bermondi. — Rey.

La parfumerie de Nice jouit d'une juste célébrité. Une partie des jardins est plantée de bergamottes dont l'essence agréable sert à ses produits.

Pâtissiers. — Salvator Maras. — Auguste Leautaud.

Marcliaiid de Comestibles. — Samuel Ber- LAND1NA. le Chevet de Nice.

Eiivii'Oiis.

Les environs de Nice font de cette ville le séjour d'hiver peut-être le plus attrayant de l'Italie , sans parler de l'avantage assez, rare en ce pays de recevoir chaque matin les lettres et les journaux.

280 CIMlEFx. SAINT-ANDRli.

ci:niER.

Une des plus agréables promenades est eelle de la eolline de Cimier, emplacement de la ville romaine ÇCemenalium^j dont il reste un amphithéâtre et quelques autres ruines. Sur la route se trouve le château de M. le général comte de Venanson , ancien gouverneur de Gênes, hôte courtois de cette belle demeure, d'une conversation intéressante par ses voyages en Europe et son séjour en Russie. Du couvent, au sommet, la vue est superbe ; vis-à-vis sur la place, deux chênes verts sont d'une prodigieuse vigueur.

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