V. les Voyages, liv. VIII, chap
M(iri/i(uu/('s (le M(H/es. — M."'" Balestiu. —
CrOFFI. CoRELLI.
On ne peut se dissimuler que Bologne, jadis eélèbre par ses fabriques de î;a/e et de erépe, n'ait aujourd'hui ])erdu une ])artie de sa supéliorité dans ect artiele.
C/iirns. — L'amateur de eliiens regrettera de ne plus trouver traee à Bologne de ces chiens, renommés dans le moyen-âge , qui étaient dans les armes de la ville , et auxquels il est fait allusion dans l'orgueilleuse épitaphe (hi roi Ensius. fds de l'empereur Frédéric II, mort captif des Bolonais :
Sic cane non magno scepe tenetur aper.
Ces chiens étaient de l'espèce des carlins qui jiortent encore dans le pays le nom de holognini. Ils ont disparu comme ceux de la race antique de Malte, qui remontait àYarron, et qui déjà manquait en 1777, lors du voyage du comte de Borch.
Bains ele la Porretta.
Une bonne route conduit aux eaux thermales et minérales de la Vorrclta^ «pioique cachées dans un des ])]is rocheux de l'Apen-
nin. Le site, abrité, jouit d'un air tempéré et doux nialp'é son élévation; et l'illustre Vacca disait qu'il n'y avait point en Europe de lieu plus favorisé par la nature. Les nombreux malades que ces eaux toujours justement célèbres attirent, sont bien logés, et s'y guérissent des maladies cutanées , glanduleuses, angineuses, intestinales, de la syphilis et des gastrites.
Une partie des bains est brillamment éclairée par le gaz extrait des eaux ; et c'est le cordonnier Spiga qui a le premier imaginé et commencé cet éclairage naturel , ainsi que le constate l'inscription qui doit éterniser le nom du chimiste-artisan.