V. les Voyages, liv. XllLchap. l'i
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chose de ranciennc manière jésuitique et espagnole, et que le earaque, trop brûlé, cliavbonne un peu au fond de la tasse.
Magasin de Modes françaises et de ]\onveauli's. — M.'"" Gardon. Sa sœur , habile couturière en vogue.
Tabacs. — Le meilleur tabac et les plus fins cigarres, se trouvent à la boutique d'exception (spaccio di eccezione)^ place Saint-Ferdinand.
Bains. — J^ico belle donne^ largo del Castello.
Clievaiix.. — Les armes de la ville de Naples sont un cheval sans frein , que l'on croit avoir été consacré à Neptune, ou à Castor et Pollux , les premiers dompteurs de coursiers, qui étaient adorés à Naples , ainsi que l'attestent les colonnes du temple et les colosses mutilés des deux héros placés à la façade de l'église Saint-Paul. La petite pièce de monnaie ((lualtrino) fut long-temps appelée cavallo, de l'empreinte qu'elle portait. L'emblème de liberté de Naples contraste singulièrement avec les nombreuses dominations étrangères qui ont pesé sur ce pays , tour à tour grec, arabe, normand, espagnol, autrichien, français. Lin vice-roi que cet emblème inquiétait, mil un
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frein au coursier qui le garda peu , et la tentative ne s'est pas renouvelée.
Le cheval napolitain est celui qui se rapproche le plus du cheval antique, tel que l'a décrit Varron, et que le représentent les monuments. Selon Paul-Louis Courier :
« Le cheval tant admiré et tant critiqué de Marc-Aurèle au Capitule est Bucéphale , espèce la plus estimée des anciens, et dont le nom n'est point particulier, comme on le croit, au cheval d'Alexandre; quant aux proportions de son corps, c'est un cheval napolitain entier, qu'on n'eût jamais dû comparer aax chevaux hongres du Nord.... L'encolure a paru trop forte aux Français et aux Allemands ; mais les Espagnols et les Italiens , chez qui les chevaux sont tous entiers , en ont jugé dilléremment. 11 a, en cela et en tout, le caractère des belles races de la Calabre et de la Fouille '. »
L'érudite remarque de l'ancien chef d'escadron au premier régiment d'artillerie à cheval, m'a été confirmée par M. de Lamartine, non moins digne émule d'Alfieri et de Byron, en équitation qu'en poésie.
Les deux chevaux si vrais, si légers, des statues de Nonius père et fds, de la famille Balbus, au Musée de Naples^ offrent encore avec
• Note de la traduction de VÉquitation de Xénophon , tome TV, page 2/il, des Œuvres de Courier.
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une égale évidence le caractère actuel du cheval napolitain.
J'ai parcouru récemment la Calabre et la Touille : rcncolure noble, poétique, l'élan, la vivacité des chevaux , surtout des chevaux de selle, m'ont frappé. Leurs qualités natives doiv(Mît encore se développer par l'éducation ; des haras avaient été établis aux chefs-lieux de chaque province , et les montes se faisaient par des chevaux anglais de pur-sang ou de demi-sang, issus de quelques-uns des vainqueurs de Newmarket , de Chelmsford, de Guilford, envoyés de Naples. M. Lotti, intendant de Foggia, administrateur actif et éclairé, dont je n'ai point oublié l'aimable hospitalité, avait obtenu des résultats satisfaisants. Les montes de la Capitanate , province de la Fouille la plus importante pour le commerce des chevaux, n'avaient été en 1835 que de trente-cinq par cinq étalons; elles s'étaient élevées en 1838, à cent quatre-vingt-sept par dix, et en 1839, à deux cent vingt par neuf. Un intelligent propriétaire , qui est encore un poète supérieur et un écrivain distingué, M. le marcpiis Joseph Rulfo, a publié de très judicieuses observations sur les haras de son pays.
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et j'ai jni admirer clans son domaine de Pouzzolos , les belles formes et le ieu d'un de ses élèves.
Le décret du 2 mai 1831 , ))rohibe l'introduction des chevaux étrang;ers. Mais les amateurs peuvent aujourd'hui se pourvoir parmi les indigènes , et à des prix qui ne sont point excessifs , sans parler du plaisir singulier pour l'imagination de monter la postérité régénérée de la race antique.
Un très joli cheval de selle revient à 2,000 fr. ; un cheval de carrosse à un peu moins. Les meilleures races , depuis l'extinction de la fameuse race calabraise de Scylla, sont celles du prince d'Angri, du baron Barac , qui se trouvent près de Salerne, et celle du baron Zezza en Fouille. A Naples , il faut s'adresser aux propriétaires afin d'échapper ta la perfide entremise des maquignons , ou se trouver au mois de mai à la foire de Foggia , ou en septembre à celle de Salerne , la première foire de chevaux du royaume.
Pendant près d'im siècle, (lci)uis l'avèncmcnt de Charles III cii 173/|. juscpi'à la inori
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du roi François I.", en 1830, \v royaume de Naplos semble la terre ]>romise des chasseurs. Ce divertissement, devenu passion, est la seule et légère tache de l'histoire du premier de ces princes. Laréputation qu'avaient les bec-figues de la colHne de Capodimonte, le jeta dans les coûteux travaux du palais resté si long-temps inachevé, et qui jusqu'à sa récente et riche réparation, avait l'air d'une vieille ruine. Portici dut son origine aux cailles qui passaient là deux fois l'an. Le frère de Charles, le populaire Ferdinand, n'était pas moins ardent chasseur. On raconte qu'à la mort de la reine, flottant à la fois entre ses regrets , les convenances du deuil et le besoin d'un plaisir qu'il ne pouvait interrompre , il déclara aux seigneurs de la cour que, dans une telle circonstance, on ne tirerait que sur de très petits oiseaux. Il revint du congrès de Leybacli avec deux ours énormes , présent de l'empereur de Russie , afin de régénérer la race peu féconde et amollie, cachée dans les bois des Abruzzes. Aujourd'hui la dépense de la vénerie est très réduite et presque supprimée. Des forêts réservées pour les chasses royales ont été livrées à l'agriculture ; la propriété est
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affranchie des charges que hii imposaient les nombreux réi^lements de ces chasses. Le prince n'a gardé que les parcs des domaines de la couronne, tels que Caserte , Capodimonte, Portici , Persano , le plus considérable . renommé pour la chasse du sanglier, et quelques autres. Ce système économique a entraîné la diminution du gibier. Cependant il en reste toujours aux environs de Naples , et il abonde sur quelques points. Les lacs d'Agnano et de Licola ont des canards et autres oiseaux aquatiques.
La chasse est restée belle sur les terres marécageuses de Capoue , dites Mazzoni di Capua^ au Mondragone, aux environs de Fondi, où se trouve un lac qui abonde en grosses anguilles et une forêt appartenant au jiriorat.
Environs.